Radiotunisiamed

    jeudi 15 novembre 2018

    Les neuroscientifiques affirment que les personnes qui oublient sont en fait très intelligentes

    Les personnes qui oublient sont en fait très intelligentes d’après la science

    « C’est de la mémoire que nait l’expérience chez les hommes ». Aristote Lorsqu’on oublie certaines choses de la vie quotidienne on peut se sentir stupide mais ce qu’il faut savoir est que cela peut arriver à tout le monde et peut être tout à fait normal. Encore mieux, d’après certains scientifiques cet oubli pourrait être un signe d’intelligence à condition qu’il ne s’associe pas à une grande perte de mémoire qui peut être un signe précurseur de certaines maladies mentales.

    Alors que certains peuvent être fiers de leur excellente mémoire, qui est d’ailleurs indispensable lorsqu’on poursuit un cursus scolaire ou professionnel, d’autres s’inquiètent de leurs oublis quotidiens de peur de développer à la longue, des maladies mentales, telles que « Alzheimer ».
    En effet, il nous est tous arrivé à un moment ou un autre de la vie, de nous retrouver dans un supermarché, oubliant ce dont nous avons réellement besoin, de ne plus nous rappeler l’endroit où on a déposé les clés, ou encore de nous rendre dans une pièce de la maison et oublier la raison de ce déplacement.
    Aussi, nous nous interrogeons sur ces petites défaillances de notre cerveau, qui se produisent quotidiennement. Cependant, d’après des études scientifiques, ces petits oublis ne doivent en aucun faire l’objet d’inquiétude. En effet, les chercheurs Paul Frankland et Blake Richards de l’Université de Toronto ont découvert que les souvenirs anciens sont écrasés pour laisser place aux nouveaux souvenirs.
    Selon cette étude, une très bonne mémoire n’est pas toujours liée à une grande intelligence. En fait, c’est plutôt le contraire qui est vrai car il est plus utile, selon les chercheurs, de se souvenir des choses importantes et d’oublier certains détails qui sont futiles. Ainsi oublier les petites choses n’est pas seulement normal mais aussi un signe d’intelligence.
    En sélectionnant les informations, notre mémoire permet une plus grande optimisation de la prise de décision intelligente en n’y stockant que ce qui est vraiment important pour nous et en abandonnant ce qui ne l’est pas.

    Comment cela fonctionne-t-il ?

    Notre cerveau comporte un petit mécanisme appelé « hippocampe » qui permet de stocker les souvenirs. Mais son rôle aussi est de se débarrasser des impressions sans importance pour ne garder que les plus importantes et libérer ainsi la place dans notre mémoire pour les prises de décisions intelligentes et efficaces.
    Ainsi, ce mécanisme a une grande utilité car un cerveau surchargé de souvenirs deviendra indécis ce qui engendrera des conflits dans sa capacité décisionnelle.
    Par ailleurs, dans le monde moderne où nous vivons et avec les progrès technologiques, il serait plus important de comprendre le fonctionnement de la nouvelle technologie que de se rappeler comment faire des tâches sans importance. De ce fait, il nous est permis d’omettre des détails et de libérer notre mémoire puisque nous pouvons trouver facilement tout ce dont nous avons besoin grâce à l’avancée de la technologie.
    Aussi, ne vous sentez pas stupide si vous oubliez certains détails de la vie quotidienne. Sachez que cela est tout à fait normal et que votre espritfonctionne comme il se doit. Toutefois, si ces pertes de mémoire deviennent récurrentes et prennent d’autres  aspects, cela  pourra dénoter un problème plus sérieux.

    Quand devons-nous nous inquiéter ?

    Lorsque nous sommes assujettis à des oublis courants, cela peut paraître normal mais si nous omettons de faire certaines choses importantes, alors nous pouvons parler de perte de mémoire.
    Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de cette perte mémoire, à savoir :
    • Le stress chronique
    • La dépression
    • La ménopause
    • L’abus de drogues ou d’alcool
    • Les troubles de la thyroïde
    • L’hypertension
    • Les traumatismes crâniens
    Cependant, il serait utile de s’inquiéter lorsque certains symptômes apparaissent, comme :
    • Se perdre ou oublier un chemin que nous avons l’habitude de parcourir
    • Ne plus se souvenir de certains lieux que nous visitons fréquemment
    • Ne plus pouvoir décider de certaines choses ou de solutionner des problèmes
    • Ne plus pouvoir réaliser certaines tâches, qu’auparavant nous faisions avec beaucoup de facilité.
    • Ne plus se rappeler de ce que nous avons mangé la veille ou du nom du livre que nous venons de lire
    Ainsi, certains oublis de la vie quotidienne peuvent être classés comme normaux et ne présentent généralement aucune gravité, toutefois les symptômes précités doivent attirer notre attention et nous inciter à consulter un spécialiste. Un diagnostic sera  nécessaire pour savoir si nous développons une dégénérescence à un stade primaire ou tout simplement une perte de mémoire qui sera guérie par un traitement médical adéquat.
    Quoi qu’il en soit, oxygénez votre cerveau en pratiquant de l’exercice physique à raison de 30 minutes par jour, stimulez votre cerveau par des jeux cérébraux et adoptez une alimentation équilibrée. Sans oublier de réduire le stress qui reste prédominant dans la vie de tous les jours.

    La marche aide à régénérer le cerveau : elle élimine les soucis et soigne le stress

    n est souvent opprimé et épuisé par les humeurs négatives, comme l'anxiété et la tristesse, et les soucis quotidiens. La seule façon de se ressourcer et d'échapper à tout cela est de marcher. Cette activité physique, en effet, en plus d'être bonne pour le corps, est également bonne pour le cerveau car elle libère des endorphines et réduit le cortisol, l'hormone du stress. Un groupe de neuroscientifiques de l'Université de Princeton (New Jersey) a mené des recherches sur son rôle thérapeutique, confirmant l'importance de la marche pour se régénérer et mieux vivre au quotidien.
    Certains chercheurs ont mené une expérience sur deux groupes de cochons d'Inde, pour voir si le mouvement affecte réellement positivement le système nerveux. L'un était actif, l'autre sédentaire. L'étude a montré que les cochons en mesure de marcher activaient des "neurones apaisants". Ceux-ci inhibent le niveau d'excitation des cellules nerveuses, responsables, dans notre cas, de l'apparition d'états de stress et d'anxiété. Il a également été établi que la marche peut être un bon remède contre la dépression, précisément parce qu'elle aide à réorganiser l'esprit.
    Il ne suffit pas, cependant, de simplement quitter la maison et de commencer à marcher. En fait, tous les endroits ne sont pas fonctionnels pour la régénération du cerveau. Se promener dans un centre commercial ou en pleine nature sont, par exemple, deux choses bien distinctes. Le premier cas ne permet pas une relaxation complète du système nerveux, tandis qu'avec le second vous avez la possibilité de plonger dans un endroit tranquille, loin du chaos. Le cerveau peut alors momentanément débrancher la prise, se détendre et se recharger pour commencer à affronter la vie quotidienne avec plus d'énergie et sans stress ni anxiété.

    vendredi 12 octobre 2018

    Les Tunisiens poids lourds du Maghreb


    Selon les professionnels de la santé en Tunisie, Il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme concernant le fléau de l’obésité et du surpoids !
    Selon les résultats préliminaires de l’enquête “Tunisian Health Examination Survey- 2016”, révélés en Mai 2017, déjà 64,5% des Tunisiens étaient considérés en surpoids (dont 72,4% sont des femmes) et 30% sont obèses ce qui n’avait pas manqué d’être souligner par l'ancienne ministre de la Santé, Samira Marai Friaa. Le bilan rendu public fin d’année dernière par l’antenne locale de l’OMS (Organisation mondiale pour la Santé) a de quoi interpeller ! En moins de dix ans, le nombre d’obèses en Tunisie aurait donc doublé, rien que cela ! Au niveau mondial, seuls le Mexique, les Etats-Unis et l’Egypte font pire et à l’échelle régionale la Tunisie devance désormais l’Algérie et le Maroc !
    Pas étonnant dans ces conditions de voir pointer les maladies cardio-vasculaires comme première cause des 90 000 décès annuels enregistrés en Tunisie. Les obèses étant plus exposés aux accidents cardio-vasculaires, diabète, troubles respiratoires, l’augmentation du taux de cholestérol dans le sang, l’arthrose et l’hernie discale…
    Pour noyer leurs angoisses, les Tunisiens seraient-ils en train de se gaver ?
    Pour noyer leurs angoisses, les Tunisiens seraient-ils en train de se gaver ? Probablement même s’il est bon de rappeler que l’alimentation excessive est indissociable du fameux « kif » tunisien. Dans notre pays, bien manger c’est surtout manger beaucoup ! Culturellement, Il n’y a pas d’heures pour se nourrir et les portions individuelles servies feraient le bonheur de deux individus en Europe. Alors qu'un repas traditionnel en Europe équivaut en moyenne à 1300 calories, en Tunisie, il faut compter au moins 2500 calories par repas (soit l’apport conseillé par l’OMS pour une journée ! ), avec teneur en sucres (sucres "lents" ou "rapides") et matières grasses garanties à chaque repas !
    Et, compliqué de garder la ligne dans un pays qui figure parmi le top 10 mondial en consommation de sucre, blé ou encore en concentré de tomate et, au premier rang arabe de la consommation d’alcool !
    En Europe, « Mangez 5 fruits et légumes par jour »…En Tunisie « Mangez 5 fois par jour »
    Quand il délaisse le repas traditionnel hypercalorique (plat en sauce, viande, pain et « gazouz »), le Tunisien s’attable pour une collation sucrée (café ou thé plus 3 sucres, dessert…) dans l’un des indénombrables café/salons de thé ou se paie un kif XXL dans l’un des 20 000 snacks et pizzerias que compte le pays. Autre tendance néfaste, la « junk food » (malbouffe) sucrée (biscuits, confiserie…) ou salée (chips, fruits secs…), omniprésente aux étals des petits commerces, dans les rayons des grandes surfaces, a condamné les dernières résolutions favorisant un régime alimentaire équilibré. Quant aux aliments sains (légumes, poissons…) ou allégés en sucre (yaourts, sodas…), ils sont plutôt réservés respectivement aux ménages plus aisés, aux malades, enfants et personnes âgées !
    La sédentarisation dans les villes et un certain mal être social sont les premiers responsables de cette boulimie névrotique. Mais les pouvoirs publics qui subventionnent les prix des produits comme le blé, l’huile de palme, le sucre ou le concentré de tomates, ont indirectement encouragé l’obésité populaire, riches comme pauvres ! Et en l’absence de tout contrôle public et d’une législation adéquate, les grandes firmes de l’agroalimentaire s’en donnent à cœur joie, inondant le marché de produits toujours plus gras ou sucrés et n’hésitent plus à cibler directement jeunes et enfants.
    Dans ce contexte, il devient urgent de considérer l’obésité comme une maladie à part entière puis agir en conséquence. Pas naturel dans un pays où l’embonpoint masculin est encore majoritairement perçu comme un signe d’opulence sociale et l’obésité féminine comme une fatalité maternelle !
    Samir Bouzidi

    2018 : 9 brillants tunisiens diplômés de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)

    http://www.wepostmag.com/2018-9-brillants-tunisiens-diplomes-de-lecole-polytechnique-federale-de-lausanne-epfl/

    Après l’effort le réconfort, pour la remise des diplômes de la prestigieuse Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), 9 jeunes tunisiens brillent de mille feux parmi la promotion 2018.
    Heny Boudabbous [Data science]
    Mahdi Halleb [Génie chimique]
    Khadija Jedidi [Génie chimique]
    Farah Abdellah [Ingénierie Financière]
    Fahd Zarg El Aioun . [Systèmes de communication]
    Yassine Ben Hamadi [Systèmes de communication]
    Aymen Achich [Génie civile]
    Mehdi Attia [Génie chimique]
    Mohamed Salah Ghliss [Microtechnique]
    Après 6 longues années de travail acharné, les jeunes Tunisiens:
    Heny Boudabbous [Data science]
    Mahdi Halleb [Génie chimique]
    Khadija Jedidi [Génie chimique]…
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    mercredi 10 octobre 2018

    Le service Paypal bientôt disponible en Tunisie, selon la BCT



    L’évolution du digital banking et les moyens de paiement était le thème du séminaire organisé mardi 9 octobre 2018 à l’UTICA.
    Dans son mot d’ouverture, le gouverneur de la banque centrale, Marouane Abassi a indiqué que la BCT est en train de constituer une commission qui porte sur la FINTECH, avec pour objectif la maîtrise de cette technique.
    M. Abbassi a déclaré, également, que la Banque Centrale de Tunisie est actuellement à la recherche d’un opérateur international en Fintech, en collaboration avec Ernst & Young et la Banque Mondiale.
    « Cet opérateur aura pour rôle de nous aider, d’ici la fin de l’année en cours, à se lancer dans le e-paiement, à travers différents services, dont le Paypal », a-t-il précisé.

    lundi 8 octobre 2018

    Tunisie : Les recettes touristiques dépassent la barre des 3 milliards de dinars


    Les recettes touristiques cumulées ont dépassé le 20 septembre 2018 la barre des 3 milliards de dinars enregistrant ainsi une envolée de 982 millions de dinars (+48,2%) par rapport à la même date de l’année précédente, selon les indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
    En revanche, le dinar tunisien s’est déprécié de 10% par rapport à l’euro et de 13,3% vis-à-vis du dollar américain entre le 20 septembre 2017 et le 20 septembre 2018.
    Rappelons que la Tunisie a dépassé, à la date du 20 août, le cap de 5 millions de touristes étrangers, selon le chef de cabinet de la ministre du Tourisme.
    O.E.O

    Projet de loi de finances 2019 : Orientations économiques et sociales

    A l’approche de la date du 15 octobre (délai légal pour soumettre le projet de la loi de finances à l’ARP conformément aux dispositions de l’article 66 de la constitution), les rumeurs s’intensifient autour des dispositions budgétaires et fiscales prévues par la projet de la loi de finances 2019.
    Nous vous présentons ici les principales orientations économiques et sociales du nouveau projet de la loi de finances pour la gestion 2019.


    Le projet de la loi de finances 2019 présenté par le gouvernement de Chahed est structuré autour de 5 principaux axes :
    1. Des mesures de relance économique ;
    2. Le développement régional ;
    3. La Promotion de l’emploi et de l’initiative privée ;
    4. Des mesures sociales et enfin ;
    5. La Lutte contre l’économie parallèle et l’évasion fiscale.
    Une série de mesures a été présentée pour chaque axe. Ces mesures seront traduites au niveau du PLF par des ajouts, des amendements ou modifications à apporter à l’arsenal des textes fiscaux en vigueur.
    1- Les mesures de relance économique 
    • Pas de nouvelles obligations fiscales à la charge de l’entreprise et du citoyen: la mesure a été annoncée par le chef du gouvernement. Le PLF 2019 ne prévoit pas d’augmenter la pression fiscale pour les agents économiques. Les entreprises ayant soufferts de l’absence de la stabilité fiscale et par conséquence, du manque de visibilité à moyen et long terme.
    • Unification du régime fiscal privilégié des secteurs à forte valeur ajoutée : l’objectif étant un rapprochement du régime fiscal des entreprises locales et celui des entreprises exportatrices pour certains secteurs à forte valeur ajoutée et notamment les industries manufacturières et les activités liées aux TIC. Ainsi, il est proposé de soumettre ces activités à un taux d’IS de 13% au lieu des 10% actuel pour les sociétés totalement exportatrices et des 25% pour les sociétés locales.
    • Mise en place d’une ligne de financement concessionnelle au profit des PME : ces entreprises bénéficieront d’une bonification des taux d’intérêt dans la limite de 200 points de base (2%). Les entreprises éligibles sont celles qui répondent à la définition de PME conformément aux dispositions du décret 2015-51 relatif à la fixation des modalités d’organisation, de fonctionnement et des méthodes d’intervention du fonds de soutien des petites et moyennes entreprises et qui ne sont pas exclus du droit au bénéfice des avantages fiscaux conformément aux dispositions de la loi n° 2017-08.
    • Incitations fiscales et sociales au profit des PMA : et ce par la reconduction des dispositions de l’article 13 de la loi de finances 2018 (exonération de l’IRPP ou de l’IS pour les entreprises créées en 2018 et 2019) pour inclure les entreprises créées en 2020 et par la prise en charge de la contribution patronale au régime de la CNSS par l’Etat pendant une période de 10 ans à partir de l’entrée en activité des entreprises opérant dans les secteur du textile-habillement et cuir-chaussures et établies dans des zones de développement régional.
    2- Le développement Régional 
    • Dotation supplémentaire de 200 MDT pour le Programme Régional de Développement : Le PRD est un programme annuel doté d’un budget alloué aux gouvernorats qui procèdent à travers les conseils régionaux à la programmation des actions et des projets dans les domaines de l’amélioration des conditions de vie (l’électrification, l’eau potable, les routes et pistes rurales et agricoles, l’amélioration de l’habitat et l’assainissement), la formation professionnelle, la consolidation des opportunités d’emploi à travers les projets de chantiers régionaux, la contribution à l’autofinancement des PME (fonds d’amorçage)…
    • Mise en place de la banque des régions : une dotation de 100 MDT sera consacrée pour la souscription au capital de la nouvelle banque des régions et sa mise en place.
    3- Les mesures sociales 
    • Amélioration de la qualité des services éducatifs : et ce par l’amélioration de la situation sociale des enseignants-suppléants et le recrutement de 7500 enseignants suppléants dans le cadre de contrats à durée déterminée, le recrutement de 850 surveillants et surveillants généraux, la clôture des écoles primaires non encore clôturées et l’approvisionnement de 1000 écoles primaires en eau potable.
    • Amélioration de la qualité des services sanitaires :et ce par le renforcement du cadre médical et para médical et la résolution du problème de l’endettement des établissements sanitaires.
    • Baisse des droits de consommation et de la TVA appliqués aux voitures dites « populaires »

    Sofiène WERIEMI
    Expert Comptable
    Associé AdvAlliance

    samedi 6 octobre 2018

    Le Monde : En Tunisie, controverse sur une mystérieuse « organisation secrète » issue de la mouvance islamiste


    Le parti Ennahda, issu de la matrice islamiste, disposait-il et dispose-t-il toujours d’une « organisation secrète » ? La question agite la scène politique tunisienne depuis la divulgation, mardi 2 octobre, de troublants documents par le comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux figures de la gauche laïque assassinées respectivement le 6 février 2013 et le 25 juillet 2013. Cette double liquidation, perpétrée par des militants armés de la mouvance salafiste Ansar Al-Charia, avait plongé la Tunisie dans une crise gravissime, l’opposition « moderniste » mobilisant la rue pour dénoncer la responsabilité d’Ennahda qui dirigeait alors un gouvernement de coalition (fin 2011-début 2014). Le pays avait frôlé le chaos.

    Depuis lors, les avocats des familles n’ont cessé de dénoncer les insuffisances de l’enquête judiciaire. Ils estimaient que la justice s’était contentée d’identifier les exécutants sans chercher à élargir le champ des responsabilités. Si les documents divulgués le 2 octobre n’établissent pas l’implication d’Ennahda dans les assassinats, ils révèlent l’existence d’une structure de collecte de renseignements, parallèle aux organes de l’Etat, que les avocats du comité de défense présentent comme liée au parti islamiste. Selon eux, cette « organisation secrète » était détentrice d’informations sensibles sur la vie politique et diplomatique de la Tunisie, y compris sur l’activité des salafistes radicaux.
    Aussi déplorent-ils que les documents issus d’archives saisies fin 2013 auprès de cette structure parallèle – et dont une partie est conservée au secret dans une « chambre noire » du ministère de l’intérieur – n’aient pas été exploités par la justice. « Existe-t-il une manipulation pour empêcher la justice de connaître toute la vérité ? », interroge Ridha Raddaoui, avocat membre du comité.
    Ennahda a aussitôt réagi sous la forme d’un communiqué en protestant de son innocence. Le parti présidé par Rached Ghannouchi, qui se définit désormais comme « démocrate musulman », nie s’être jamais livré à des activités « hors du cadre de la loi ». Et il précise que la personne identifiée par les avocats du comité de défense comme le principal animateur de l’« organisation secrète », un certain Mustafa Kheder, condamné en 2016 à huit ans et un mois de prison pour possession illégale de documents d’Etat et de matériel électronique importé sans autorisation douanière, « n’a absolument aucune relation avec Ennahda ».

    Matériel d’écoute électronique

    L’affaire commence le 19 décembre 2013 quand la propriétaire d’un appartement d’Al-Morouj (dans la banlieue sud de Tunis) loué à Mustafa Kheder, ancien prisonnier victime de la répression de Ben Ali devenu gérant d’une auto-école, porte plainte auprès du commissariat du quartier. Elle accuse son locataire d’avoir installé une étrange machine sur la terrasse du logement et de lui en interdire l’accès. La police se rend sur place mais elle est mystérieusement précédée par quatre voitures portant des plaques minéralogiques administratives, qui évacuent à la hâte des caisses de documents. Les policiers découvrent sur la terrasse une déchiqueteuse qui avait servi à détruire des dossiers. Ils saisissent aussi des ordinateurs, du matériel d’écoute électronique (micros-stylos, micros-cravates, montres caméras…) importé de France et quatorze boîtes de dossiers que les précédents visiteurs n’avaient pas eu le temps d’emporter.
    Les caisses de documents volatilisées à bord des voitures administratives se trouvent en fait au service des archives du ministère de l’intérieur. Elle sont entreposées dans ce que les avocats appellent une « chambre noire »,dépourvues de statut légal car aucun certificat de réception n’a été signé. Peu de monde en connaît l’existence. Quant aux quatorze boîtes de dossiers récupérées par la police de Morouj, elles sont versées à la police judiciaire d’El-Gorjani, une caserne proche de Tunis, chargée de l’enquête sur cette affaire de détention illégale de documents d’Etat. Sur ces quatorze boîtes, dix disparaîtront ensuite étrangement, selon Me Raddaoui.
    Cela laisse peu de traces exploitables sur la ténébreuse structure de M. Kheder, qui semblait avoir bien des choses à cacher derrière la devanture d’une auto-école de banlieue. Les avocats du comité de défense de MM. Belaïd et Brahmi parviendront toutefois à avoir accès au matériel informatique saisi et remis au tribunal de première instance de Tunis, en particulier les disques durs externes où avaient été stockées les versions numériques de documents scannés avant d’être détruits dans la déchiqueteuse. La prise est inestimable. Ce sont des pièces issues de ce canal qui ont été révélées lors de la conférence de presse du 2 octobre à Tunis, parrainée par le Front populaire, coalition de partis issus de l’extrême gauche et du panarabisme dont MM. Belaïd et Brahmi étaient des têtes d’affiche. Ces documents sont de deux types : certains ont été obtenus par le sulfureux Kheder auprès d’organes de l’Etat ; d’autres sont de sa propre facture.
    Cette masse d’informations dessine les contours d’une officine se livrant à un travail de renseignement systématique sur les acteurs de la vie publique tunisienne en ces années post-révolution de 2011. M. Kheder était détenteur de listes d’informateurs dans les quartiers du Grand Tunis – « souvent des petits malfrats », selon Ridha Raddaoui – et d’environ « trois cents sécuritaires », principalement des agents affiliés au ministère de l’intérieur. Selon un document cité par Me Raddaoui, des « conseillers sécuritaires »des Frères musulmans égyptiens sont venus à Tunis dispenser des cours de collecte de renseignements sous couvert d’une formation en « agriculture ».

    Salafistes radicaux recherchés

    Les activités de M. Kheder l’ont amené à entrer en contact avec des services secrets étrangers, notamment italiens. Ces derniers avaient sollicité une médiation islamiste tunisienne pour obtenir la libération du journaliste de La Stampa Domenico Quirico, otage en Syrie. Selon Ridha Raddaoui, M. Kheder s’est lui-même rendu à la frontière syro-turque pour participer à la négociation. M. Quirico a finalement été libéré le 8 septembre 2013 – en compagnie de l’enseignant belge Pierre Piccinin.
    Un autre document numérisé par M. Kheder et consulté par Me Raddaoui, un rapport issu du ministère de l’intérieur, rend compte d’une rencontre entre hauts responsables sécuritaires tunisiens et algériens. Il fait état des changements intervenus dans la hiérarchie du ministère algérien de la défense, alors en butte à des tensions avec la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. « Kheder a eu accès à des informations sur les luttes intestines au sommet de la pyramide sécuritaire algérienne », soutient l’avocat.

    Les figures de la gauche tunisienne Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, en 2012.

    Si cette masse de données détenues par M. Kheder révèle une activité de renseignement tentaculaire, il reste que le lien entre cette structure secrète et l’assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’est pas clairement établi. Me Raddaoui estime toutefois que bien des questions se posent au regard de certains documents informant M. Kheder des mouvements à travers la Tunisie des salafistes radicaux les plus recherchés du pays. Parmi eux figurent Abou Ayad, le chef suprême d’Ansar Al-Charia (qui passera en Libye vers mars 2013), Mohamed Aouadi, le chef militaire du groupe terroriste (finalement arrêté le 9 septembre 2013), et le Franco-Tunisien Boubaker El-Hakim, qui rejoindra ensuite en Syrie l’organisation Etat islamique (EI) et sera tué à Rakka en novembre 2016 par un drone américain. Un document en possession de M. Kheder, selon Me Raddaoui, conseille ainsi le « franchissement de la frontière par M. Aouadi en compagnie d’un groupe de sécuritaires ».
    Or ces trois chefs salafistes sont clairement impliqués dans le double assassinat. Le Franco-Tunisien El-Hakim s’était même vanté d’avoir personnellement « tué de dix balles » M. Brahmi. « Est-il normal que de tels documents concernant le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’aient pas été versés au dossier d’instruction ? », interroge Me Raddaoui.
    Alors que gronde à nouveau la controverse – récurrente – sur la responsabilité d’Ennahda dans le climat ayant permis à l’époque les débordements salafistes, le parti riposte en insistant que M. Kheder n’a « aucun lien organique » avec lui. « Il s’agit d’un ancien militaire obsédé par les complots, agissant dans son coin et qui offre ses services sécuritaires à qui veut bien le prendre comme sous-traitant », explique un dirigeant d’Ennahda. Que penser dès lors des documents en sa possession ornés de l’en-tête de la formation ? « Cela veut dire qu’il espionnait même Ennahda. » Une autre question sensible concerne les liens attestés entre M. Kheder et Ridha Barouni, à l’époque membre du bureau politique d’Ennahda chargé de l’administration et des finances. « Ils se sont connus à l’armée, répond le responsable du parti. Il s’agit juste d’une relation personnelle qui n’implique aucun lien organisationnel. » L’énigme Kheder n’a pas fini de planer sur la scène politique tunisienne. Et l’enquête inachevée sur le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi réserve encore peut-être bien des surprises.
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/10/05/en-tunisie-controverse-sur-une-mysterieuse-organisation-secrete-issue-de-la-mouvance-islamiste_5365268_3212.html

    TOPNET, le principal moteur de croissance de la Data fixe en Tunisie


    L’année 2018 s’achèvera bien pour Topnet qui a su largement dépasser tous ses concurrents pour se positionner à la tête du classement des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) en Tunisie.
    En effet, d’après le rapport de l’instance nationale des télécommunications (INT) sur le 1er semestre 2018, Topnet a enregistré une hausse de 59,9% de son chiffre d’affaires (CA) par rapport à la même période en 2017. Son CA est ainsi passé de 22,9 millions de dinars durant le 1er semestre 2017, à 36,6 millions de dinars durant le 1er semestre de 2018.
    Pour sa part, Hexabyte a vu son CA augmenter de 52,4% durant la même période, passant de 3 à 4,5 millions de dinars, dépassant la croissance réalisée par Globalnet dont le chiffre d’affaires a augmenté de 18,2%, passant de 11,4 à 13,5 millions de dinars.
    Concernant le nombre des abonnés ADSL, Topnet reste toujours en tête avec 360 382 abonnés au 1er semestre 2018, suivie de GlobalNet avec 100 553 abonnés et Orange Internet avec 77 692 abonnés.
    Le parc ADSL de Topnet a évolué de 28% et le parc haut débit « Rapido » a augmenté de 123% en une année, Topnet consolide ainsi sa position de leader de l’internet en Tunisie avec une part de marché global de 58% à fin juin 2018, soit une augmentation de 4,4 points par rapport à la même période de l’année précédente.
    Topnet réalise également une croissance importante au niveau du Marché Entreprises avec une part de marché qui atteint 65% pour les accès Fibre Optique, soit une évolution de 2 points par rapport à 2017. Le nombre de clients Pro ayant une connexion fibre optique a quant à lui évolué de 26% en une année.
    La croissance de la Data Fixe Filaire en Tunisie est portée par Topnet de près de 80% sur toute l’année, confirmant ainsi le positionnement de Topnet comme étant l’acteur majeur du haut débit, contribuant au développement de l’économie numérique en Tunisie.
    Cette croissance peut être expliquée par la stratégie suivie par Topnet en matière de promotion du haut débit et de la digitalisation du parcours client.

    mercredi 3 octobre 2018

    DANEMARK: LA NOUVELLE TENDANCE. VIEILLIR ENTRE AMIS PLUTÔT QU’EN MAISON DE RETRAITE. UN EXEMPLE À SUIVRE?


    Le site Fabiosa publie…

    Nous savons que la population mondiale vieillit. On prévoit que d’ici 2050, le nombre de personnes de plus de 60 ans triplera. Pour bien vivre et avoir une bonne qualité de vie, il est possible de faire face à la vieillesse de différentes façons.
    Au fur et à mesure que nous prenons de l’âge, nous pouvons choisir différentes options pour vivre. Certaines personnes sont prises en charge par leurs enfants, tandis que d’autres vont dans des maisons de retraite. Cependant, il y a quand même des personnes courageuses qui ne veulent pas vivre seules etc’est la cohabitation : un programme de logement créé au Danemark, qui valorise les contacts que vous construisez avec vos amis lorsque vous vivez dans une communauté.
    C’est une sorte de village privé où chaque résident ou couple a sa propre maison. Il y a aussi des espaces de vie communs, pour les loisirs, etc.
    Chaque cohabitation a ses propres règles. Ce nouveau modèle fonctionne si bien qu’il existe déjà dans plusieurs pays européens et aux États-Unis.
    C’est génial d’avoir trouvé un moyen pour que les personnes âgées continuent de vivre leur vie pleinement et de rester en contact avec leurs amis. Cela les aide définitivement à rester des membres actifs de la société, et nous les soutenons pleinement !
    À Roskilde au Danemark, 8 amis ont élaboré le projet de vieillir ensemble afin de briser l’isolement. Rejoins dans leur rêve par d’autres, ils sont aujourd’hui 46 dans 26 maisons. Nous y retrouvons Ida et Olga qui tous les matins, été comme hiver, après une séance de gym partent se baigner dans le fjord. Entre préparatifs des repas communs, visite dans un autre cohabitât, les habitants nous expliquent pourquoi la vie en communauté est tellement présente au Danemark. Ici les retraités sont véritablement actifs. Ainsi, un groupe de musiciens se réunit dans une salle de la maison commune pour jouer du rock. Un couple fabrique son schnaps avec les herbes du jardin. Pendant que certains ont choisi de se rendre toutes les semaines dans une maison de retraite afin de promener des personnes âgées en rickshaw, d’autres s’investissent dans des veilles de nuit pendant lesquelles ils distribuent des condoms et des bonbons, faisant ainsi de la prévention auprès des jeunes de la ville.

    lundi 1 octobre 2018

    Quel Avenir pour les Retraites

    RadioTunisiaMed participera à cet événement par la présence de son directeur Mer Slama Lotfi Il présentera son expérience de retraiter

    mardi 25 septembre 2018

    Application du jour pour tablette et téléphone portable : Borrow

    Il vous arrive de prêter ou d'emprunter des affaires à vos amis ? L'application Borrow va vous permettre de le noter afin de ne pas oublier de le rendre ou de le récupérer.

    Borrow est une application soignée, gratuite et qui ne nécessite pas de créer de compte. Notez simplement l'objet que vous avez prêté ou qu'on vous a prêté, comme un outil, un DVD, un livre, une BD, un jeu, la personne, sa catégorie, la date de retour, ajoutez une photo depuis l'appareil photo et validez.

    Le jour où un objet doit être rendu ou réclamé, une notification le signale vous pouvez contacter rapidement votre ami via vos contacts avec un appel, un SMS ou un mail (dans ces deux derniers cas, un message pré-écrit est proposé).

    lundi 24 septembre 2018

    Visite technique: «Ça m’a pris une heure» (Vidéo)

    Visite technique: Ça m’a pris une heure

    «Avant, je prenais un jour de congé pour faire la visite technique, et je n’étais même pas sûr de passer dans la journée. Aujourd’hui, ça m’a pris une heure ». 
    Pour M.J, quadragénaire ayant des dizaines de visites techniques à son actif, la différence est flagrante depuis qu’il a pris un rendez-vous en ligne. Plus de files d’attente interminables devant le centre de visite technique d’El Bokri à l’Ariana. Ni de réveil à quatre heures du matin. Mais quatre couloirs aux délimitations fraîchement peintes en jaune et en blanc, et une plaque bleue et blanche toute neuve pour la file spéciale des rendez-vous en ligne. Le bitume, habituellement étouffé par le mouvement incessant des voitures, respire enfin. Tout comme les milliers de conducteurs qui se rendent dans ce centre très fréquenté, à la croisée des chemins de Béjà, Bizerte et Tunis.

    La digitalisation d’une procédure rétrograde

    Depuis le 3 septembre 2018, l’ ATTT (Agence Technique des Transports Terrestres)  a instauré la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules. La procédure est simple. Il suffit de se rendre sur le site www.attt.com.tn (lien direct https://www.attt.com.tn/DEV_WEB/prendreunrendezvous.php?code_menu=73&code_p=4 ) et de payer les frais, s’élevant à 5 DT. Le service est actuellement disponible à deux endroits à Tunis : le centre d’El Bokri à Ariana et les deux centres de véhicules légers et de poids lourds de Séjoumi. 
    Deux semaines après son lancement, qu’en est-il de cette initiative numérique de l’ATTT? 

    Un contrat gagnant-gagnant

    « La visite technique commence à midi et finit à 16h. La prise de rendez-vous en ligne se fait dans des délais allant d'une heure à 15 jours avant le rendez-vous», nous confie Atef Mekki, directeur du centre technique d’El Bokri à Ariana. « En fonction de l’affluence du centre et de la disponibilité horaire, le client choisit un rendez-vous  à l’heure qui lui convient. Il évite ainsi l’étape la plus pénible de la visite, à savoir la longue attente avec sa fameuse file que connaissent tous les usagers ». 
    « Le lancement de ce service a bénéficié à l’ensemble de l’opération à tous les niveaux, autant pour les clients que pour les agents assurant la visite. Cette nouvelle organisation a ainsi permis d’augmenter la productivité du personnel, de faciliter la gestion des files d’attentes et d’améliorer le confort et la satisfaction des clients, avec la réduction du temps attente. »

    Efficacité et affluence

    « Depuis le 3 septembre, début de la prise de rendez-vous en ligne, 378 voitures ont été évaluées en 12 jours. Cela fait une moyenne de 32 voitures par jour, hors week-end et jours de fête.»
    A l’échelle nationale, vingt-six centres de visite technique de l’ATTT sont répartis sur tout le territoire. A savoir que pour 2017, le total du parc de véhicules toutes catégories confondues en Tunisie représente 2 112 100 véhicules. 
    Au cours des deux dernières années, en analysant le nombre des premières immatriculations par genre et année, nous pouvons remarquer une augmentation au niveau du nombre total de voitures particulières. En effet, d’après un rapport de l’ATTT à propos de l’évolution du parc de véhicules en Tunisie entre 2011 et 2017, il y a eu une augmentation significative du nombre d’immatriculations (38 561 en 2015, 41 761 en 2016, soit une augmentation de 8,30 %) et entre 2016 et 2017 (41 761 en 2016, 45 884 en 2017, soit une augmentation de 9,87%). Avec l’augmentation du nombre de voitures particulières, l’affluence est particulièrement forte sur les centres. 

    Projets de l’ATTT

     Cette initiative demeurera-t-elle limitée à ces deux centres ou va-t-elle se généraliser ? 
    « Pour l’instant, l’opération est un succès et nous espérons la voir s’étendre à d’autres centres après une évaluation plus large de son impact sur les deux centres recevant un grand nombres de visites sur le grand Tunis»,  nous a déclaré Mabrouk Mimouni, directeur régional de l’ATTT à l'Ariana. « Concernant nos projets, nous envisageons la construction d'un centre de visite technique à Utique ».

    http://www.leaders.com.tn/article/25531-visite-technique-ca-m-a-pris-une-heure?nuid=0&did=0

    dimanche 23 septembre 2018

    الايقاف التحفظي كمدخل الى احترام حقوق الانسان و تطبيق العدالة


    En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes


    En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes
    Le progrès est en marche pour éliminer pour toujours l’écriture de nos vies. À l’automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n’avaient plus besoin d’écrire à la main. Et les scientifiques suédois pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d’écrire des lettres calligraphiées. Pourtant, les recherches affirment qu’en renonçant à l’écriture manuelle, on perd non seulement l’occasion d’écrire une lettre au Père Noël, mais aussi des choses beaucoup plus importantes.
    Chez Sympa, nous avons découvert les conséquences que pouvaient avoir la perte de l’écriture manuelle sur 7 compétences importantes, et nous t’expliquons pourquoi il est important de pratiquer la calligraphie au moins une ou deux fois par semaine.
    1. La motricité et la coordination se détériorent, et on lit moins bienLorsque l’on écrit à la main, on active les zones du cerveau responsables de la formation du langage et de l’interprétation des sensations. Chez les individus qui n’ont pas cette capacité, ces zones sont trop rarement activées.
    En outre, nous avons dans notre cerveau une zone appelée Aire de Broca, située dans le cortex cérébral des grands hémisphères, responsable de l’assemblage des lettres en mots et de leur compréhension, c’est-à-dire la capacité à lire et écrire. Grâce à l’écriture manuscrite, ce centre se met aussi à fonctionner. Sur la base de ces faits, les scientifiques de l’Université Stavanger en Norvège ont conclu que la capacité à écrire rapidement facilite la lecture, et vice versa : les personnes qui lisent lentement ont tendance à écrire plus difficilement.
    2. Ceux qui écrivent peu et mal mesurent moins bien à l’œil nu
    En Chine et au Japon, les calligraphes étaient souvent engagés comme archers. En plus de la capacité à concentrer leur attention pendant longtemps sur un seul objet, et la grande précision de leurs gestes, la souplesse des mouvements était importante. De même qu’un trait sur une feuille de papier, on ne peut pas rattraper une flèche mal tirée.
    3. On est moins apte à comprendre un texte manuscrit
    Pour ceux qui n’écrivent que très peu ou pas du tout à la main, la compréhension d’un texte écrit sera beaucoup plus compliquée. Bien sûr, dans notre monde moderne, ce n’est pas si grave, mais il va manquer un entraînement cérébral supplémentaire. As-tu déjà ressenti l’effort que l’esprit doit faire lorsqu’il doit lire, par exemple, un texte écrit par un élève de CM2 ? Le cerveau, de même qu’un ordinateur, a plus de mal à reconnaître le texte écrit à la main. En lisant des caractères imprimés, les centres du cortex des hémisphères cérébraux fonctionnent moins, parce que nous comprenons tout et n’avons pas besoin de connecter la pensée associative et de distinguer les lettres.
    4. On fait moins attention à l’orthographe, à la ponctuation et à la grammaire
    Dans tous les gadgets, navigateurs et documents en ligne, il existe une fonction de correction automatique. Il est devenu inutile d’apprendre à épeler correctement le mot “conscience”, ou la règle du pluriel des mots composés, ou d’autres règles d’orthographe, puisque aujourd’hui, en moyenne, on n’écrit à la main qu’une seule fois par semaine tout au plus.
    C’est difficile à admettre, mais l’écriture d’un individu instruit, qui peut encore transmettre une information sans ordinateur, sera non seulement quasiment illisible, mais comportera en plus de nombreuses erreurs grammaticales.
    Bien qu’à l’avenir savoir écrire sans fautes d’orthographe puisse s’avérer inutile, la diversité des compétences et des connaissances n’affecte-t-elle pas positivement le développement de l’intelligence humaine ?
    5. Sans l’écriture, on est moins capable d’exprimer ses pensées avec des mots
    L’écriture sur ordinateur s’apparente à un flux de pensées, tandis que l’écriture manuscrite est la forme la plus élevée de la pensée abstraite. Lorsque l’on tape sur un clavier, on sait que l’on peut toujours changer une partie de la phrase, qu’il s’agisse d’un changement de genre, de nombre, ou la forme d’un verbe.
    Mais lorsque l’on écrit à la main, on doit penser à la phrase entière dans son esprit, et seulement ensuite, l’écrire : personne ne veut répéter ce processus. C’est très simple : la création d’un texte manuscrit nous fait penser de façon plus large, et engage notre raisonnement abstrait. Et il faut conserver cela.
    6. L’imagination est plus limitée
    Les individus qui écrivent un texte à la main perçoivent mieux son sujet que ceux qui l’écrivent à l’aide d’un clavier. En prenant des notes sur l’ordinateur, les élèves ont tendance à écrire tout ce que le professeur dit. Et la plupart de leur énergie est consacrée à l’écriture de l’ensemble du discours, mot pour mot, au lieu de réfléchir et de synthétiser ce que dit l’orateur.
    7. L’apprentissage et la mémoire se détériorent
    © unsplash © depositphotos
    De nombreuses études indiquent qu’on se souvient mieux d’un texte écrit à la main, car la personne exprime des pensées de base et met en évidence les points principaux pendant le processus d’écriture. Cela a aussi été confirmé par les expériences des psychologues américains Pam A. Mueller et Daniel M. Oppenheimer.
    Les scientifiques ont constaté que dans les notes manuscrites, les étudiants modifient les phrases et expriment les idées de telle sorte qu’il leur est plus facile de les retranscrire et de s’en souvenir ; sur un ordinateur, ce processus intellectuel n’a pas sa place. Il s’avère que le cerveau des étudiants qui utilisent des appareils électroniques de prise de notes n’est pas stimulé pendant le cours, mais seulement la veille de l’examen, au moment de réviser. Pourtant, un meilleur apprentissage est garanti par des stimulations modérées et régulières, plutôt que par une stimulation exceptionnelle et intense.
    On a tendance à penser que la société est constamment sur la voie de l’amélioration et du progrès. Que toute capacité perdue est forcément une évolution vers l’avant. Mais l’abandon de l’écriture pourrait être un contre-exemple. Les heures économisées sur l’écriture manuelle seront à peine suffisantes pour acquérir d’autres compétences importantes, utilisables tout au long de la vie, et ayant autant d’impact sur l’esprit que l’écriture manuscrite.