Vous-êtes vous déjà demandé quelles pouvaient être les origines de nos kakis? Qu’ils soient en forme d’anneaux ou de bâtonnets, de dés ou plus rarement de galettes, ces kakis sont un incontournable, aussi bien pour les enfants que les adultes.
Le marchand de kakis avec sa corbeille qu’il trimbale devant les écoles tombe sous le sens. C’est l’un des personnages qui, de tous temps, hante les villes tunisiennes. Et, de nos jours encore, les marchands de kakis sont au coin de chaque rue.
Dans les quartiers de Tunis, quelques fours continuent à cuire les kakis dans de grands plateaux noirs. Et certaines enseignes sont les spécialistes incontestés du kaki, à l’image de la boulangerie Jeannot Memmi, dont on dit que ses kakis sont les meilleurs de Tunis. D’ailleurs, on vient de loin pour les acheter au kilo, juste dorés à point et croustillants à souhait.
Kaki en dés – Crédits photo (creative commons): Habib M’henni
D’où nous viennent ces kakis? En toute hypothèse, ils sont la déclinaison tunisienne des « Taralli » (pluriel de « Tarallo ») ou « Tarallini » (pluriel de « Tarallino ») italiens qui sont préparés à Turin et dans les Pouilles, avec de l’huile d’olive ou de l’anis.
En Italie, ils sont aussi désignés par les termes de « stirato » ou « stiratini » qui veulent dire étiré comme les ficelles ou les bâtonnets de kaki.
Les Français nomment les kakis soit « cressins » ou « gressins ». Ils sont faits à partir de farine de blé tendre rehaussée de sel et de levain. En Espagne, l’équivalent de nos kakis se nomme « rosquilletas« .
Il est ainsi clair que quelque soit leur nom, ces kakis de l’autre rive sont une variante des nôtres qui en sont inspirés.
Historiquement, l’origine de ces mets remonte au quatorzième siècle et on continue à les déguster aussi bien en en-cas qu’à l’apéritif.
Pas plus long qu’un crayon ou bien plus allongés, de forme arrondie ou en cubes, les kakis font partie de notre quotidien même si les recettes tendent à se perdre.
En effet, nos kakis ne sont plus que l’expression minimale de ce qu’ils furent. Une simple pâte de pain avec du gros sel, cuite au four jusqu’à ce qu’elle devienne croquante et croustillante.
Au contraire, dans les autres pays où le kaki se nomme cressin, taralli, rosquilletas ou stirato, il est préparé selon des recettes ancestrales qui, parfois font appel à quelques gouttes de vin blanc et certaines épices et fines herbes, sans oublier l’usage de l’huile d’olive.
Gressins maison au pavot, sésame et paprika (Crédits photo: Creatyve)
Dès lors, c’est de toutes autres saveurs qu’il s’agit lorsqu’on goûte à ces kakis de l’autre rive qui sont vendus chez certains boulangers ou bien conditionnés et en sachets de 250 grammes.
Comme quoi, il serait temps de revisiter la recette de nos kakis, de s’inspirer de l’ancêtre turinois et retrouver une saveur qui se perd… Un challenge pour les chefs qui désireraient sortir ces pains de farine de l’anonymat et les remettre à l’honneur du goût véritable !
HATEM BOURIAL
Hatem BOURIAL est un écrivain tunisien, journaliste et médiateur culturel. Il est également auteur de 14 ouvrages sur la mémoire et le patrimoine tunisiens.
Sept ans après le début de la révolution qui a devait jeter à bas la dictature de Ben Ali, les Tunisiens souffrent toujours de la mauvaise santé économique de leur pays. Et le changement dans les administrations se fait toujours attendre.
Il y a tout juste sept ans, le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant de fruits et légumes de 26 ans, s'immolait par le feu en Tunisie pour protester contre la confiscation par la police de sa marchandise. Son acte de désespoir fut le déclencheur d'un mouvement de contestation à travers plusieurs pays connu sous le nom de "printemps arabe".
En Tunisie, son foyer, il conduit à la chute de Zine el-Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011. En renversant leur dictateur, les Tunisiens espéraient sans doute des lendemains meilleurs, mais aujourd'hui, le pays déchante.
Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) déplorait en novembre qu'un réel changement se fasse toujours attendre en termes de droits économiques et sociaux. "Les années ont passé et les citoyens sont toujours frustrés des droits pour lesquels ils s'étaient mobilisés", estime cette ONG.
Le pays a gardé "le même modèle économique, avec les mêmes problèmes" qu'avant la révolution de 2011 qui a chassé du pouvoir le président Ben Ali aux cris de "travail, liberté, dignité nationale", a dit à l'AFP le président du FTDES, Messaoud Romdhani. "La situation ne cesse donc d'empirer", a-t-il souligné en marge d'une conférence sur le sujet.
En dépit d'avancées démocratiques, "le chômage, la misère et les inégalités sociales et régionales se sont aggravées", avertit le FTDES, soulignant le risque d'instabilité que cela entraîne.
Une économie au ralenti
L'économie tunisienne a été durement affectée par l'instabilité qui a suivi le soulèvement de décembre 2010-janvier 2011 et le tourisme, un secteur-clé, a souffert des attentats jihadistes majeursqui ont frappé la Tunisie en 2015.
Le taux de croissance devrait dépasser les 2 % en 2017, mais le chômage du jeune reste très élevé, au-delà de 35 % selon l'Organisation internationale du travail.
Le taux de scolarisation a lui régressé à 96 %. Chaque année depuis 2011, 10 000 enfants abandonnent l'école primaire et 100 000 jeunes quittent collège ou lycée sans diplôme, souligne le FTDES, citant des chiffres officiels.
Une situation qui désespère les Tunisiens qui ne voient pas leurs conditions de vie s'améliorer. Un phénomène macabre s'est développé ces derières années : l'immolation en guise de geste de désespoir.
"La Tunisie de Ben Ali est toujours là"
Dans les administrations, les vieilles habitudes de la dictature ont la vie dure. "Sept ans après la révolution, le changement est loin d'être aussi radical" que ne l'auraient souhaité les Tunisiens, estime Cherif Youssef, analyste politique à Tunis, pour France 24. "On voit encore les mêmes personnes dans les administrations publiques, avec les mêmes réflexes, ce qui fait dire que la Tunisie de Ben Ali est toujours là. "EN TUNISIE, LE CHANGEMENT EST LOIN D'ÊTRE RADICAL"
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"Il y a toujours une certaine violence et une certaine négligence de l'administration lorsque les citoyens tentent de faire valoir leurs droits", explique Cherif Youssef. "Mais des nouvelles recrues arrivent, la mentalité change petit à petit et une nouvelle génération prend doucement davantage de responsabilités."
Pour l'analyste, un point différencie la Tunisie du reste de la région : la liberté de la presse. "Aujourd'hui, les gens peuvent utiliser la presse et les réseaux pour dénoncer la corruption et les violences policières et les autorités sont obligés d'en tenir compte."
"Si la situation reste mauvaise en Tunisie, elle est en train de s'améliorer", conclut Youssef Cherif.
En ce mois de janvier, le magazine 60 millions de consommateurs vient de dresser une liste de 14 médicaments anti-rhume à éviter en automédication. Ceux-ci présentent de nombreux effets indésirables et des contre-indications, quand ils ne sont pas simplement inefficaces.
Actifed Rhume, Nurofen Rhume, Dolirhume, Humex Rhume… Chaque hiver, les pharmacies proposent une large gamme de médicaments anti-rhume en vente libre. Bien souvent, les Français préfèrent se rendre directement à l’officine pour se soigner rapidement, plutôt que de consulter un médecin ou d’attendre tout simplement que le virus passe. Un réflexe qui peut comporter de nombreux risques. Explications.
60 millions de consommateurs a passé en revue 33 médicaments anti-rhume disponibles sans ordonnance en pharmacie. Leur conclusion : la plupart sont inefficaces. Et pire, certains sont dangereux. 14 médicaments sont en effet à éviter. En voici la liste :
- Humex Lib®, Drill Rhume®, Fervex sans sucre® : ces trois médicaments contiennent des antihistaminiques, contre-indiqués dans certains glaucomes et en cas de troubles urinaires d'origine prostatique. Ils exposent également à des risques de somnolence.
- Actifed Rhume jour et nuit®, Humex Rhume®, DolirhumePro®, ActifedRhume®, Dolirhume®, Rhumagrip® : contenant de la pseudoéphédrine, à effet vasoconstricteur, ces médicaments « exposent à des risques d'AVC ou neurologiques sévères ». Ils seraient trop risqués pour un simple rhume.
- Rhinédrine rhume®, Hexarhume® : l’Hexarhume est inutile et peut aussi être risqué pour la santé. Cet antihistaminique d’ancienne génération contient aussi un vasoconstricteur et un antispetique « irritant et allergisant ».
- RhinAdvil rhume®, Nurofen rhume®, Rhinureflex® : contenant de l’ibuprofène, ils peuvent provoquer des troubles digestifs, des ulcères à l’estomac ou des troubles dermatologiques.
Pour 60 millions de consommateurs, le plus dangereux reste les interactions médicamenteuses. Par exemple, mélanger ibuprofène et vasocontricteur est la pire des associations. « Les clients nous demandent par exemple de l'Actifed et du Doliprane en même temps, alors qu'il y a du paracétamol dans les deux. Cumuler les deux n'est pas bon » témoigne également une pharmacienne au micro d’Europe 1.
Pour les médecins, le remède le plus efficace et le moins dangereux contre le rhume est de prendre son mal en patience. D’origine virale, le rhume se guérit seul, au bout de 7 à 10 jours.
Les Indiens sont réputés pour avoir les dents blanches.
L’astuce du charbon de bois, qu’ils frottent contre leurs dents et leurs gencives, est connue.
Toutefois, il existe une autre pratique extrêmement ancienne de médecine traditionnelle indienne (Ayurveda) pour donner non seulement les dents blanches, mais aussi l’haleine fraîche et prévenir les caries.
Cette pratique, ce sont les bains de bouche d’huile, et la mode se répand actuellement aux Etats-Unis comme une traînée de poudre (« oil pulling »).
« C’est bon, c’est gluant, ça glisse entre les dents ! »
« Oil pulling » veut dire « tirage d’huile ». Cela consiste à prendre une cuillère à soupe d’huile ou de graisse dans la bouche, et de la faire circuler entre vos dents pendant 15 à 20 minutes.
Avec votre langue, vous « poussez », puis vous « tirez » l’huile en avant et en arrière de vos dents, d’où le nom « oil pulling ». À la fin, on crache, de préférence dans les toilettes pour éviter de boucher les canalisations du lavabo, puis on se brosse les dents normalement.
À ma connaissance, il n’existe pas encore de traduction intelligente en français de « oil pulling ». Les jeux sont ouverts, donc. C’est le moment pour vous de marquer la postérité en inventant l’expression qui sera demain dans toutes les bouches. Envoyez-moi vos propositions, je ferai connaître les meilleures à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation !
Comment marche le « oil pulling » ?
Sur chacune de vos dents vivent 1000 à 100 000 bactéries – dans le cas où vous avez la bouche propre. Elles sont de milliers de catégories différentes, certaines étant bonnes pour la santé, d’autres non.
Les bactéries créent un « biofilm » sur les dents, une fine couche qui adhère à la surface. C’est ce qu’on appelle la « plaque dentaire ».
Il est normal d’avoir un peu de plaque, mais s’il y en a trop cela crée de multiples problèmes : mauvaise haleine, dents jaunes, inflammation de la gencive, caries.
Lorsque vous passez de l’huile sur vos dents, les bactéries se font emporter et se « dissolvent » dedans. Vous enlevez donc de grandes quantités de bactéries.
À force de passer entre vos dents, l’huile se mélange à la salive, devient blanche et mousseuse. N’hésitez pas à en cracher une partie si votre bouche est trop pleine.
Vous pouvez faire ça le matin ou le soir avant de vous coucher.
La meilleure huile
Mieux vaut choisir une huile végétale. Traditionnellement, les Indiens se servent d’huile de sésame, qui a bon goût, mais l’huile de noix de coco vierge est peut-être meilleure encore. Personnellement, je préfère son goût parfumé. Mais l’huile d’olive et l’huile de tournesol peuvent aussi faire l’affaire.
L’huile de noix de coco étant solide à température ambiante (jusqu’à 23°C), elle met quelques secondes à se liquéfier complètement dans la bouche. Elle a l’avantage d’être très riche en acide laurique, un triglycéride à chaîne moyenne (TCM) capable de détruire les virus, bactéries et levures [1] [2].
Une cuillère à soupe suffit, mais cela dépend des personnes. Au début, l’impression est un peu bizarre, mais on s’y habitue. Essayez avec différents types d’huile ou graisse, selon vos préférences.
Effets sur l’haleine
Concernant l’haleine, la pratique du « oil pulling » est souvent efficace mais pas toujours. Elle l’est d’autant plus qu’on se nettoie aussi régulièrement les interstices entre les dents avec un fil dentaire (ou un jet d’eau) et que l’on se brosse la langue.
Mais les problèmes de mauvaise haleine ne viennent pas toujours de la bouche. Lorsque vous mangez de l’ail par exemple, il faut savoir que l’allicine, le composé soufré qui donne l’odeur caractéristique, est digérée, passe dans le sang puis rejoint les alvéoles pulmonaires : l’odeur du souffle provient donc du fin fond des poumons à chaque respiration ! Le problème peut aussi venir de remontées acides de l’estomac.
Bon pour le cœur et les artères
Les personnes ayant beaucoup de mauvaises bactéries dans la bouche ont plus de risques d’artériosclérose, le durcissement des artères, en particulier dans le cou (artères carotides) [3]. Elles ont donc plus de risques cardiaques.
Mais beaucoup d’autres problèmes de santé sont associés à une bouche malsaine et envahie de bactéries : cela crée un environnement inflammatoire dans l’organisme qui peut même favoriser certains cancers : cancer du sang, cancer des reins et cancer du pancréas [4].
Meilleur que les bains de bouche chimiques
Cette pratique est à comparer aux bains de bouche chimiques à la chlorhexidine, un agent antimicrobien à usage médical contre les problèmes de gingivite (inflammation de la gencive).
Du point de vue des bienfaits contre la mauvaise haleine, la plaque dentaire, les maladies des gencives, et les bactéries provoquant les caries, les bains de bouche d’huile sont presque aussi efficaces que la chlorhexidine [5].
Mais ils ont aussi moins d’effets indésirables ! Le problème de la chlorhexidine est d’abord qu’elle risque de tacher les dents. Mais surtout, une étude récente a montré que des bains de bouche chimiques trop fréquents augmentent le risque de cancer de la bouche et de la gorge [6], probablement parce qu’ils détruisent toutes les bactéries, y compris les bonnes.
Ce que vous pouvez espérer en pratiquant le oil pulling
Au bout de 10 jours seulement de cette pratique :
vous aurez une sensation de fraîcheur durable dans la bouche ;
vos dents paraîtront plus saines, plus blanches et plus brillantes ;
vos irritations, saignements, inflammations des gencives auront diminué ;
vous réduirez fortement le nombre de bactéries pathogènes dans votre bouche ;
vous diminuerez votre risque de caries.
Attention, je rappelle que cette pratique ne remplace pas le brossage des dents. Elle ne remplace pas non plus le fil dentaire, ou le jet dentaire si vous en avez un (le jet dentaire permet de nettoyer les interstices entre les dents, là où ne passent pas les poils de la brosse).
Face à la recrudescence des grèves sauvages dans différents secteurs, des citoyens ont lancé sur les réseaux sociaux la campagne «Travaille ou dégage», afin d'attirer l'attention des parties concernées sur la gravité de la situation par laquelle passe le pays.
Selon le site «Al Hassad» qui rapporte cette information, des experts économiques attirent, pour leur part, l'attention sur les risques économiques encourus par la Tunisie et sur le danger de ces grèves sans fin qui pèsent sur l'économie du pays.
D'autre part, nombre de jeunes sans emploi ont exprimé leur prédisposition à travailler avec la moitié des salaires des grévistes.
Crédit photo : Ali Alaoui Par Hatem Bourial L’ambassade du Maroc en Tunisie organise du 5 au 19 décembre des Journées du Maroc en Tunisie. Destinées à ancrer culture, dialogue et bon voisinage entre nos deux pays, ces journées se dérouleront à Tunis et Monastir.
L’ouverture de l’événement aura lieu le 5 décembre à l’Acropolium de Carthage avec un récital de l’Ensemble Rencontre et Paix intitulé « Horizons andalous ».
Dirigé par le grand artiste marocain Ali Alaoui, ce récital sera une occasion de découvrir l’héritage musical commun entre la Tunisie et le Maroc.
Ces journées se poursuivront avec plusieurs rencontres intellectuelles dont un hommage à la féministe Fatima Mernissi. le programme comprendra également un volet cinématographique avec un gros plan sur le court-métrage marocain qui aura lieu à Monastir ainsi que des découvertes culinaires et gastronomiques.
Certains viols sont commis avec le « consentement » de la victime : le GHB est une drogue qui, lorsqu’elle est administrée à une personne lui efface tout souvenir. Une aubaine pour les violeurs. En Tunisie, certains cas de viols à l’aide du GHB ont été enregistrés. Le criminologue Kais Ben Halima nous dresse un état des lieux !
Le GHB ou acide gamma hydro butyrique est un produit stupéfiant initialement utilisé en anesthésie générale. Des études ayant montré qu’il augmente le taux d’hormone de croissance. Il a fait son apparition dans les salles de musculation, les utilisateurs espérant se muscler plus facilement avec.
Mais l’utilisation du GHB été détournée. Aujourd’hui ce produit est devenu une drogue : la drogue du violeur. Elle est utilisée pour favoriser des relations sexuelles forcées. Il ne s’agit pas d’un viol au sens classique du terme car la victime sous l’emprise de cette drogue devient docile et l’agression sexuelle se déroule sans violence. L’acte reste cependant un viol parce que le consentement de la victime a été soutiré à travers des moyens fallacieux. La victime se voit dépossédée de sa faculté de choisir après avoir ingurgité du GHB à son insu.
Souvenirs effacés
Kais Ben Halima, spécialiste de la question nous éclaire un peu plus sur ce phénomène qui touche aussi la Tunisie. Selon le docteur Abderrazek Hedhili, chef du service de toxicologie au Centre d’Assistance Médicale Urgente (CAMU) ,une victime à qui on a fait boire cette drogue, se réveille le lendemain sans aucun souvenir, ne se rappelant même pas avoir eu des rapports sexuels à moins de retrouver des traces flagrantes.
Sans ces traces, la victime est dans l’incapacité de se rendre compte qu’elle a eu une relation sexuelle. Le docteur Mouldi Amamou, consultant de la clinique de droit pénal rapporte le cas d’une jeune fille qui n’a pris conscience de son viol que le jour où elle a découvert qu’elle était tombée enceinte. Elle était ébranlée car elle n’avait jamais eu de relations sexuelles et se croyait même toujours vierge, confie Ben Halima.
Ce n’est qu’après une enquête judiciaire qu’elle a découvert avoir été la victime d’un violeur au GHB, indique Kais Ben Halima. Les enquêteurs sont remontés jusqu’à la soirée où on lui a administré la drogue et ce n’est qu’après des recoupements qu’ils sont parvenus à identifier le violeur. L’enquête aura duré presque trois ans d’où la difficulté de démasquer ou identifier les éventuels prédateurs sexuels.
Anxiolytique et supplément alimentaire !
Le GHB fut découvert en 1961 par le professeur Laborit qui l’a synthétisé en 1968. Dans les années 1970, le GHB a été utilisé comme anxiolytique et pour aider les alcooliques à ne pas ressentir l’envie de boire. Dans les années 1980, on le retrouve en vente libre partout comme supplément alimentaire. Dans le milieu des années 1990, la prescription du GHB est sévèrement réglementée.
Il est interdit aux Etats-Unis en novembre 1990. En avril 1998, il est interdit au Canada suite à un viol attribuable à l’utilisation du GHB pour soumettre la victime. A partir de 2002, la consommation de GHB se multiplie dans les rave-party. Pour ce qui est de la Tunisie, on ignore quand cette drogue a fait son apparition. Il y a déjà eu le cas de ce violeur en série dont nous a parlé le docteur Amamou. Et à ma connaissance il y a eu deux autres cas mais dont la véracité n’a pas été confirmée par les services toxicologiques compétents. Mais tous les symptômes, les circonstances et les effets laissent croire que ces deux filles ont été victimes du GHB, nous confie Me Kais Ben Halima.
Combien de cas en Tunisie ?
Le premier remonte à environ un mois, dans l’un des établissements les plus en vogue sur le Grand Tunis. Une fille s’est vu mettre une substance dans son verre à son insu par un inconnu. Heureusement pour elle, dès qu’elle a senti sa tête tourner et une sensation d’ivresse, alors qu’elle n’en était qu’à sa première gorgée, elle s’est rendue en vitesse aux toilettes où elle a passé presque 2 heures à vomir jusqu’à ce que ses amis la reconduisent chez elle dans un état lamentable.
Le lendemain c’était le blackout total et ce n’est qu’après que ses amis lui ont raconté les détails de la soirée qu’on a pu penser qu’il s’agissait bel et bien du GHB. Kais Ben Halima rapporte un second cas : dans une discothèque de Sousse, une jeune fille de 21 ans est tombée immédiatement dans le coma. Elle est restée dans cet état comateux pendant deux jours, après qu’un inconnu a versé une substance inconnue dans son verre.
Cela l’a certainement secouru d’un viol probable. La victime a été hospitalisée immédiatement au CHU de Sahloul. Malheureusement, on ne pourra jamais confirmer qu’il s’agissait du GHB parce que la famille a choisi de taire les résultats des examens toxicologiques.
Combien de cas « étouffés » ?
le criminologue indique toutefois que selon les témoignages de certains proches de la famille il s’agit bel et bien du GHB d’autant plus qu’à forte dose ce produit peut entraîner facilement le coma. Par peur du scandale, la famille, très conservatrice, n’a pas voulu porter plainte. Résultat, on a un violeur au GHB dans la nature qui peut frapper à n’importe quel moment.
Et c’est ce genre de comportement rétrograde, qui fait que certainement beaucoup d’autres cas ont été tus. En outre, son élimination par l’organisme étant très rapide, cela rend difficile les expertises de la police. Le GHB peut être dépisté dans le sang pendant 6 heures et dans les urines pendant environ 12 heures, d’où l’importance de porter plainte rapidement.
Le GHB pour faire chanter les opposants
Le ministère de l’Intérieur et les autorités judiciaires sont elles au courant de ce fléau ? Certainement, précise Kais Ben Halima qui rappelle l’enquête judiciaire concernant la femme enceinte. Outre ce fait, il paraîtrait que sous l’ancien régime, le ministère de l’Intérieur avait recours à ce genre de produit contre les opposants de Ben Ali afin de les amener à avoir des rapports « consentis » avec des hommes, les filmer et pouvoir nuire à leur réputation ou les faire chanter, déclare l’avocat.
Les effets du GHB
Les femmes qui se font violer peuvent attraper des MST, peuvent tomber enceintes, sans oublier les risques courants de chantage et autres. Mais les effets sont multiples : maux de tête, vertiges, étourdissements, nausées, vomissements, somnolence, confusion, amnésie (trou noir) en cas d’association avec l’alcool en particulier.
Une dose plus importante peut vous plonger dans un sommeil pseudo-comateux. Une overdose peut entraîner des difficultés à respirer, un rythme cardiaque ralenti, des convulsions et même la mort. C’est généralement lors de l’apparition des premiers symptômes qu’il faut agir rapidement parce que le GHB met entre 15 et 20 minutes pour faire son effet. Passé ce délai, et s’il n’y a pas de faux dosage, la victime tombera facilement dans les mains du prédateur sexuel qui lui a administré la drogue.
Les réseaux associatifs et les milieux culturels de Hammamet et du Cap Bon se mobilisent ce dimanche pour tenter de sauver le Centre culturel international des projets ministériels qui visent à le déstabiliser.
Un sit-in de protestation aura lieu dimanche 3 décembre à 14h devant le Centre culturel international. Il s’agit ici d’une simple première action qui devrait être suivie d’autres mouvements.
En effet, tout en sachant que la mobilisation d’un grand nombre de manifestants sera difficile à cause du long weekend du Mouled, les protestataires ont choisi de prendre date. Ils devraient en effet revenir à la charge dans les jours qui viennent.
Ce mouvement de protestation est intervenu après les propos du ministre des Affaires culturelles qui a déclaré avoir retiré une importante partie du budget du festival de Hammamet pour l’allouer à d’autres régions au nom de la discrimination positive.
En outre, le ministre qui vient de retirer 73% de leur budget au CCIH et au festival international de Hammamet vient de limoger Moez Mrabet, directeur du CCIH sans présenter d’arguments convaincants et en se réfugiant derrière de très vagues accusations de mauvaise gestion que Mrabet vient de récuser.
Cette crise ouverte au CCIH n’est pas près de s’apaiser sur fond de protestations contre les injustices faites à Hammamet et la cabale irréfléchie qui vise le festival de Hammamet et son directeur.
C’est bien dommage que le ministère s’attaque à ses propres institutions et aux cadres qui ont fait leurs preuves sur le terrain. Un cas inédit dans les archives de la culture en Tunisie !
Désormais, les passages piétons de la Marsa seront décorés aux motifs des mergoums berbères.
Dans le cadre de la sensibilisation des enfants, des jeunes et moins jeunes à l'art et à sa démocratisation, Irane Ouanes, enseignante de langue et littérature française, artiste-peintre et sculpteur, lance un appel aux intéressés pour participer à un projet de street art le week-end du 9 et 10 décembre.
Le projet consiste à peindre les passages piétons, avec des motifs inspirés des beaux tapis kilim berbères. Cela inciterait les voitures à céder le passage aux piétons et ornerait nos rues.
Le projet se déroulera dans une première étape à la Marsa, précisément devant les écoles et collèges avec la participation des élèves et parents.
La participation, ouverte au grand public sur inscription, est gratuite.
Pour commencer, que désigne réellement le terme » baldi/beldi » ?
Utilisé dès le début du xixe siècle, le terme beldi, traduit par « tunisois de souche », désigne les élites féodales, religieuses et sociales mises en place pendant la période « moderne », à partir du xvie siècle. On défit généralement cette « baldisation » par l’acquisition d’un dar (maison) dans la médina, d’une boutique dans les souks, d’une oliveraie dans les environs et d’un carré (tourba) dans un cimetière aux portes de la ville (principalement celui du Djellaz).
d'Après nos recherches, ils existent 171 patronymes associés aux familles tunisoises :