Radiotunisiamed

    samedi 9 décembre 2017

    L’huile qui blanchit les dents – et donne l’haleine fraîche




    Les Indiens sont réputés pour avoir les dents blanches.
    L’astuce du charbon de bois, qu’ils frottent contre leurs dents et leurs gencives, est connue.
    Toutefois, il existe une autre pratique extrêmement ancienne de médecine traditionnelle indienne (Ayurveda) pour donner non seulement les dents blanches, mais aussi l’haleine fraîche et prévenir les caries.
    Cette pratique, ce sont les bains de bouche d’huile, et la mode se répand actuellement aux Etats-Unis comme une traînée de poudre (« oil pulling »).

    « C’est bon, c’est gluant, ça glisse entre les dents ! »

    « Oil pulling » veut dire « tirage d’huile ». Cela consiste à prendre une cuillère à soupe d’huile ou de graisse dans la bouche, et de la faire circuler entre vos dents pendant 15 à 20 minutes.
    Avec votre langue, vous « poussez », puis vous « tirez » l’huile en avant et en arrière de vos dents, d’où le nom « oil pulling ». À la fin, on crache, de préférence dans les toilettes pour éviter de boucher les canalisations du lavabo, puis on se brosse les dents normalement.
    À ma connaissance, il n’existe pas encore de traduction intelligente en français de « oil pulling ». Les jeux sont ouverts, donc. C’est le moment pour vous de marquer la postérité en inventant l’expression qui sera demain dans toutes les bouches. Envoyez-moi vos propositions, je ferai connaître les meilleures à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation !

    Comment marche le « oil pulling » ?

    Sur chacune de vos dents vivent 1000 à 100 000 bactéries – dans le cas où vous avez la bouche propre. Elles sont de milliers de catégories différentes, certaines étant bonnes pour la santé, d’autres non.
    Les bactéries créent un « biofilm » sur les dents, une fine couche qui adhère à la surface. C’est ce qu’on appelle la « plaque dentaire ».
    Il est normal d’avoir un peu de plaque, mais s’il y en a trop cela crée de multiples problèmes : mauvaise haleine, dents jaunes, inflammation de la gencive, caries.
    Lorsque vous passez de l’huile sur vos dents, les bactéries se font emporter et se « dissolvent » dedans. Vous enlevez donc de grandes quantités de bactéries.
    À force de passer entre vos dents, l’huile se mélange à la salive, devient blanche et mousseuse. N’hésitez pas à en cracher une partie si votre bouche est trop pleine.
    Vous pouvez faire ça le matin ou le soir avant de vous coucher.

    La meilleure huile

    Mieux vaut choisir une huile végétale. Traditionnellement, les Indiens se servent d’huile de sésame, qui a bon goût, mais l’huile de noix de coco vierge est peut-être meilleure encore. Personnellement, je préfère son goût parfumé. Mais l’huile d’olive et l’huile de tournesol peuvent aussi faire l’affaire.
    L’huile de noix de coco étant solide à température ambiante (jusqu’à 23°C), elle met quelques secondes à se liquéfier complètement dans la bouche. Elle a l’avantage d’être très riche en acide laurique, un triglycéride à chaîne moyenne (TCM) capable de détruire les virus, bactéries et levures [1] [2].
    Une cuillère à soupe suffit, mais cela dépend des personnes. Au début, l’impression est un peu bizarre, mais on s’y habitue. Essayez avec différents types d’huile ou graisse, selon vos préférences.

    Effets sur l’haleine

    Concernant l’haleine, la pratique du « oil pulling » est souvent efficace mais pas toujours. Elle l’est d’autant plus qu’on se nettoie aussi régulièrement les interstices entre les dents avec un fil dentaire (ou un jet d’eau) et que l’on se brosse la langue.
    Mais les problèmes de mauvaise haleine ne viennent pas toujours de la bouche. Lorsque vous mangez de l’ail par exemple, il faut savoir que l’allicine, le composé soufré qui donne l’odeur caractéristique, est digérée, passe dans le sang puis rejoint les alvéoles pulmonaires : l’odeur du souffle provient donc du fin fond des poumons à chaque respiration ! Le problème peut aussi venir de remontées acides de l’estomac.

    Bon pour le cœur et les artères

    Les personnes ayant beaucoup de mauvaises bactéries dans la bouche ont plus de risques d’artériosclérose, le durcissement des artères, en particulier dans le cou (artères carotides) [3]. Elles ont donc plus de risques cardiaques.
    Mais beaucoup d’autres problèmes de santé sont associés à une bouche malsaine et envahie de bactéries : cela crée un environnement inflammatoire dans l’organisme qui peut même favoriser certains cancers : cancer du sang, cancer des reins et cancer du pancréas [4].

    Meilleur que les bains de bouche chimiques

    Cette pratique est à comparer aux bains de bouche chimiques à la chlorhexidine, un agent antimicrobien à usage médical contre les problèmes de gingivite (inflammation de la gencive).
    Du point de vue des bienfaits contre la mauvaise haleine, la plaque dentaire, les maladies des gencives, et les bactéries provoquant les caries, les bains de bouche d’huile sont presque aussi efficaces que la chlorhexidine [5].
    Mais ils ont aussi moins d’effets indésirables ! Le problème de la chlorhexidine est d’abord qu’elle risque de tacher les dents. Mais surtout, une étude récente a montré que des bains de bouche chimiques trop fréquents augmentent le risque de cancer de la bouche et de la gorge [6], probablement parce qu’ils détruisent toutes les bactéries, y compris les bonnes.

    Ce que vous pouvez espérer en pratiquant le oil pulling

    Au bout de 10 jours seulement de cette pratique :
    • vous aurez une sensation de fraîcheur durable dans la bouche ;
    • vos dents paraîtront plus saines, plus blanches et plus brillantes ;
    • vos irritations, saignements, inflammations des gencives auront diminué ;
    • vous réduirez fortement le nombre de bactéries pathogènes dans votre bouche ;
    • vous diminuerez votre risque de caries.
    Attention, je rappelle que cette pratique ne remplace pas le brossage des dents. Elle ne remplace pas non plus le fil dentaire, ou le jet dentaire si vous en avez un (le jet dentaire permet de nettoyer les interstices entre les dents, là où ne passent pas les poils de la brosse).
    À votre santé !
    Jean-Marc Dupuis

    lundi 4 décembre 2017

    "Travaille ou dégage", la nouvelle campagne des Tunisiens


    Face à la recrudescence des grèves sauvages dans différents secteurs, des citoyens ont lancé sur les réseaux sociaux la campagne «Travaille ou dégage», afin d'attirer l'attention des parties concernées sur la gravité de la situation par laquelle passe le pays.
    Selon le site «Al Hassad» qui rapporte cette information, des experts économiques attirent, pour leur part, l'attention sur les risques économiques encourus par la Tunisie et sur le danger de ces grèves sans fin qui pèsent sur l'économie du pays.
    D'autre part, nombre de jeunes sans emploi ont exprimé leur prédisposition à travailler avec la moitié des salaires des grévistes.

    Bientôt les Journées du Maroc en Tunisie !





    Crédit photo : Ali Alaoui

    Par 

     L’ambassade du Maroc en Tunisie organise du 5 au 19 décembre des Journées du Maroc en Tunisie. Destinées à ancrer culture, dialogue et bon voisinage entre nos deux pays, ces journées se dérouleront à Tunis et Monastir.
    L’ouverture de l’événement aura lieu le 5 décembre à l’Acropolium de Carthage avec un récital de l’Ensemble Rencontre et Paix intitulé « Horizons andalous ».
    Dirigé par le grand artiste marocain Ali Alaoui, ce récital sera une occasion de découvrir l’héritage musical commun entre la Tunisie et le Maroc.
    Ces journées se poursuivront avec plusieurs rencontres intellectuelles dont un hommage à la féministe Fatima Mernissi. le programme comprendra également un volet cinématographique avec un gros plan sur le court-métrage marocain qui aura lieu à Monastir ainsi que des découvertes culinaires et gastronomiques.

    dimanche 3 décembre 2017

    La drogue du violeur fait son apparition en Tunisie


    Certains viols sont commis avec le « consentement » de la victime : le GHB est une drogue qui, lorsqu’elle est administrée à une personne lui efface tout souvenir. Une aubaine pour les violeurs. En Tunisie, certains cas de viols à l’aide du GHB ont été enregistrés. Le criminologue Kais Ben Halima nous dresse un état des lieux !
    Le GHB ou acide gamma hydro butyrique est un produit stupéfiant initialement utilisé en anesthésie générale. Des études ayant montré qu’il augmente le taux d’hormone de croissance. Il a fait son apparition dans les salles de musculation, les utilisateurs espérant se muscler plus facilement avec.
    Mais l’utilisation du GHB été détournée. Aujourd’hui ce produit est devenu une drogue : la drogue du violeur. Elle est utilisée pour favoriser des relations sexuelles forcées. Il ne s’agit pas d’un viol au sens classique du terme car la victime sous l’emprise de cette drogue devient docile et l’agression sexuelle se déroule sans violence. L’acte reste cependant un viol parce que le consentement de la victime a été soutiré à travers des moyens fallacieux. La victime se voit dépossédée de sa faculté de choisir après avoir ingurgité du GHB à son insu.
    Souvenirs effacés 
    Kais Ben Halima, spécialiste de la question nous éclaire un peu plus sur ce phénomène qui touche aussi la Tunisie. Selon le docteur Abderrazek Hedhili, chef du service de toxicologie au Centre d’Assistance Médicale Urgente (CAMU) ,une victime à qui on a fait boire cette drogue, se réveille le lendemain sans aucun souvenir, ne se rappelant même pas avoir eu des rapports sexuels à moins de retrouver des traces flagrantes.
    Sans ces traces, la victime est dans l’incapacité de se rendre compte qu’elle a eu une relation sexuelle. Le docteur Mouldi Amamou, consultant de la clinique de droit pénal rapporte le cas d’une jeune fille qui n’a pris conscience de son viol que le jour où elle a découvert qu’elle était tombée enceinte. Elle était ébranlée car elle n’avait jamais eu de relations sexuelles et se croyait même toujours vierge, confie Ben Halima.
    Ce n’est qu’après une enquête judiciaire qu’elle a découvert avoir été la victime d’un violeur au GHB, indique Kais Ben Halima. Les enquêteurs sont remontés jusqu’à la soirée où on lui a administré la drogue et ce n’est qu’après des recoupements qu’ils sont parvenus à identifier le violeur. L’enquête aura duré presque trois ans d’où la difficulté de démasquer ou identifier les éventuels prédateurs sexuels.
    Anxiolytique et supplément alimentaire !
    Le GHB fut découvert en 1961 par le professeur Laborit qui l’a synthétisé en 1968. Dans les années 1970, le GHB a été utilisé comme anxiolytique et pour aider les alcooliques à ne pas ressentir l’envie de boire. Dans les années 1980, on le retrouve en vente libre partout comme supplément alimentaire. Dans le milieu des années 1990, la prescription du GHB est sévèrement réglementée.
    Il est interdit aux Etats-Unis en novembre 1990. En avril 1998, il est interdit au Canada suite à un viol attribuable à l’utilisation du GHB pour soumettre la victime. A partir de 2002, la consommation de GHB se multiplie dans les rave-party. Pour ce qui est de la Tunisie, on ignore quand cette drogue a fait son apparition. Il y a déjà eu le cas de ce violeur en série dont nous a parlé le docteur Amamou. Et à ma connaissance il y a eu deux autres cas mais dont la véracité n’a pas été confirmée par les services toxicologiques compétents. Mais tous les symptômes, les circonstances et les effets laissent croire que ces deux filles ont été victimes du GHB, nous confie Me Kais Ben Halima.
    Combien de cas en Tunisie ?
    Le premier remonte à environ un mois, dans l’un des établissements les plus en vogue sur le Grand Tunis. Une fille s’est vu mettre une substance dans son verre à son insu par un inconnu. Heureusement pour elle, dès qu’elle a senti sa tête tourner et une sensation d’ivresse, alors qu’elle n’en était qu’à sa première gorgée, elle s’est rendue en vitesse aux toilettes où elle a passé presque 2 heures à vomir jusqu’à ce que ses amis la reconduisent chez elle dans un état lamentable.
    Le lendemain c’était le blackout total et ce n’est qu’après que ses amis lui ont raconté les détails de la soirée qu’on a pu penser qu’il s’agissait bel et bien du GHB. Kais Ben Halima rapporte un second cas : dans une discothèque de Sousse, une jeune fille de 21 ans est tombée immédiatement dans le coma. Elle est restée dans cet état comateux pendant deux jours, après qu’un inconnu a versé une substance inconnue dans son verre.
    Cela l’a certainement secouru d’un viol probable. La victime a été hospitalisée immédiatement au CHU de Sahloul. Malheureusement, on ne pourra jamais confirmer qu’il s’agissait du GHB parce que la famille a choisi de taire les résultats des examens toxicologiques.
    Combien de cas « étouffés » ?
    le criminologue indique toutefois que selon les témoignages de certains proches de la famille il s’agit bel et bien du GHB d’autant plus qu’à forte dose ce produit peut entraîner facilement le coma. Par peur du scandale, la famille, très conservatrice, n’a pas voulu porter plainte. Résultat, on a un violeur au GHB dans la nature qui peut frapper à n’importe quel moment.
    Et c’est ce genre de comportement rétrograde, qui fait que certainement beaucoup d’autres cas ont été tus. En outre, son élimination par l’organisme étant très rapide, cela rend difficile les expertises de la police. Le GHB peut être dépisté dans le sang pendant 6 heures et dans les urines pendant environ 12 heures, d’où l’importance de porter plainte rapidement.
    Le GHB pour faire chanter les opposants
    Le ministère de l’Intérieur et les autorités judiciaires sont elles au courant de ce fléau ? Certainement, précise Kais Ben Halima qui rappelle l’enquête judiciaire concernant la femme enceinte. Outre ce fait, il paraîtrait que sous l’ancien régime, le ministère de l’Intérieur avait recours à ce genre de produit contre les opposants de Ben Ali afin de les amener à avoir des rapports « consentis » avec des hommes, les filmer et pouvoir nuire à leur réputation ou les faire chanter, déclare l’avocat.
    Les effets du GHB
    Les femmes qui se font violer peuvent attraper des MST, peuvent tomber enceintes, sans oublier les risques courants de chantage et autres. Mais les effets sont multiples : maux de tête, vertiges, étourdissements, nausées, vomissements, somnolence, confusion, amnésie (trou noir) en cas d’association avec l’alcool en particulier.
    Une dose plus importante peut vous plonger dans un sommeil pseudo-comateux. Une overdose peut entraîner des difficultés à respirer, un rythme cardiaque ralenti, des convulsions et même la mort. C’est généralement lors de l’apparition des premiers symptômes qu’il faut agir rapidement parce que le GHB met entre 15 et 20 minutes pour faire son effet. Passé ce délai, et s’il n’y a pas de faux dosage, la victime tombera facilement dans les mains du prédateur sexuel qui lui a administré la drogue.
    Asma Moussa

    Hammamet se mobilise pour la culture : « Touche pas à mon festival »



    Les réseaux associatifs et les milieux culturels de Hammamet et du Cap Bon se mobilisent ce dimanche pour tenter de sauver le Centre culturel international des projets ministériels qui visent à le déstabiliser.
    Un sit-in de protestation aura lieu dimanche 3 décembre à 14h devant le Centre culturel international. Il s’agit ici d’une simple première action qui devrait être suivie d’autres mouvements.
    En effet, tout en sachant que la mobilisation d’un grand nombre de manifestants sera difficile à cause du long weekend du Mouled, les protestataires ont choisi de prendre date. Ils devraient en effet revenir à la charge dans les jours qui viennent.
    Ce mouvement de protestation est intervenu après les propos du ministre des Affaires culturelles qui a déclaré avoir retiré une importante partie du budget du festival de Hammamet pour l’allouer à d’autres régions au nom de la discrimination positive.
    En outre, le ministre qui vient de retirer 73% de leur budget au CCIH et au festival international de Hammamet vient de limoger Moez Mrabet, directeur du CCIH sans présenter d’arguments convaincants et en se réfugiant derrière de très vagues accusations de mauvaise gestion que Mrabet vient de récuser.
    Cette crise ouverte au CCIH n’est pas près de s’apaiser sur fond de protestations contre les injustices faites à Hammamet et la cabale irréfléchie qui vise le festival de Hammamet et son directeur.
    C’est bien dommage que le ministère s’attaque à ses propres institutions et aux cadres qui ont fait leurs preuves sur le terrain. Un cas inédit dans les archives de la culture en Tunisie !

    LES PASSAGES PIÉTONS DE LA MARSA AUX COULEURS DES MERGOUMS BERBÈRES




    Désormais, les passages piétons de la Marsa seront décorés aux motifs des mergoums berbères.
    Dans le cadre de la sensibilisation des enfants, des jeunes et moins jeunes à l'art et à sa démocratisation, Irane Ouanes, enseignante de langue et littérature française, artiste-peintre et sculpteur, lance un appel aux intéressés pour participer à un projet de street art le week-end du 9 et 10 décembre.
    Le projet consiste à peindre les passages piétons, avec des motifs inspirés des beaux tapis kilim berbères. Cela inciterait les voitures à céder le passage aux piétons et ornerait nos rues.
    Le projet se déroulera dans une première étape à la Marsa, précisément devant les écoles et collèges avec la participation des élèves et parents.
    La participation, ouverte au grand public sur inscription, est gratuite.   

    mercredi 29 novembre 2017

    Quelles sont les familles tunisiennes réellement « baldeya » ?



    Pour commencer, que désigne réellement le terme  » baldi/beldi » ?
    Utilisé dès le début du xixe siècle, le terme beldi, traduit par « tunisois de souche », désigne les élites féodales, religieuses et sociales mises en place pendant la période « moderne », à partir du xvie siècle. On défit généralement cette « baldisation » par l’acquisition d’un dar (maison) dans la médina, d’une boutique dans les souks, d’une oliveraie dans les environs et d’un carré (tourba) dans un cimetière aux portes de la ville (principalement celui du Djellaz). 
    d'Après nos recherches, ils existent 171 patronymes associés aux familles tunisoises :

    A : 

    • Abbassi
    • Agha
    • Allel
    • Annabi
    • Anoun
    • Aouij
    • Asfouri
    • :Azzaiez
    • Azzouz

    B :

    • Baccouche
    • Bach Hamba
    • Bach Mamlouk
    • Bach-Tobji
    • Bahi
    • Bahri
    • Balma
    • Baroudi
    • Baïram
    • Belhadj
    • Belhassen
    • Belhassine
    • Belhouane
    • Belkadhi
    • Belkateb
    • Belkhodja
    • Bellagha
    • Bellamine
    • Ben Abdallah
    • Ben Achour
    • Ben Aissa
    • Ben Ali Pacha
    • Ben Ali Turki
    • Ben Ammar
    • Ben Arous
    • Ben Ayed
    • Ben Becher
    • Ben Cheikh
    • Ben Cheikh Ahmed
    • Ben Ezzeddine
    • Ben Ghachem
    • Ben Hassine Bey
    • Ben Jaafar
    • Ben Miled
    • Ben Mlouka
    • Ben Mrad
    • Ben Mustapha
    • Ben Osman
    • Ben Othman Dey
    • Ben Romdhane
    • Ben Slama
    • Ben Turkiyya
    • Ben Zaied
    • Ben Zakour
    • Bennani
    • Bessaïes
    • Bokri

    • Bouattour
    • Bouhachem
    • Bouhageb
    • Bouhajeb
    • Boukhris
    • Boussen
    • Bramli

    C:

    • Caid Essebsi
    • Chahed
    • Chamakh
    • Chamari
    • Chaouch
    • Chelbi
    • Chenik
    • Cherif
    • Chouikha

    D : 

    • Dali
    • Daoud
    • Daoulatli
    • Darghouth
    • Dellagi
    • Denguezli
    • Djait
    • Djaït
    • Djellouli
    • Djilani
    • Doraï

    E : 

    • El Almi
    • El Béji
    • El Materi
    • Ennaifer
    • Ennigrou
    • Essaidi

    F : 

    • Farhat
    • Ferah
    • Fourati

    G : 

    • Ghariani
    • Ghanem
    • Ghileb
    • Gorgi
    • Guizani

    H : 

    • Hababou
    • Hachaichi
    • Haddad
    • Hajjam
    • Halfaoui
    • Hamouda
    • Hassairi
    • Hayder
    • Ibn Abi Dhiaf

    J : 

    • Jaiet
    • Jaziri
    • Jemail

    K : 

    • Kaak
    • Kahia
    • Karoui
    • Kassar
    • Kastalli
    • Kchouk

    • :Khalsi
    • Khatteche
    • Khayachi
    • Khaznadar
    • Kheireddine
    • Khouini
    • Klibi
    • Kouroghli

    L : 

    • Ladjimi
    • Lakhoua
    • Laroussi
    • Lasram
    • Louzir

    M:

    • Maaouia
    • Madani
    • Mahersi
    • Mahjoub
    • Mallouki
    • Mbazaa
    • Meddeb
    • Meherzi
    • Mehiri
    • Memmi
    • Messaoudi
    • Mestiri
    • Mizrioui
    • Mohsen
    • Mrabet
    • Mzah

    O : 

    • Okbi
    • Qalchani

    R:

    • Rachid
    • Radhouane
    • Rassaa
    • Riahi
    • Rustum

    S :

    • Saheb Ettabaa
    • Sakkat
    • Samouda
    • Sebaï
    • Settari
    • Sfaihi
    • Sfar
    • Skander
    • Slim
    • Snoussi
    • Stamrad

    T:

    • Tarzi Brahem
    • Tej
    • Thabet
    • Thameur
    • Torgemane

    z : 

    • Zaouche
    • Patronyme:Zarrouk
    • Zmerli
    • Zouari

    © Nour Kaouech

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    mardi 28 novembre 2017

    Fibre Optique : Tunisie Telecom annonce avoir 40.000 prises ready to connect




    La 9ème édition de la conférence «FTTH Council MENA 2017» organisée du 21 au 23 Novembre 2017 à Tunis sous le patronage du ministère des technologies et économie digitale sous le thème «FTTH, Empowering the Digital Vision», a été l’occasion pour les différents acteurs publics et privés, sur le marché domestique et régional, d’exposer leurs visions quant au déploiement de la FTTH et son évolution, notamment en Tunisie.
    La mutualisation, pour un déploiement optimisé de la Fibre Optique
    Aref Gdoura, Sous-Directeur chargé FTTH chez Tunisie Telecom est revenu sur la stratégie de déploiement de la Fibre Otique chez l’opérateur historique. Il a précisé que Tunisie Telecom a commencé à investir dans cette technologie à destination des entreprises en 2008 et dans les quartiers résidentiels en 2010. “Aujourd’hui nous comptons 40.000 prises ready to connect”, a-t-il annoncé.
    Orange Tunisie représenté par sa responsable Regulation & Wholesale, Imen Atallah, a d’abord fait savoir que 70% des Tunisiens abonnés à l’ADSL disposent d’une connexion internet de 4 Méga et que la Fibre Optique est la seule solution pour couvrir les besoins en connexion mobile 4G. “Or, l’équation économique n’est pas sans enjeux. La FTTH (Fiber to the Home) est très couteuse”, a-t-elle indiqué.
    “Déployer cette technologie nécessite une mutualisation des efforts. Il faut donc que les opérateurs arrêtent de déployer la Fibre distinctement et plutôt aller, d’abord vers un partage de la fibre existante, et ensuite réfléchir sur un plan d’action permettant de mutualiser et synchroniser le déploiement de cette technologie”, a recommandé Imen Atallah.
    Hichem Besbes, le Président de l’Instance nationale des télécommunications, également invité de ce panel, a rejoint la responsable Regulation & Wholesale chez Orange Tunisie, sur la nécessité de partager les infrastructures. Il a signalé dans ce sens que “l’INT travaille actuellement sur les règles de partage de l’infrastructure”.
    2018, l’année de la transition légale 
    Lors de la session inaugurale de cette conférence, le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, Habib Debbabi, a rappelé que la Tunisie a fait un premier pas vers la transition numérique en lançant l’initiative collaborative Tunisie 2020.
    Il a indiqué que cette stratégie repose sur plusieurs piliers. “L’infrastructure est le premier pilier de la transition numérique. C’est pourquoi l’année 2017 a été dédiée à l’amélioration et le renforcement de l’infrastructure des télécoms. Pour ce faire l’Etat a  investi 200 millions de dinars en infrastructures et a décidé l’octroi d’une licence d’opérateur d’infrastructures”, a affirmé Habib Debbabi.
    “Outre cet investissement, l’Etat a alloué 45 millions de dinars pour connecter les administrations. D’ici décembre 2017, nous aurons connecté 550 administrations et établissements à caractère administratif sur la capitale et dans les régions”, a-t-il ajouté.
    Le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique est également revenu sur la signature d’un contrat avec l’opérateur historique Tunisie Telecom pour la couverture des zones blanches. “Ce contrat est d’une valeur minimale de 35 millions de dinars et peut aller jusqu’à 45 millions de dinars”, a-t-il précisé.
    Quant à l’octroi des licences IoT (Internet of Things), Habib Debbabi a signalé que 42 entreprises se sont présentées pour l’obtention d’une licence pour le développement des objets connectés.
    Le 2ème pilier de la transition numérique est selon Habib Debbabi, le cadre légal et législatif. Il a assuré dans ce sens que l’année 2018 sera entièrement dédiée à la transition légale et la création d’un Code du numérique susceptible de faire de la technologie un outil économique et social qui rompt avec les codes de l’économie classique créés dans les années 60/70.
    Le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique a également fait savoir que l’Etat œuvre actuellement pour accorder à l’opérateur historique Tunisie Telecom un nouveau code lui permettant de renforcer sa compétitivité et ainsi faire face à la rude concurrence sur le marché domestique.
    Habib Debbabi a par ailleurs réitéré que l’un des piliers incontournables de la transformation numérique demeure l’éducation, la formation et l’enseignement. “Les universités tunisiennes produisent chaque année 13.000 spécialistes du numérique. Cela dit, notre objectif n’est pas quantitatif mais plutôt qualitatif. Nous souhaitons que les jeunes diplômés, en quittant les bancs de l’école, soient immédiatement opérationnels et n’aient aucun besoin en formation complémentaire pour se lancer dans la vie professionnelle”, a-t-il conclu.
    Nadya Jennene

    Le bonheur, un idéal qui rend malheureux?


    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le philosophe allemand Wilhelm Schmid vient de publier un essai intitulé Le Bonheur. Alors que le sujet de philosophie proposé aux élèves de terminale S est «Vivons-nous pour être heureux ?», FigaroVox lui a demandé sa définition du bonheur.

    Wilhelm Schmid vit à Berlin et enseigne la philosophie à l'université d'Erfurt. Le Bonheur (Éditions Autrement), court opus devenu un succès international, est son premier livre traduit en français.

    FigaroVox. - Votre livre s'intitule Le Bonheur. Comment définiriez-vous celui-ci? Existe-t-il vraiment?


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    JE DÉCOUVRE

    Un deuxième type de bonheur a toutefois une signification encore supérieure pour l'homme moderne : le bonheur du bien-être.

    Wilhelm Schmid. - Il existe trois types de bonheur. Il y a tout d'abord le bonheur fortuit qui doit beaucoup au hasard, à la bonne fortune et qui joue un rôle notable tout au long de la vie. Des événements favorables vous arrivent de manière imprévue. L'ouverture d'esprit peut donner des ailes au hasard favorable, lui donner une chance, même s'il reste impossible de disposer de lui.
    Un deuxième type de bonheur a toutefois une signification encore supérieure pour l'homme moderne: le bonheur du bien-être. Dans le monde contemporain, quand les gens cherchent le bonheur, ils entendent le plus souvent par là une volonté de se sentir bien, de s'amuser, de faire des expériences agréables, de ressentir des envies et des plaisirs, d'avoir du succès, bref: de vivre tout ce qui est considéré comme positif. La société moderne de l'amusement eût été parfaitement impensable sans quête du bonheur entendue dans ce sens. Non qu'il puisse être répréhensible d'éprouver des plaisirs et d'être libéré de ses douleurs. Le problème est que ce genre de bonheur ne dure jamais longtemps. Il a son temps, le «bon temps» d'un bonheur, il réserve des instants heureux pour lesquels l'individu doit se garder ouvert. Une tasse de café qui sent bon et a bon goût est un moment de bonheur de ce type. Ce bonheur a sa signification. Il est judicieux d'en faire usage.
    Mais seul l'art de vivre philosophique est capable d'éviter à un homme de résumer toute sa vie à un unique bonheur de bien-être. Il le prépare en temps utile au fait qu'il y aura d'autres temps, que tout ne peut pas être à tout moment empli de plaisir et que l'on ne parvient jamais à être totalement libéré de la douleur physique et psychique. Lorsqu'on a compris cela, on peut rechercher un bonheur plus durable que j'appelle bonheur de la plénitude et qui passe par la quête de sens.
    Un indice du bonheur national brut a été créé par l'ONU. Le bonheur peut-il se mesurer? A-t-il la même signification dans tous les pays?
    Le bonheur ne peut évidemment pas se mesurer de manière générale, d'autant plus qu'il est très subjectif et que ses représentations varient selon les cultures. Par exemple, dans le bouddhisme, le bonheur signifie être en accord avec son destin, alors que dans la culture moderne occidentale la recherche du bonheur implique au contraire de corriger son destin. Ces deux visions du bonheur sont tellement contradictoires qu'on ne peut pas les comparer.

    L'un des problèmes du bonheur de bien-être est l'excès dans l'attitude d'attente : plus l'espoir d'une vie « positive » est grand, plus il devient difficile de vivre avec une réalité négative.

    Dès le Ier siècle après J.-C., Sénèque écrit: «Tous les hommes recherchent le bonheur.» Le bonheur est-il revendiqué depuis toujours, ou sa quête effrénée est-elle symptomatique de notre époque?
    Les gens ont toujours cherché le bonheur, mais pas toujours avec la même intensité. L'époque contemporaine se caractérise par la recherche immédiate et permanente du bonheur par le bien-être, notamment dans les relations amoureuses. Malheureusement, cet état de bonheur permanent est impossible à atteindre. Les gens sont donc déçus et se séparent. Les gens modernes ne sont pas préparés aux périodes ordinaires de la vie, ils ont du mal à affronter les périodes tristes, grises, quotidiennes dans lesquelles le plaisir doit retrouver des forces. L'un des problèmes du bonheur de bien-être est l'excès dans l'attitude d'attente: plus l'espoir d'une vie «positive» est grand, plus il devient difficile de vivre avec une réalité négative. L'autre problème que pose le bonheur du bien-être est la minimisation de la douleur qui débouche sur une tentative visant à l'éliminer: les douleurs doivent disparaître de la vie humaine. Vouloir les évacuer peut cependant mener non seulement à la perte de l'expérience du contraste qui, seule, rend le plaisir sensible, mais aussi à la perte totale des points de repères dans l'existence.

    Dans l'ère moderne, le manque de bonheur n'est pensable que comme une sorte de maladie qui doit être soignée par tous les moyens sous peine de mort, avant tout de mort sociale, car personne ne veut avoir autour de soi des gens qui « n'ont pas la pêche».

    Les guides du bien-être se multiplient et le thème du bonheur est devenu un véritable marronnier dans les médias. Etre heureux est-il devenu une injonction morale? Peut-on parler de tyrannie du bonheur?
    Oui, on peut effectivement parler de tyrannie du bonheur. La plupart des thèses et articles sur le bonheur ne précisent pas qu'il ne peut être présent tout le temps. Ils taisent qu'il est également possible de rencontrer le malheur dans le bonheur. Dans l'ère moderne, le manque de bonheur n'est pensable que comme une sorte de maladie qui doit être soignée par tous les moyens sous peine de mort, avant tout de mort sociale, car personne ne veut avoir autour de soi des gens qui «n'ont pas la pêche». Il est toutefois possible que cette conception du bonheur rende justement malheureux, voire malade. Les gens peuvent tomber malades en raison de concepts qui fixent à l'existence des normes tellement élevées que la vie, face à elles, est condamnée à l'échec. La notion moderne de bonheur est l'une de ces normes qui poussent systématiquement les gens dans le malheur.
    Dans le rapport sur le classement du «bonheur» par pays, il est précisé que les plus heureux gagnent plus d'argent. L'obsession du bonheur est-elle liée au fonctionnement de l'économie? Sans verser dans la théorie du complot, celle-ci est-elle entretenue volontairement pour nourrir la société de consommation?
    Je ne suis pas contre la recherche du bonheur dans la consommation. Mais pourquoi oublier les gens malheureux? Eux aussi ont besoin de produire. C'est également bon pour l'économie.
    Très longtemps, le bonheur a été proscrit et la foi voulait qu'il ne puisse être trouvé que dans l'au-delà. La recherche du bonheur durant son existence n'est-elle pas un progrès malgré tout?
    D'une certaine manière, la représentation du bonheur comme bien-être vient de la représentation du paradis où les gens sont censés être totalement heureux dans l'éternité. L' «individu moderne» voudrait le paradis sur terre «tout de suite et maintenant» . Cela ne fonctionne pas comme ça. Le paradis est toujours dans l'au-delà, jamais ici.

    Vers l’annulation du visa en destination de 6 pays pour les Tunisiens


    La Tunisie deviendra membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ce au cours du mois de décembre 2017 comme l’a confirmé Karim Ben Bechern, Directeur du département des affaires politiques et économiques et de coopération avec l’Afrique au sein du ministère des Affaires étrangères, à nos confrères d’Express FM.
    Selon ce dernier, il y a une possibilité que cette nouvelle adhésion entraîne l’annulation de visa entre la Tunisie et les 15 pays membres de la CEDEAO qui sont : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert.
    Il est à noter que les Tunisiens peuvent déjà se rendre sans visa à Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Togo et au Cap-Vert.
    Donc, les pays qui deviendront sans visa pour les Tunisiens sont les 6 pays qui restent : Bénin, Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone.
    F.T.