Pour commencer, que désigne réellement le terme » baldi/beldi » ?
Utilisé dès le début du xixe siècle, le terme beldi, traduit par « tunisois de souche », désigne les élites féodales, religieuses et sociales mises en place pendant la période « moderne », à partir du xvie siècle. On défit généralement cette « baldisation » par l’acquisition d’un dar (maison) dans la médina, d’une boutique dans les souks, d’une oliveraie dans les environs et d’un carré (tourba) dans un cimetière aux portes de la ville (principalement celui du Djellaz).
d'Après nos recherches, ils existent 171 patronymes associés aux familles tunisoises :
La 9ème édition de la conférence «FTTH Council MENA 2017» organisée du 21 au 23 Novembre 2017 à Tunis sous le patronage du ministère des technologies et économie digitale sous le thème «FTTH, Empowering the Digital Vision», a été l’occasion pour les différents acteurs publics et privés, sur le marché domestique et régional, d’exposer leurs visions quant au déploiement de la FTTH et son évolution, notamment en Tunisie.
La mutualisation, pour un déploiement optimisé de la Fibre Optique
Aref Gdoura, Sous-Directeur chargé FTTH chez Tunisie Telecom est revenu sur la stratégie de déploiement de la Fibre Otique chez l’opérateur historique. Il a précisé que Tunisie Telecom a commencé à investir dans cette technologie à destination des entreprises en 2008 et dans les quartiers résidentiels en 2010. “Aujourd’hui nous comptons 40.000 prises ready to connect”, a-t-il annoncé.
Orange Tunisie représenté par sa responsable Regulation & Wholesale, Imen Atallah, a d’abord fait savoir que 70% des Tunisiens abonnés à l’ADSL disposent d’une connexion internet de 4 Méga et que la Fibre Optique est la seule solution pour couvrir les besoins en connexion mobile 4G. “Or, l’équation économique n’est pas sans enjeux. La FTTH (Fiber to the Home) est très couteuse”, a-t-elle indiqué.
“Déployer cette technologie nécessite une mutualisation des efforts. Il faut donc que les opérateurs arrêtent de déployer la Fibre distinctement et plutôt aller, d’abord vers un partage de la fibre existante, et ensuite réfléchir sur un plan d’action permettant de mutualiser et synchroniser le déploiement de cette technologie”, a recommandé Imen Atallah.
Hichem Besbes, le Président de l’Instance nationale des télécommunications, également invité de ce panel, a rejoint la responsable Regulation & Wholesale chez Orange Tunisie, sur la nécessité de partager les infrastructures. Il a signalé dans ce sens que “l’INT travaille actuellement sur les règles de partage de l’infrastructure”.
2018, l’année de la transition légale
Lors de la session inaugurale de cette conférence, le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, Habib Debbabi, a rappelé que la Tunisie a fait un premier pas vers la transition numérique en lançant l’initiative collaborative Tunisie 2020.
Il a indiqué que cette stratégie repose sur plusieurs piliers. “L’infrastructure est le premier pilier de la transition numérique. C’est pourquoi l’année 2017 a été dédiée à l’amélioration et le renforcement de l’infrastructure des télécoms. Pour ce faire l’Etat a investi 200 millions de dinars en infrastructures et a décidé l’octroi d’une licence d’opérateur d’infrastructures”, a affirmé Habib Debbabi.
“Outre cet investissement, l’Etat a alloué 45 millions de dinars pour connecter les administrations. D’ici décembre 2017, nous aurons connecté 550 administrations et établissements à caractère administratif sur la capitale et dans les régions”, a-t-il ajouté.
Le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique est également revenu sur la signature d’un contrat avec l’opérateur historique Tunisie Telecom pour la couverture des zones blanches. “Ce contrat est d’une valeur minimale de 35 millions de dinars et peut aller jusqu’à 45 millions de dinars”, a-t-il précisé.
Quant à l’octroi des licences IoT (Internet of Things), Habib Debbabi a signalé que 42 entreprises se sont présentées pour l’obtention d’une licence pour le développement des objets connectés.
Le 2ème pilier de la transition numérique est selon Habib Debbabi, le cadre légal et législatif. Il a assuré dans ce sens que l’année 2018 sera entièrement dédiée à la transition légale et la création d’un Code du numérique susceptible de faire de la technologie un outil économique et social qui rompt avec les codes de l’économie classique créés dans les années 60/70.
Le Secrétaire d’Etat à l’Economie numérique a également fait savoir que l’Etat œuvre actuellement pour accorder à l’opérateur historique Tunisie Telecom un nouveau code lui permettant de renforcer sa compétitivité et ainsi faire face à la rude concurrence sur le marché domestique.
Habib Debbabi a par ailleurs réitéré que l’un des piliers incontournables de la transformation numérique demeure l’éducation, la formation et l’enseignement. “Les universités tunisiennes produisent chaque année 13.000 spécialistes du numérique. Cela dit, notre objectif n’est pas quantitatif mais plutôt qualitatif. Nous souhaitons que les jeunes diplômés, en quittant les bancs de l’école, soient immédiatement opérationnels et n’aient aucun besoin en formation complémentaire pour se lancer dans la vie professionnelle”, a-t-il conclu.
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le philosophe allemand Wilhelm Schmid vient de publier un essai intitulé Le Bonheur. Alors que le sujet de philosophie proposé aux élèves de terminale S est «Vivons-nous pour être heureux ?», FigaroVox lui a demandé sa définition du bonheur.
Wilhelm Schmid vit à Berlin et enseigne la philosophie à l'université d'Erfurt. Le Bonheur (Éditions Autrement), court opus devenu un succès international, est son premier livre traduit en français.
Un deuxième type de bonheur a toutefois une signification encore supérieure pour l'homme moderne : le bonheur du bien-être.
Wilhelm Schmid. - Il existe trois types de bonheur. Il y a tout d'abord le bonheur fortuit qui doit beaucoup au hasard, à la bonne fortune et qui joue un rôle notable tout au long de la vie. Des événements favorables vous arrivent de manière imprévue. L'ouverture d'esprit peut donner des ailes au hasard favorable, lui donner une chance, même s'il reste impossible de disposer de lui.
Un deuxième type de bonheur a toutefois une signification encore supérieure pour l'homme moderne: le bonheur du bien-être. Dans le monde contemporain, quand les gens cherchent le bonheur, ils entendent le plus souvent par là une volonté de se sentir bien, de s'amuser, de faire des expériences agréables, de ressentir des envies et des plaisirs, d'avoir du succès, bref: de vivre tout ce qui est considéré comme positif. La société moderne de l'amusement eût été parfaitement impensable sans quête du bonheur entendue dans ce sens. Non qu'il puisse être répréhensible d'éprouver des plaisirs et d'être libéré de ses douleurs. Le problème est que ce genre de bonheur ne dure jamais longtemps. Il a son temps, le «bon temps» d'un bonheur, il réserve des instants heureux pour lesquels l'individu doit se garder ouvert. Une tasse de café qui sent bon et a bon goût est un moment de bonheur de ce type. Ce bonheur a sa signification. Il est judicieux d'en faire usage.
Mais seul l'art de vivre philosophique est capable d'éviter à un homme de résumer toute sa vie à un unique bonheur de bien-être. Il le prépare en temps utile au fait qu'il y aura d'autres temps, que tout ne peut pas être à tout moment empli de plaisir et que l'on ne parvient jamais à être totalement libéré de la douleur physique et psychique. Lorsqu'on a compris cela, on peut rechercher un bonheur plus durable que j'appelle bonheur de la plénitude et qui passe par la quête de sens.
Un indice du bonheur national brut a été créé par l'ONU. Le bonheur peut-il se mesurer? A-t-il la même signification dans tous les pays?
Le bonheur ne peut évidemment pas se mesurer de manière générale, d'autant plus qu'il est très subjectif et que ses représentations varient selon les cultures. Par exemple, dans le bouddhisme, le bonheur signifie être en accord avec son destin, alors que dans la culture moderne occidentale la recherche du bonheur implique au contraire de corriger son destin. Ces deux visions du bonheur sont tellement contradictoires qu'on ne peut pas les comparer.
L'un des problèmes du bonheur de bien-être est l'excès dans l'attitude d'attente : plus l'espoir d'une vie « positive » est grand, plus il devient difficile de vivre avec une réalité négative.
Dès le Ier siècle après J.-C., Sénèque écrit: «Tous les hommes recherchent le bonheur.» Le bonheur est-il revendiqué depuis toujours, ou sa quête effrénée est-elle symptomatique de notre époque?
Les gens ont toujours cherché le bonheur, mais pas toujours avec la même intensité. L'époque contemporaine se caractérise par la recherche immédiate et permanente du bonheur par le bien-être, notamment dans les relations amoureuses. Malheureusement, cet état de bonheur permanent est impossible à atteindre. Les gens sont donc déçus et se séparent. Les gens modernes ne sont pas préparés aux périodes ordinaires de la vie, ils ont du mal à affronter les périodes tristes, grises, quotidiennes dans lesquelles le plaisir doit retrouver des forces. L'un des problèmes du bonheur de bien-être est l'excès dans l'attitude d'attente: plus l'espoir d'une vie «positive» est grand, plus il devient difficile de vivre avec une réalité négative. L'autre problème que pose le bonheur du bien-être est la minimisation de la douleur qui débouche sur une tentative visant à l'éliminer: les douleurs doivent disparaître de la vie humaine. Vouloir les évacuer peut cependant mener non seulement à la perte de l'expérience du contraste qui, seule, rend le plaisir sensible, mais aussi à la perte totale des points de repères dans l'existence.
Dans l'ère moderne, le manque de bonheur n'est pensable que comme une sorte de maladie qui doit être soignée par tous les moyens sous peine de mort, avant tout de mort sociale, car personne ne veut avoir autour de soi des gens qui « n'ont pas la pêche».
Les guides du bien-être se multiplient et le thème du bonheur est devenu un véritable marronnier dans les médias. Etre heureux est-il devenu une injonction morale? Peut-on parler de tyrannie du bonheur?
Oui, on peut effectivement parler de tyrannie du bonheur. La plupart des thèses et articles sur le bonheur ne précisent pas qu'il ne peut être présent tout le temps. Ils taisent qu'il est également possible de rencontrer le malheur dans le bonheur. Dans l'ère moderne, le manque de bonheur n'est pensable que comme une sorte de maladie qui doit être soignée par tous les moyens sous peine de mort, avant tout de mort sociale, car personne ne veut avoir autour de soi des gens qui «n'ont pas la pêche». Il est toutefois possible que cette conception du bonheur rende justement malheureux, voire malade. Les gens peuvent tomber malades en raison de concepts qui fixent à l'existence des normes tellement élevées que la vie, face à elles, est condamnée à l'échec. La notion moderne de bonheur est l'une de ces normes qui poussent systématiquement les gens dans le malheur.
Dans le rapport sur le classement du «bonheur» par pays, il est précisé que les plus heureux gagnent plus d'argent. L'obsession du bonheur est-elle liée au fonctionnement de l'économie? Sans verser dans la théorie du complot, celle-ci est-elle entretenue volontairement pour nourrir la société de consommation?
Je ne suis pas contre la recherche du bonheur dans la consommation. Mais pourquoi oublier les gens malheureux? Eux aussi ont besoin de produire. C'est également bon pour l'économie.
Très longtemps, le bonheur a été proscrit et la foi voulait qu'il ne puisse être trouvé que dans l'au-delà. La recherche du bonheur durant son existence n'est-elle pas un progrès malgré tout?
D'une certaine manière, la représentation du bonheur comme bien-être vient de la représentation du paradis où les gens sont censés être totalement heureux dans l'éternité. L' «individu moderne» voudrait le paradis sur terre «tout de suite et maintenant» . Cela ne fonctionne pas comme ça. Le paradis est toujours dans l'au-delà, jamais ici.
La Tunisie deviendra membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ce au cours du mois de décembre 2017 comme l’a confirmé Karim Ben Bechern, Directeur du département des affaires politiques et économiques et de coopération avec l’Afrique au sein du ministère des Affaires étrangères, à nos confrères d’Express FM.
Selon ce dernier, il y a une possibilité que cette nouvelle adhésion entraîne l’annulation de visa entre la Tunisie et les 15 pays membres de la CEDEAO qui sont : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert.
Il est à noter que les Tunisiens peuvent déjà se rendre sans visa à Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Togo et au Cap-Vert.
Donc, les pays qui deviendront sans visa pour les Tunisiens sont les 6 pays qui restent : Bénin, Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone.
نشر موقع"TechRadar "المتخصص بالأجهزة الإلكترونية تصنيفا جديدا لأفضل الهواتف الذكية لعام 2017.
وفي المرتبتين الأولى والثانية للتصنيف جاء هاتفا سامسونغ"Galaxy S8" و"Galaxy S8 Plus" " اللذان طرحا منذ مدة، وتميزا بشاشات كبيرة عالية الدقة وهيكل أنيق مقاوم للماء والغبار وميزة التعرف على الوجوه.
أما المرتبة الثالثة فاحتلها هاتف"Google Pixel 2" الذي تميز بسرعة الأداء المعهودة في هواتف غوغل والكاميرا التي صنفت ك "أفضل كاميرا هاتف ذكي طرحت هذا العام"، إضافة إلى الشاشة المتميزة.
ورابعا جاء"iPhone X" أحدث هواتف"آبل" الذي طرح مؤخرا، وتميز بشاشته التي أتت على كامل الواجهة الأمامية بالإضافة لميزة التعرف على وجه المستخدم لفتح وإقفال الجهاز بصورة آمنة، والكاميرا الخلفية المزدوجة القادرة على التقاط أفضل الصور حتى في ظروف الإضاءة السيئة نقلا عن "روسيا اليوم".
وفي المرتبتين الخامسة والسادسة، جاء"Huawei Mate 10 Pro" و"Samsung Galaxy Note 8"، يليهما جهازا"LG V30" و"LG G6" في المرتبتين السابعة والثامنة.
كما احتل هاتف آبل"iPhone 8plus" المرتبة التاسعة، يليه الهاتف الصيني المميز"OnePlus 5" المصنف من أفضل الهواتف التي طرحتها الصين هذا العام.
Les mauvaises nouvelles en provenance du Centre culturel international de Hammamet se confirment. Sauf miracle, le CCIH pourrait perdre jusqu’à 70% de son budget actuel et entrer dans l’année 2018 avec un lourd handicap.
En effet, le projet du ministère des Affaires culturelles consiste à amputer les finances du centre de 70% de son budget, avec les répercussions qu’on peut imaginer sur ce fleuron culturel et aussi sur la haute tenue du festival international de Hammamet.
C’est comme si le ministère cherchait à faire coup double contre son propre camp. Sinon quelle mouche a piqué les décideurs pour qu’ils s’acharnent à mettre à genoux une institution qui marche et constitue un précieux acquis?
On semble naviguer entre démarche absurde et projets irrationnels car rien ne pourrait justifier pareille mesure. Plus symptomatique d’un malaise qui ne dit pas son nom, cette mesure a été prise sans consultation préalable et contre toute logique.
Le ministère ferait coup double contre son camp en mettant à mal l’une de ses institutions les plus performantes et en brisant l’élan du festival de Hammamet unanimement considéré comme le dernier des grands événements culturels de l’été.
La raison saura-t-elle prévaloir? Comment sortir de cette impasse? Pourquoi cet acharnement contre le CCIH? Un peu plus de transparence quant aux motifs qui poussent le ministère à agir de la sorte devrait être de mise, ne serait-ce que pour éviter les rumeurs les plus folles qui parlent de tentative de vendetta et de passage du CCIH au privé à court terme.
Personne n’a intérêt à ce que le CCIH soit à genoux et il est incompréhensible que ce soit la tutelle qui cherche à handicaper sa propre institution-modèle.
En attendant que la situation se clarifie, les milieux artistiques et la société civile sont vivement inquiets, surtout dans un contexte où la culture devrait se déployer plus largement et ses vecteurs mieux soutenus.
Dans une récente publication le fondateur de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed, a estimé que la situation de la Tunisie est plus qu’alarmante estimant que “La Tunisie est prise dans un cercle vicieux dont son gouvernement se révèle incapable de l’en sortir”.
il cite le déficit du commerce extérieur pour 2017 qui devrait atteindre 15 milliards de dinars (plus de 5 milliards d’euros), avec des exportations qui ne représentent plus que 62,7% des importations.
L’inflation qui grignote le pouvoir d’achat des Tunisiens, une monnaie qui perd à grande vitesse sa valeur par rapport à l’euro (25%) et au dollar américain (15%).
Une dette extérieure qui explose, avec un service de la dette qui représenterait 25% des exportations en 2017.
Béchir Ben Yahmed estime que “les Tunisiens ne voient aucune issue, ne croient plus que les hommes et femmes qu’ils ont portés au pouvoir soient en mesure de remettre le pays au travail, de faire revenir la croissance économique”.
La visite du chef du gouvernement Youssef Chahed au Maroc pour coprésider avec son homologue marocain Saad Eddine El Othmani la haute commission mixte tuniso-marocaine a été couronnée par la signature de plusieurs accords de coopération dans différents secteurs. Au cours de cette visite de travail, Chahed a eu une série d'entretiens bilatéraux avec le chef du gouvernement marocain, le président du parlement, Habib El Melki et le président de la chambre des conseillers, Abdelhakim Benchamach.
Toutefois, la rencontre programmée avec le Roi Mohamed VI a été déprogrammée à la dernière minute en raison, dit-on, d’un malaise subit de Mohamed VI qui a été remplacé du pied levé au cours du repas d’Iftar par son premier ministre. D’ailleurs, l’Agence officielle marocaine MAP a rapporté que » le Roi Mohammed VI, a offert, dimanche à Rabat, un Iftar en l’honneur du chef du gouvernement tunisien, M. Youssef Chahed, en visite de travail dans le Royaume, présidé par le chef du gouvernement, M. présidé par le chef du gouvernement, M. Saad Eddine El Othmani».
Selon une source bien informée, la déprogrammation de la rencontre de Youssef Chahed avec Mohamed VI est due essentiellement à une divergence de vues entre les deux délégations tunisienne et marocaine à propos de l’affaire du Sahara occidental. Les marocains ont inclus un paragraphe dans le communiqué final stipulant que les « deux parties reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental », chose que Youssef Chahed a catégoriquement refusé. La position tunisienne sur ce dossier épineux qui envenime les relations entre Rabat et Alger a toujours été marquée par la neutralité et elle est restée la même depuis le déclenchement du différend entre les deux parties. Et ce n’est pas aujoud’hui que la Tunisie va faire pencher la balance du côté d’un pays au détriment de l’autre. En plus de cela, explique notre source, la question des relations étrangères est du ressort du président de la république et la visite du chef du gouvernement ne revêt pas un caractère politique ni diplomatique non plus. C’est une visite de travail dans le cadre de la coopération entre les deux pays et elle a pour objectif essentiel d'enrichir « le cadre juridique organisant les relations bilatérales entre les deux pays », à travers la ratification de plusieurs documents juridiques relatifs aux domaines économiques et aux ressources humaines.
Il est à rappeler que la Tunisie a voté lors du sommet africain à Adis Abeba au mois fin janvier dernier pour le retour du Maroc dans l’organisation de l’Union africaine. 39 membres de l’Union, sur 51, se sont alors prononcés pour l’admission sans conditions du Maroc, après une absence qui a duré plus de trois décennies.
Oui, la voici dans toute sa splendeur. Ronde et épaisse comme une poule dodue.Qui n'a pas connue cette merveille ne sait pas le vrai gout du Msoki et de bien d'autres délices de Pessah. Mais avant de vous en décrier quelques unes, laissez-moi vous racontez ce qu'elle me rappelle. Tout d'abord son arrivée à la rue Glatigny , C’était pour moi comme une aventure. Je ne sais pas pourquoi excepter que nous voulions être les premiers a les goutter. Comment? C'était tout simple. Il y avait toujours un ou deux paquets déchires et nous pouvions nous régaler. C’était un grand Kif.
Ces galettes étaient de prés de 25 centimètres de diamètre et 8 millimètres d’épaisseur. Un vrai argument de pas. Voila pour son introduction. Celles aujourd’hui,ne sont pas a la hauteur.
Maintenant ses usages : Le tout premier et le plus connu est son utilisation ou plutôt ce qui fait le Msoki. Sans la galette il n'y a pas de Msoki...et sans elle ce n'est pas la veille de Paque. Le deuxième usage est spécialement pour les vieillards sans dents. Pour cela, on les trempe d'abord dans de l'eau et les place sur le couvercle d'une marmite pendant la cuisson pour les ramollir. Le troisième usage était pour la préparation de notre petit déjeuner. Pour ceux qui ont vécu cette expérience ils se rappellent de lisage du Mahez pour les écraser et les mettre dans notre bol de café au lait. Un délice. Le quatrième est bien sure le morceau que l'on place dans la feuille de laitue durant le Seder. Mais il était souvent remplacé par un morceau de bouchon de liège comme une farce que l'on pratiquait sur les jeunes filles.
Tout cela fait partie de nos souvenirs d'enfance qu'on aime bien se rappeler.
La ville de Tunis était munie de deux enceintes. Le premier de ces remparts entourait la médina proprement dite et le second les faubourgs de la ville.
Ces portes des faubourgs étaient au nombre de dix et étaient équitablement réparties entre les faubourgs nord et sud de la ville.
Les portes du faubourg nord sont Bab El Alouj, Bab Bou Saadoun, Bab Sidi Abdesslem, Bab El Assel et Bab El Khadhra. Les plus importantes de ces portes étaient Bab El Khadhra qui commandait les routes de Carthage et de l’Ariana, et Bab Bou Saadoun qui donnait accès à la route du Bardo puis à celles du Kef, Béja et Bizerte.
Bab El Khadhra qu’on peut traduire par Porte de la Verdure était jadis entouré de jardins et de champs verdoyants. Plutôt étroite, la porte historique a été remplacée en 1881 par l’ensemble monumental que nous connaissons, avec ses deux portes solidaires.
Le même changement avait d’ailleurs été entrepris la même année pour substituer à la porte ancienne de Bab Saadoun qui n’avait qu’une seule baie, la porte actuelle qui en a trois. Le nom de cette porte est celui d’un saint personnage qui vivait dans les environs au quinzième siècle.
Pour le faubourg sud, les portes étaient aussi au nombre de cinq et avaient les noms suivants: Bab Sidi Abdallah, Bab Sidi Kacem, Bab El Gorjani, Bab El Fellah et Bab Alioua. Malgré leur importance, ces portes ont disparu depuis la fin du dix-neuvième siècle.
A la veille de la commémoration, ce jeudi 6 avril du 17ème anniversaire de la disparition du Président Habib Bourguiba, Leaders a pu accéder, grâce aux Archives nationales, à un document significatif. Il s’agit d’une lettre adressée le 21 août 1941 par le Combattant suprême, alors captif à Fort Saint-Nicolas, en face de Marseille, à sa fidèle épouse Moufida, livrée à Tunis, à son sort de femme de prisonnier. Bourguiba lui demandait « de nouveaux sacrifices », particulièrement d’ancrer leur fils Bibi dans son terreau familial à Monastir et de l’emmener dans la maison de ses aïeuls et les sénias avoisinantes. « C'est autour de tels souvenirs, lui écrit-il, que se cristallisera plus tard l'amour de la petite patrie, élément fondamental de l'amour de la grande. Or le patriotisme est, avec la religion, ce qu'on a trouvé de mieux jusqu'ici pour ennoblir l'homme, pour développer en lui l'esprit de sacrifice, le sens du dévouement, l'amour de ses semblables, sans lesquels il serait réduit à la condition de brute. ». « Je ne t'en aimerais que davantage », lui affirmera-t-il.
Nous sommes en pleine deuxième guerre mondiale. Une grande partie de la France est occupée par les forces de l’Axe. Arrêté le 8 avril 1938 à Tunis et condamné pour conspiration contre la sûreté de l’Etat, Bourguiba est transféré le 26 mai 1940 dans cette citadelle-prison, avec comme compagnon de cellule Hédi Nouira. La nourriture manque terriblement et les conditions d’écrou sont lourdes à supporter. Du fond de sa geôle, Bourguiba, comme pour se réconforter, il se réfugie dans ses souvenirs d’enfance. C’est à Moufida et à Bibi qu’il pense le plus, ce 21 août 1941. Culpabilisé par les conséquences des « absences fréquentes du père » sur l’éducation de son fils, craignant qu’il viendrait à mourir en prison sans l’avoir suffisamment nourri de la sève familiale, il en adjure son épouse.
Une lettre intime, d'amour à Moufida, à Bibi, à Monsatir et à la "grande patrie", qui nous révèle une autre facette de Bourguiba. On ne découvrira jamais assez la profondeur de sa pensée.
Lettre à Moufida Le jeudi 21 août 1941
Très chère, Nous avons reçu le même jour — mardi 19 mai - la lettre de Bibi du 3 août avec la tienne, et mon frère ta lettre du 5. Elles ont mis une quinzaine de jours pour nous arriver. Ce n'est pas le record bien entendu, mais c'est tout de même un peu trop pour des lettres par avion. Bien plus, il est presque certain qu'une de tes lettres — celle où tu me parles de Mohammed et des raisons pour lesquelles « tu es partie seule à Ras Djebel avec Bibi »- a « sauté ». D'ailleurs, je ne désespère pas de la recevoir un jour car je ne crois pas que la question Mohamed puisse intéresser les services de la censure militaire.
Quant à l'histoire Férid-Jamila, etc., je n'y attache pas une bien grande importance encore que l'attitude de Férid à Ras-Djebel eût gagné à être moins réticente. Mais il ne faut pas être trop exigeant de ce côté. Férid est un grand timide. Il devient maladroit à force d'être timide. Je t'ai dit qu'il y a là une question de tempérament ; et le tempérament c'est le domaine où la volonté a le moins de prise. Il faut bien savoir prendre les gens comme ils sont. Moi, toutes ces petites cachotteries cousues de fil blanc me font sourire. Je ne les prends jamais au tragique. Tâche de faire comme moi, surtout que nous avons bien d'autres sujets d'inquiétude qui méritent de retenir l'attention. On devient indulgent à force d'être philosophe.
Nous avons reçu bien un télégramme de Si Allela Jilani nous annonçant que Monjia a accouché d'un garçon ! Je vois d'ici la joie débordante du papa qui attendait un héritier depuis si longtemps. Nous lui avons répondu mon frère et moi par un télégramme collectif.
J'ai été bien content d'apprendre que Bibi se rend à dos d'âne à la « sénia » du cousin Bourguiba pour manger des karmous aux « ftaïrs ». Il faut qu'il fasse ample provision de vitamines pour l'hiver prochain. Cela m'a rappelé qu'à son âge j'en faisais autant à Skanès dans les jardins de ma tante Sakka ou de mes cousines quand ce n'était pas dans le nôtre, celui de m'sid Esserâ. C'est autour de tels souvenirs que se cristallise plus tard l'amour de la petite patrie, élément fondamental de l'amour de la grande. Or le patriotisme est, avec la religion, ce qu'on a trouvé de mieux jusqu'ici pour ennoblir l'homme, pour développer en lui l'esprit de sacrifice, le sens du dévouement, l'amour de ses semblables, sans lesquels il serait réduit à la condition de brute. A ce propos, je ne te cacherai pas que je suis très inquiet de songer que mon fils n'a pas mis les pieds à Monastir depuis plus de 4 ans et que, en mon absence - absence qui peut malheureusement se prolonger longtemps encore — tu ne fais rien pour réagir contre cet état de chose. Si tu veux que ton fils continue réellement son père, il faut le retremper de temps en temps dans l'atmosphère de la maison familiale, dans le milieu qui a vu naître et grandir son père, qui le verra peut-être mourir. Une trop longue séparation finira par le détacher de ce milieu, par couper les racines qui doivent l'unir à toute la lignée de ses ancêtres, c'est-à-dire par en faire un déclassé. L'absence prolongée de son père aggrave d'autant ta responsabilité à son égard, car c'est sur toi seule que pèse maintenant le souci de sa formation morale, c'est-à-dire de tout son avenir d'homme. Il faut absolument que tu trouves un moyen de résoudre ce problème. Ce qui m'inquiète, c'est que tu n'as pas l'air de te rendre compte de son importance.
Je sais trop bien que tu as bien d'autres soucis en tête. Mais sous prétexte que l'air de Monastir ne convient pas à tes névralgies ou que la vie à Monastir entraîne pour toi des dépenses supplémentaires et une foule d'embêtements, tu as tendance à délaisser mon petit patelin natal.
Tu oublies que pour la formation d'un Bourguiba, Tunis ne remplace jamais Monastir. A Tunis, nous ne disposons que d’un pied-à-terre à la merci du caprice du propriétaire. On ne se sent jamais chez soi réellement. Le bien essentiellement précaire n'est jamais solide entre l'homme et le foyer dont il n'a qu'une puissance provisoire, limitée dans le temps ; que reste t-il par exemple dans le souvenir de Bibi de notre séjour à St Henri, à La Marsa, à la Rue du Riserour ? Rien ! Ou presque rien. Il en sera de même de la place aux Moutons. Les conséquences d'un tel état de chose sur un enfant sont désastreuses. Quand j'étais dehors, je réagissais de mon mieux en organisant, de temps en temps, de courts voyages — presque des pèlerinages — pour retremper mon fils dans le milieu ancestral.
Je sacrifiais mon temps, mon argent et ma tranquillité parce que j'estimais que le résultat en valait la peine. Depuis mon incarcération, tu n'y as plus pensé. C'est mauvais. Alors j'en arrive à me demander, au cas où je viendrais à mourir en prison, si mon fils mettra jamais les pieds à Monastir et s'il éprouverait plus tard le moindre attrait pour la vieille maison de ses ancêtres qu'il aura peu connue et qui ne lui rappellera rien ou presque rien.
Or cette maison est le seul objet matériel qui lui fera toucher du doigt le lieu qui le rattache à ses aïeux et qui lui fera sentir qu'il est le continuateur d'une série de générations successives. Si l'on songe que les vicissitudes de ma carrière l'ont beaucoup éloigné de ses oncles paternels, de ses cousins et cousines, que les contingences géographiques l'éloigneront de plus en plus de ses oncles et de ses tantes maternels, il est à prévoir qu'une fois arrivé à l'âge d'homme, ce garçon ne se sentira de racine nulle part.
Il aura beau être très instruit à ce moment, il ne donnera rien de bon et sera un beau raté. Il sera trop tard pour lui faire la marche car il y aura de fortes chances alors pour que nous soyons dans l'autre monde.
C'est donc l'intérêt bien compris de notre fils qui doit te commander de retablir dès maintenant le contact avec sa famille là où elle est la plus près de ses origines, la plus imprégnée de traditions : à Monastir. Il faut donc organiser pour avant la rentrée un petit voyage à Monastir d'une semaine ou dix jours au moins et répéter la chose à chaque occasion.
Et puis le fils est en âge maintenant de s'intéresser au petit patrimoine que mon père nous a laissé là-bas, à faire valoir ses droits, à surveiller en mon absence la gestion, à en reconnaître l'emplacement, afin qu'il puisse au moins le retrouver quand nous n'y serons plus. Tout le monde l'y aidera et il s'habituera ainsi à assumer ses responsabilités de copropriétaire, à continuer son père non pas seulement par le nom ou la forme de son nez, mais par des actes.
Je ne t'en dis pas davantage car je n'en finirais pas. Mets-toi bien dans la tête que tu me soulagerais d'une grosse inquiétude et que tu rendrais un réel service à ton fils en donnant à ce problème une solution dans le sens que je t'indique.
C'est ton devoir le plus sacré ; or je sais que je n'ai jamais fait appel en vain à ton sentiment du devoir. Je compte sur toi et fais confiance à ton intelligence. Le fils profitera de l'occasion pour aller visiter l’olivette de Chkeul, voir ce qui a été fait pour la prochaine récolte, surtout que le contrat de métayage que j'ai passé en novembre 1937 (pour 3 ans) a depuis longtemps pris fin, s'il a été renouvelé et à quelles conditions, etc. Il devra visiter surtout la grande « sénia » de Menzel Harb qu'il ne connaît même pas (à son âge !) dont il n'a aucune idée, envisager dès maintenant avec nos voisins (gens serviables) les moyens pratiques de faire acheminer à Tunis l'huile de la prochaine récolte.
S'il n'y a pas de récolte cette année, raison de plus pour aller prendre des décisions sur place en vue de préparer le travail de la terre afin d'avoir une récolte sûre pour l'année prochaine. « L'oeil du propriétaire » ! C'est par des soins incessants qu'on arrive à faire fructifier son fonds, si petit soit-il. Si on s'en désintéresse, si son propriétaire lui-même le « laisse tomber », il dépérit et retombe en ruine, à moins que d'autres, plus malins, ne viennent profiter de l'aubaine.
Au fait, tu devrais même l'accompagner, car tu es aussi intéressée que lui à la conservation de ce fonds. Ce n'est pas parce que, à la rigueur, nous pouvons nous en passer qu'il faut le délaisser. Il a pour nous une valeur symbolique. C'est le symbole de la durée et de la pérennité de la famille à travers les générations successives des Bourguiba. Ça te fera une petite excursion qui ne manquera ni de charme ni d'imprévu.
Pour me résumer, je te dis ceci : mon absence prolongée crée pour toi de nouvelles obligations, des devoirs supplémentaires. En plus de tes devoirs de mère que tu remplis avec tant d'intelligence et de dévouement, tu dois assumer ceux que je remplissais moi-même ou que je devrais remplir en tant que père si j'étais libre, devoirs de chef responsable d'une famille dont il convient d'assurer et de préserver le patrimoine moral et matériel.
C'est un nouvel effort que je te demande, de nouveaux sacrifices qui, j'en suis sûr, ne sont pas au- dessus de tes capacités. Je ne t'en aimerais que davantage.
Inspire-toi de l'exemple des femmes de prisonniers, car toi aussi tu es dans une certaine mesure une femme de prisonnier. Mes baisers les plus tendres et les plus chauds.
La communauté juive de Tunisie s’apprête à célébrer la fête de Pourim
ce 12 mars qui correspond au 14 adar du calendrier hébraique.
Cette fête commémore le salut des juifs des persécutions de Haman et
de l’empire perse, selon les événements relatés dans le Livre d’Esther.
Fête joyeuse, Pourim est accueilli de la même manière qu’un
shabbat. Un repas festif est organisé à cette occasion et certaines
traditions de charité sont de mise.
Pour Pourim, les offices à la synagogue se caractérisent par l’usage
de crécelles et parfois de déguisements. Ainsi, fait-on résonner les
crécelles lorsque est évoqué le nom de Haman dans les lectures de
textes.
Pour cette fête, on échange de la nourriture entre familles et il est
aussi de coutume de faire des dons en argent. De plus, on pratique des
gestes de charité envers les plus démunis.
Pour Pourim, il est de tradition de manger des pâtisseries qui sont
nommées « Oudhnine Haman » (Les oreilles de Haman). Ces gâteaux
rappellent la « debla » également désignée par le terme « manicotti ».
Enfin, on déguste aussi des petits pains fourrés de dattes à cette occasion.
Bonne fête de Pourim à toutes et à tous. Hag Pourim Sameh !