Radiotunisiamed

    samedi 6 octobre 2018

    Le Monde : En Tunisie, controverse sur une mystérieuse « organisation secrète » issue de la mouvance islamiste


    Le parti Ennahda, issu de la matrice islamiste, disposait-il et dispose-t-il toujours d’une « organisation secrète » ? La question agite la scène politique tunisienne depuis la divulgation, mardi 2 octobre, de troublants documents par le comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux figures de la gauche laïque assassinées respectivement le 6 février 2013 et le 25 juillet 2013. Cette double liquidation, perpétrée par des militants armés de la mouvance salafiste Ansar Al-Charia, avait plongé la Tunisie dans une crise gravissime, l’opposition « moderniste » mobilisant la rue pour dénoncer la responsabilité d’Ennahda qui dirigeait alors un gouvernement de coalition (fin 2011-début 2014). Le pays avait frôlé le chaos.

    Depuis lors, les avocats des familles n’ont cessé de dénoncer les insuffisances de l’enquête judiciaire. Ils estimaient que la justice s’était contentée d’identifier les exécutants sans chercher à élargir le champ des responsabilités. Si les documents divulgués le 2 octobre n’établissent pas l’implication d’Ennahda dans les assassinats, ils révèlent l’existence d’une structure de collecte de renseignements, parallèle aux organes de l’Etat, que les avocats du comité de défense présentent comme liée au parti islamiste. Selon eux, cette « organisation secrète » était détentrice d’informations sensibles sur la vie politique et diplomatique de la Tunisie, y compris sur l’activité des salafistes radicaux.
    Aussi déplorent-ils que les documents issus d’archives saisies fin 2013 auprès de cette structure parallèle – et dont une partie est conservée au secret dans une « chambre noire » du ministère de l’intérieur – n’aient pas été exploités par la justice. « Existe-t-il une manipulation pour empêcher la justice de connaître toute la vérité ? », interroge Ridha Raddaoui, avocat membre du comité.
    Ennahda a aussitôt réagi sous la forme d’un communiqué en protestant de son innocence. Le parti présidé par Rached Ghannouchi, qui se définit désormais comme « démocrate musulman », nie s’être jamais livré à des activités « hors du cadre de la loi ». Et il précise que la personne identifiée par les avocats du comité de défense comme le principal animateur de l’« organisation secrète », un certain Mustafa Kheder, condamné en 2016 à huit ans et un mois de prison pour possession illégale de documents d’Etat et de matériel électronique importé sans autorisation douanière, « n’a absolument aucune relation avec Ennahda ».

    Matériel d’écoute électronique

    L’affaire commence le 19 décembre 2013 quand la propriétaire d’un appartement d’Al-Morouj (dans la banlieue sud de Tunis) loué à Mustafa Kheder, ancien prisonnier victime de la répression de Ben Ali devenu gérant d’une auto-école, porte plainte auprès du commissariat du quartier. Elle accuse son locataire d’avoir installé une étrange machine sur la terrasse du logement et de lui en interdire l’accès. La police se rend sur place mais elle est mystérieusement précédée par quatre voitures portant des plaques minéralogiques administratives, qui évacuent à la hâte des caisses de documents. Les policiers découvrent sur la terrasse une déchiqueteuse qui avait servi à détruire des dossiers. Ils saisissent aussi des ordinateurs, du matériel d’écoute électronique (micros-stylos, micros-cravates, montres caméras…) importé de France et quatorze boîtes de dossiers que les précédents visiteurs n’avaient pas eu le temps d’emporter.
    Les caisses de documents volatilisées à bord des voitures administratives se trouvent en fait au service des archives du ministère de l’intérieur. Elle sont entreposées dans ce que les avocats appellent une « chambre noire »,dépourvues de statut légal car aucun certificat de réception n’a été signé. Peu de monde en connaît l’existence. Quant aux quatorze boîtes de dossiers récupérées par la police de Morouj, elles sont versées à la police judiciaire d’El-Gorjani, une caserne proche de Tunis, chargée de l’enquête sur cette affaire de détention illégale de documents d’Etat. Sur ces quatorze boîtes, dix disparaîtront ensuite étrangement, selon Me Raddaoui.
    Cela laisse peu de traces exploitables sur la ténébreuse structure de M. Kheder, qui semblait avoir bien des choses à cacher derrière la devanture d’une auto-école de banlieue. Les avocats du comité de défense de MM. Belaïd et Brahmi parviendront toutefois à avoir accès au matériel informatique saisi et remis au tribunal de première instance de Tunis, en particulier les disques durs externes où avaient été stockées les versions numériques de documents scannés avant d’être détruits dans la déchiqueteuse. La prise est inestimable. Ce sont des pièces issues de ce canal qui ont été révélées lors de la conférence de presse du 2 octobre à Tunis, parrainée par le Front populaire, coalition de partis issus de l’extrême gauche et du panarabisme dont MM. Belaïd et Brahmi étaient des têtes d’affiche. Ces documents sont de deux types : certains ont été obtenus par le sulfureux Kheder auprès d’organes de l’Etat ; d’autres sont de sa propre facture.
    Cette masse d’informations dessine les contours d’une officine se livrant à un travail de renseignement systématique sur les acteurs de la vie publique tunisienne en ces années post-révolution de 2011. M. Kheder était détenteur de listes d’informateurs dans les quartiers du Grand Tunis – « souvent des petits malfrats », selon Ridha Raddaoui – et d’environ « trois cents sécuritaires », principalement des agents affiliés au ministère de l’intérieur. Selon un document cité par Me Raddaoui, des « conseillers sécuritaires »des Frères musulmans égyptiens sont venus à Tunis dispenser des cours de collecte de renseignements sous couvert d’une formation en « agriculture ».

    Salafistes radicaux recherchés

    Les activités de M. Kheder l’ont amené à entrer en contact avec des services secrets étrangers, notamment italiens. Ces derniers avaient sollicité une médiation islamiste tunisienne pour obtenir la libération du journaliste de La Stampa Domenico Quirico, otage en Syrie. Selon Ridha Raddaoui, M. Kheder s’est lui-même rendu à la frontière syro-turque pour participer à la négociation. M. Quirico a finalement été libéré le 8 septembre 2013 – en compagnie de l’enseignant belge Pierre Piccinin.
    Un autre document numérisé par M. Kheder et consulté par Me Raddaoui, un rapport issu du ministère de l’intérieur, rend compte d’une rencontre entre hauts responsables sécuritaires tunisiens et algériens. Il fait état des changements intervenus dans la hiérarchie du ministère algérien de la défense, alors en butte à des tensions avec la présidence d’Abdelaziz Bouteflika. « Kheder a eu accès à des informations sur les luttes intestines au sommet de la pyramide sécuritaire algérienne », soutient l’avocat.

    Les figures de la gauche tunisienne Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, en 2012.

    Si cette masse de données détenues par M. Kheder révèle une activité de renseignement tentaculaire, il reste que le lien entre cette structure secrète et l’assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’est pas clairement établi. Me Raddaoui estime toutefois que bien des questions se posent au regard de certains documents informant M. Kheder des mouvements à travers la Tunisie des salafistes radicaux les plus recherchés du pays. Parmi eux figurent Abou Ayad, le chef suprême d’Ansar Al-Charia (qui passera en Libye vers mars 2013), Mohamed Aouadi, le chef militaire du groupe terroriste (finalement arrêté le 9 septembre 2013), et le Franco-Tunisien Boubaker El-Hakim, qui rejoindra ensuite en Syrie l’organisation Etat islamique (EI) et sera tué à Rakka en novembre 2016 par un drone américain. Un document en possession de M. Kheder, selon Me Raddaoui, conseille ainsi le « franchissement de la frontière par M. Aouadi en compagnie d’un groupe de sécuritaires ».
    Or ces trois chefs salafistes sont clairement impliqués dans le double assassinat. Le Franco-Tunisien El-Hakim s’était même vanté d’avoir personnellement « tué de dix balles » M. Brahmi. « Est-il normal que de tels documents concernant le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi n’aient pas été versés au dossier d’instruction ? », interroge Me Raddaoui.
    Alors que gronde à nouveau la controverse – récurrente – sur la responsabilité d’Ennahda dans le climat ayant permis à l’époque les débordements salafistes, le parti riposte en insistant que M. Kheder n’a « aucun lien organique » avec lui. « Il s’agit d’un ancien militaire obsédé par les complots, agissant dans son coin et qui offre ses services sécuritaires à qui veut bien le prendre comme sous-traitant », explique un dirigeant d’Ennahda. Que penser dès lors des documents en sa possession ornés de l’en-tête de la formation ? « Cela veut dire qu’il espionnait même Ennahda. » Une autre question sensible concerne les liens attestés entre M. Kheder et Ridha Barouni, à l’époque membre du bureau politique d’Ennahda chargé de l’administration et des finances. « Ils se sont connus à l’armée, répond le responsable du parti. Il s’agit juste d’une relation personnelle qui n’implique aucun lien organisationnel. » L’énigme Kheder n’a pas fini de planer sur la scène politique tunisienne. Et l’enquête inachevée sur le double assassinat de MM. Belaïd et Brahmi réserve encore peut-être bien des surprises.
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/10/05/en-tunisie-controverse-sur-une-mysterieuse-organisation-secrete-issue-de-la-mouvance-islamiste_5365268_3212.html

    TOPNET, le principal moteur de croissance de la Data fixe en Tunisie


    L’année 2018 s’achèvera bien pour Topnet qui a su largement dépasser tous ses concurrents pour se positionner à la tête du classement des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) en Tunisie.
    En effet, d’après le rapport de l’instance nationale des télécommunications (INT) sur le 1er semestre 2018, Topnet a enregistré une hausse de 59,9% de son chiffre d’affaires (CA) par rapport à la même période en 2017. Son CA est ainsi passé de 22,9 millions de dinars durant le 1er semestre 2017, à 36,6 millions de dinars durant le 1er semestre de 2018.
    Pour sa part, Hexabyte a vu son CA augmenter de 52,4% durant la même période, passant de 3 à 4,5 millions de dinars, dépassant la croissance réalisée par Globalnet dont le chiffre d’affaires a augmenté de 18,2%, passant de 11,4 à 13,5 millions de dinars.
    Concernant le nombre des abonnés ADSL, Topnet reste toujours en tête avec 360 382 abonnés au 1er semestre 2018, suivie de GlobalNet avec 100 553 abonnés et Orange Internet avec 77 692 abonnés.
    Le parc ADSL de Topnet a évolué de 28% et le parc haut débit « Rapido » a augmenté de 123% en une année, Topnet consolide ainsi sa position de leader de l’internet en Tunisie avec une part de marché global de 58% à fin juin 2018, soit une augmentation de 4,4 points par rapport à la même période de l’année précédente.
    Topnet réalise également une croissance importante au niveau du Marché Entreprises avec une part de marché qui atteint 65% pour les accès Fibre Optique, soit une évolution de 2 points par rapport à 2017. Le nombre de clients Pro ayant une connexion fibre optique a quant à lui évolué de 26% en une année.
    La croissance de la Data Fixe Filaire en Tunisie est portée par Topnet de près de 80% sur toute l’année, confirmant ainsi le positionnement de Topnet comme étant l’acteur majeur du haut débit, contribuant au développement de l’économie numérique en Tunisie.
    Cette croissance peut être expliquée par la stratégie suivie par Topnet en matière de promotion du haut débit et de la digitalisation du parcours client.

    mercredi 3 octobre 2018

    DANEMARK: LA NOUVELLE TENDANCE. VIEILLIR ENTRE AMIS PLUTÔT QU’EN MAISON DE RETRAITE. UN EXEMPLE À SUIVRE?


    Le site Fabiosa publie…

    Nous savons que la population mondiale vieillit. On prévoit que d’ici 2050, le nombre de personnes de plus de 60 ans triplera. Pour bien vivre et avoir une bonne qualité de vie, il est possible de faire face à la vieillesse de différentes façons.
    Au fur et à mesure que nous prenons de l’âge, nous pouvons choisir différentes options pour vivre. Certaines personnes sont prises en charge par leurs enfants, tandis que d’autres vont dans des maisons de retraite. Cependant, il y a quand même des personnes courageuses qui ne veulent pas vivre seules etc’est la cohabitation : un programme de logement créé au Danemark, qui valorise les contacts que vous construisez avec vos amis lorsque vous vivez dans une communauté.
    C’est une sorte de village privé où chaque résident ou couple a sa propre maison. Il y a aussi des espaces de vie communs, pour les loisirs, etc.
    Chaque cohabitation a ses propres règles. Ce nouveau modèle fonctionne si bien qu’il existe déjà dans plusieurs pays européens et aux États-Unis.
    C’est génial d’avoir trouvé un moyen pour que les personnes âgées continuent de vivre leur vie pleinement et de rester en contact avec leurs amis. Cela les aide définitivement à rester des membres actifs de la société, et nous les soutenons pleinement !
    À Roskilde au Danemark, 8 amis ont élaboré le projet de vieillir ensemble afin de briser l’isolement. Rejoins dans leur rêve par d’autres, ils sont aujourd’hui 46 dans 26 maisons. Nous y retrouvons Ida et Olga qui tous les matins, été comme hiver, après une séance de gym partent se baigner dans le fjord. Entre préparatifs des repas communs, visite dans un autre cohabitât, les habitants nous expliquent pourquoi la vie en communauté est tellement présente au Danemark. Ici les retraités sont véritablement actifs. Ainsi, un groupe de musiciens se réunit dans une salle de la maison commune pour jouer du rock. Un couple fabrique son schnaps avec les herbes du jardin. Pendant que certains ont choisi de se rendre toutes les semaines dans une maison de retraite afin de promener des personnes âgées en rickshaw, d’autres s’investissent dans des veilles de nuit pendant lesquelles ils distribuent des condoms et des bonbons, faisant ainsi de la prévention auprès des jeunes de la ville.

    lundi 1 octobre 2018

    Quel Avenir pour les Retraites

    RadioTunisiaMed participera à cet événement par la présence de son directeur Mer Slama Lotfi Il présentera son expérience de retraiter

    mardi 25 septembre 2018

    Application du jour pour tablette et téléphone portable : Borrow

    Il vous arrive de prêter ou d'emprunter des affaires à vos amis ? L'application Borrow va vous permettre de le noter afin de ne pas oublier de le rendre ou de le récupérer.

    Borrow est une application soignée, gratuite et qui ne nécessite pas de créer de compte. Notez simplement l'objet que vous avez prêté ou qu'on vous a prêté, comme un outil, un DVD, un livre, une BD, un jeu, la personne, sa catégorie, la date de retour, ajoutez une photo depuis l'appareil photo et validez.

    Le jour où un objet doit être rendu ou réclamé, une notification le signale vous pouvez contacter rapidement votre ami via vos contacts avec un appel, un SMS ou un mail (dans ces deux derniers cas, un message pré-écrit est proposé).

    lundi 24 septembre 2018

    Visite technique: «Ça m’a pris une heure» (Vidéo)

    Visite technique: Ça m’a pris une heure

    «Avant, je prenais un jour de congé pour faire la visite technique, et je n’étais même pas sûr de passer dans la journée. Aujourd’hui, ça m’a pris une heure ». 
    Pour M.J, quadragénaire ayant des dizaines de visites techniques à son actif, la différence est flagrante depuis qu’il a pris un rendez-vous en ligne. Plus de files d’attente interminables devant le centre de visite technique d’El Bokri à l’Ariana. Ni de réveil à quatre heures du matin. Mais quatre couloirs aux délimitations fraîchement peintes en jaune et en blanc, et une plaque bleue et blanche toute neuve pour la file spéciale des rendez-vous en ligne. Le bitume, habituellement étouffé par le mouvement incessant des voitures, respire enfin. Tout comme les milliers de conducteurs qui se rendent dans ce centre très fréquenté, à la croisée des chemins de Béjà, Bizerte et Tunis.

    La digitalisation d’une procédure rétrograde

    Depuis le 3 septembre 2018, l’ ATTT (Agence Technique des Transports Terrestres)  a instauré la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules. La procédure est simple. Il suffit de se rendre sur le site www.attt.com.tn (lien direct https://www.attt.com.tn/DEV_WEB/prendreunrendezvous.php?code_menu=73&code_p=4 ) et de payer les frais, s’élevant à 5 DT. Le service est actuellement disponible à deux endroits à Tunis : le centre d’El Bokri à Ariana et les deux centres de véhicules légers et de poids lourds de Séjoumi. 
    Deux semaines après son lancement, qu’en est-il de cette initiative numérique de l’ATTT? 

    Un contrat gagnant-gagnant

    « La visite technique commence à midi et finit à 16h. La prise de rendez-vous en ligne se fait dans des délais allant d'une heure à 15 jours avant le rendez-vous», nous confie Atef Mekki, directeur du centre technique d’El Bokri à Ariana. « En fonction de l’affluence du centre et de la disponibilité horaire, le client choisit un rendez-vous  à l’heure qui lui convient. Il évite ainsi l’étape la plus pénible de la visite, à savoir la longue attente avec sa fameuse file que connaissent tous les usagers ». 
    « Le lancement de ce service a bénéficié à l’ensemble de l’opération à tous les niveaux, autant pour les clients que pour les agents assurant la visite. Cette nouvelle organisation a ainsi permis d’augmenter la productivité du personnel, de faciliter la gestion des files d’attentes et d’améliorer le confort et la satisfaction des clients, avec la réduction du temps attente. »

    Efficacité et affluence

    « Depuis le 3 septembre, début de la prise de rendez-vous en ligne, 378 voitures ont été évaluées en 12 jours. Cela fait une moyenne de 32 voitures par jour, hors week-end et jours de fête.»
    A l’échelle nationale, vingt-six centres de visite technique de l’ATTT sont répartis sur tout le territoire. A savoir que pour 2017, le total du parc de véhicules toutes catégories confondues en Tunisie représente 2 112 100 véhicules. 
    Au cours des deux dernières années, en analysant le nombre des premières immatriculations par genre et année, nous pouvons remarquer une augmentation au niveau du nombre total de voitures particulières. En effet, d’après un rapport de l’ATTT à propos de l’évolution du parc de véhicules en Tunisie entre 2011 et 2017, il y a eu une augmentation significative du nombre d’immatriculations (38 561 en 2015, 41 761 en 2016, soit une augmentation de 8,30 %) et entre 2016 et 2017 (41 761 en 2016, 45 884 en 2017, soit une augmentation de 9,87%). Avec l’augmentation du nombre de voitures particulières, l’affluence est particulièrement forte sur les centres. 

    Projets de l’ATTT

     Cette initiative demeurera-t-elle limitée à ces deux centres ou va-t-elle se généraliser ? 
    « Pour l’instant, l’opération est un succès et nous espérons la voir s’étendre à d’autres centres après une évaluation plus large de son impact sur les deux centres recevant un grand nombres de visites sur le grand Tunis»,  nous a déclaré Mabrouk Mimouni, directeur régional de l’ATTT à l'Ariana. « Concernant nos projets, nous envisageons la construction d'un centre de visite technique à Utique ».

    http://www.leaders.com.tn/article/25531-visite-technique-ca-m-a-pris-une-heure?nuid=0&did=0

    dimanche 23 septembre 2018

    الايقاف التحفظي كمدخل الى احترام حقوق الانسان و تطبيق العدالة


    En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes


    En cessant d’écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes
    Le progrès est en marche pour éliminer pour toujours l’écriture de nos vies. À l’automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n’avaient plus besoin d’écrire à la main. Et les scientifiques suédois pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d’écrire des lettres calligraphiées. Pourtant, les recherches affirment qu’en renonçant à l’écriture manuelle, on perd non seulement l’occasion d’écrire une lettre au Père Noël, mais aussi des choses beaucoup plus importantes.
    Chez Sympa, nous avons découvert les conséquences que pouvaient avoir la perte de l’écriture manuelle sur 7 compétences importantes, et nous t’expliquons pourquoi il est important de pratiquer la calligraphie au moins une ou deux fois par semaine.
    1. La motricité et la coordination se détériorent, et on lit moins bienLorsque l’on écrit à la main, on active les zones du cerveau responsables de la formation du langage et de l’interprétation des sensations. Chez les individus qui n’ont pas cette capacité, ces zones sont trop rarement activées.
    En outre, nous avons dans notre cerveau une zone appelée Aire de Broca, située dans le cortex cérébral des grands hémisphères, responsable de l’assemblage des lettres en mots et de leur compréhension, c’est-à-dire la capacité à lire et écrire. Grâce à l’écriture manuscrite, ce centre se met aussi à fonctionner. Sur la base de ces faits, les scientifiques de l’Université Stavanger en Norvège ont conclu que la capacité à écrire rapidement facilite la lecture, et vice versa : les personnes qui lisent lentement ont tendance à écrire plus difficilement.
    2. Ceux qui écrivent peu et mal mesurent moins bien à l’œil nu
    En Chine et au Japon, les calligraphes étaient souvent engagés comme archers. En plus de la capacité à concentrer leur attention pendant longtemps sur un seul objet, et la grande précision de leurs gestes, la souplesse des mouvements était importante. De même qu’un trait sur une feuille de papier, on ne peut pas rattraper une flèche mal tirée.
    3. On est moins apte à comprendre un texte manuscrit
    Pour ceux qui n’écrivent que très peu ou pas du tout à la main, la compréhension d’un texte écrit sera beaucoup plus compliquée. Bien sûr, dans notre monde moderne, ce n’est pas si grave, mais il va manquer un entraînement cérébral supplémentaire. As-tu déjà ressenti l’effort que l’esprit doit faire lorsqu’il doit lire, par exemple, un texte écrit par un élève de CM2 ? Le cerveau, de même qu’un ordinateur, a plus de mal à reconnaître le texte écrit à la main. En lisant des caractères imprimés, les centres du cortex des hémisphères cérébraux fonctionnent moins, parce que nous comprenons tout et n’avons pas besoin de connecter la pensée associative et de distinguer les lettres.
    4. On fait moins attention à l’orthographe, à la ponctuation et à la grammaire
    Dans tous les gadgets, navigateurs et documents en ligne, il existe une fonction de correction automatique. Il est devenu inutile d’apprendre à épeler correctement le mot “conscience”, ou la règle du pluriel des mots composés, ou d’autres règles d’orthographe, puisque aujourd’hui, en moyenne, on n’écrit à la main qu’une seule fois par semaine tout au plus.
    C’est difficile à admettre, mais l’écriture d’un individu instruit, qui peut encore transmettre une information sans ordinateur, sera non seulement quasiment illisible, mais comportera en plus de nombreuses erreurs grammaticales.
    Bien qu’à l’avenir savoir écrire sans fautes d’orthographe puisse s’avérer inutile, la diversité des compétences et des connaissances n’affecte-t-elle pas positivement le développement de l’intelligence humaine ?
    5. Sans l’écriture, on est moins capable d’exprimer ses pensées avec des mots
    L’écriture sur ordinateur s’apparente à un flux de pensées, tandis que l’écriture manuscrite est la forme la plus élevée de la pensée abstraite. Lorsque l’on tape sur un clavier, on sait que l’on peut toujours changer une partie de la phrase, qu’il s’agisse d’un changement de genre, de nombre, ou la forme d’un verbe.
    Mais lorsque l’on écrit à la main, on doit penser à la phrase entière dans son esprit, et seulement ensuite, l’écrire : personne ne veut répéter ce processus. C’est très simple : la création d’un texte manuscrit nous fait penser de façon plus large, et engage notre raisonnement abstrait. Et il faut conserver cela.
    6. L’imagination est plus limitée
    Les individus qui écrivent un texte à la main perçoivent mieux son sujet que ceux qui l’écrivent à l’aide d’un clavier. En prenant des notes sur l’ordinateur, les élèves ont tendance à écrire tout ce que le professeur dit. Et la plupart de leur énergie est consacrée à l’écriture de l’ensemble du discours, mot pour mot, au lieu de réfléchir et de synthétiser ce que dit l’orateur.
    7. L’apprentissage et la mémoire se détériorent
    © unsplash © depositphotos
    De nombreuses études indiquent qu’on se souvient mieux d’un texte écrit à la main, car la personne exprime des pensées de base et met en évidence les points principaux pendant le processus d’écriture. Cela a aussi été confirmé par les expériences des psychologues américains Pam A. Mueller et Daniel M. Oppenheimer.
    Les scientifiques ont constaté que dans les notes manuscrites, les étudiants modifient les phrases et expriment les idées de telle sorte qu’il leur est plus facile de les retranscrire et de s’en souvenir ; sur un ordinateur, ce processus intellectuel n’a pas sa place. Il s’avère que le cerveau des étudiants qui utilisent des appareils électroniques de prise de notes n’est pas stimulé pendant le cours, mais seulement la veille de l’examen, au moment de réviser. Pourtant, un meilleur apprentissage est garanti par des stimulations modérées et régulières, plutôt que par une stimulation exceptionnelle et intense.
    On a tendance à penser que la société est constamment sur la voie de l’amélioration et du progrès. Que toute capacité perdue est forcément une évolution vers l’avant. Mais l’abandon de l’écriture pourrait être un contre-exemple. Les heures économisées sur l’écriture manuelle seront à peine suffisantes pour acquérir d’autres compétences importantes, utilisables tout au long de la vie, et ayant autant d’impact sur l’esprit que l’écriture manuscrite.

    Protection du site archéologique de Carthage : L’UNESCO hausse le ton et avertit la Tunisie !


    Thermes d’antonin à Carthage

    Lors de la 42e session relative à la protection du patrimoine culturel et naturel mondial tenue au Bahreïn du 24 juin au 4 juillet 2018, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a adopté une décision (42 COM 7B.60) qui concerne la Tunisie, et plus précisément les sites archéologiques de Carthage.
    En effet, la décision, qui doit impérativement être prise au sérieux, se penche sur la situation du site archéologique de Carthage et notamment sur celle du cirque antique de Carthage, qui est toujours sous la menace de nouvelles constructions illégales.
    L’UNESCO, même si elle annonce avoir pris note du « processus de révision des limites du bien et de la zone tampon », invite l’Etat tunisien à soumettre au Centre du patrimoine mondial « les critères de définition de ce dernier, ainsi que les règlements et mesures qui le régissent ».
    Dans ce sens, l’UNESCO appelle la Tunisie à adopter et mettre en œuvre le plan de protection et de mise en valeur du bien, et à « préparer un plan de présentation et un plan de gestion du tourisme qui empêcheront la prolifération informelle du commerce au sein du bien, notamment sur la « Place de l’UNESCO » et autour des bains d’Antonin ». Ainsi que de mettre en œuvre une stratégie archéologique et de conservation du bien et coordonner les structures de gestion et de préservation du bien, et les rôles des différentes parties prenantes concernées.
    Un ultimatum
    « Le comité du patrimoine mondial demande en outre à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations , les projets d’étude et de mise en valeur du cirque romain et de l’étude et des recherches archéologiques et de la stratégie de conservation du bien Les évaluations d’impact (HIE), avant que des décisions irréversibles ne soient prises, pour examen par les organisations consultatives » a-t-on averti.
    Pour conclure, l’UNECO a fixé un ultimatum à l’Etat tunisien pour élaborer rapport actualisé sur l’état de conservation du bien. «Le comité du patrimoine mondial demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 », a-t-on conclu.
    La décision félicite, en revanche, la Tunisie pour « des progrès réalisés dans la protection et la conservation du bien, malgré un contexte mondial relativement difficile ».
    Notons-le,  cité notamment par cette décision, le cirque de Carthage, situé à Carthage Byrsa, serait la plus grande arène des courses de chars de l’Empire romain après le Circus Maximus à Rome. De forme simple, il était doté d’un double rangée de gradins encadrant une très longue arène divisée longitudinalement par une spina autour de laquelle couraient les chars. De part et d’autre de cette longue dépression constituant l’arène, s’allongent deux alignements de bourrelets qui marquent l’emplacement des gradins.

    http://www.webdo.tn/2018/09/21/protection-du-site-archeologique-de-carthage-lunesco-hausse-le-ton-et-avertit-la-tunisie/

    مبــروك الفــايســــبــوك!


    مثل كـل صبـاح، ويـا رزاق يا فتاح، أسرعت اليوم إلى فتح الفايسبوك، وأنا أقول في نفسي: «إن شاء الله النهار مبروك». فالأخبار على هذه الشبكة الاجتماعية، ليست دائما منعشة إيجابية، بين إعـــلان وفيـــات، وأنباء عن كوارث وحوادث طرقات، وجرائم قتل وسرقــات، وصور قاتمة عن أوضاع الإدارات والمستشفيات، أضف إليها شكوى الفايسبوكيين والفايسبوكيـــات، من قلق وضجر، وحبيب هجر، أو مــــن مرض خيالي، ووحدة في عقابات الليالي، إلى غير ذلك مما يسبب القرف، ومع ذلك فإننا لا نقول للفايسبوك «أف!»، بل إن إدماننا يرتفع كالزئبق في المحرار، كلما ساءت على الشبكة الأخبار.
    لكن الفايسبوك كـذّب اليوم توقعاتي السلبية، إذ فاجأني بخبر كان عنـــدي كالهديـــة: لقد انضم صديقي العياش إلى الشبكـة الفايسبوكية، بعد مقاطعة لها كنت أحسبها أبدية.فقد كان له من الفايسبوك موقف عداء، لا يماثله إلا موقف المحور  من الحلفاء، وقد شرح لي أكثر من مرة، أسباب هذه العداوة المرة: «قل لي براس بوك، آش يعجبك في هالفايسبوك؟ إنه فضاء للتفخفيخ والتفشفيش، وإن لم يكن لذلك فهو للتقطيع والترييش، أو لتبادل السباب والشتيمة، وزرع الفتنة والنميمة. ولا تنسى ما يدور فيه من أخبار زائفة، وإشاعات قاتلة، ومعلومات تافهة، وصور فاضحة، ونكت بائخة، ما أغنانا عنها نحن العرب، وقد عرفنا في العالم كله بأننا آخر من يقرأ الكتب!».
    فما الذي غيّر رأي صديقي، بعد أن شيّح لي ريقي، وأنا أقنعـــه بالالتحاق بالشبكة ولو على سبيل التجريب، لكن هيهات، فما من مجيب... وعندما  هاتفت العياش لأسأل عن الأسباب ، التي أدت إلى هذا الانقلاب، وجدته   يبحث لنفسه عن الأعذار، وكأنه قد أتى ضربا من ضروب العار: «والله خذيت بخاطر لولاد، فقد ألحوا عليّ أن أفتح حسابا مثل كل العباد، وأقنعوني بأن الفايسبوك مثل الحياة، فيه الخير والشر بدرجات، وأنه يمكن لي أن أبقى متفرجا مــن ثقـــب الباب، وإذا لم يعجبني الجو أغلقت الحساب».
    ثم جاء زمن انشغلت فيه عن الفايسبوك لأسباب طارئة، ولما عدت إلى الشبكة أخذت أبحث عن أخبار العيـــاش الطازجة، فوجدته معلنــا بكل أريحية، عن وجوده بنزل على شاطئ المهدية، لقضاء جانـــب مـــن العطلة الصيفية.  وعندما هاتفته مهنئا ضحك من سذاجتي، وقلة نباهتي: «حتــى إنت جدّت عليك يا بهلول! يا ولدي، لا أوتيك ولا مهدية ولا هم يحزنون! أنا الآن أمام المكيّف، والتدوينة التي قرأتها على حسابي خبر مزيّف».
    قلت: «وكيف تسمح لنفسك بهذا؟»، فأجابني: «أو تريد أن يقول أصدقائي الفايسبوكيون، أنني رجل مغبون، نسلت في العرق في الدار، بينما هم يسبحون ويمرحون في الشواطئ والبحار؟». فقلت: «لكن شكون قال لك ماهمش كذابة كيفك، وصيفهم كيف صيفك، قاعدين تحت «الكليم»، ويكتبون على الفايسبوك  أنهم في نعيم، يحتضنهم نزل بخمس نجوم، وشايخين في البحر بالعوم؟».
    فرد العياش بكل صلافة: «وآنا شنوة مشكلتي إذا طلعوا كيفي زفزافة ؟ المهم أني في عيون مثلك من المصدقين، جالس في نزل حول «البيسين»، فيحمص بعضهم ويعزّل  من الحسد، ويقول آخرون:  صحة عليه شايخ واحنا في نكد...والمهم أن صورتك في نظر الناس لا سوء ولا سوية، وما تخسر عليها في الفايسبوك كان سطرين وشوية».
    عند ذلــك تأكــدت أن العيـــاش استصين وولى فايسبوكي صحيح، وما عادش نخاف عليه لا من هواء ولا من ريح.
    عادل الأحمر

    samedi 22 septembre 2018

    Duel Msakni-Neymar en perspective !



    Dans la perspective de ce match gala, un accord aurait été conclu avec Youssef Msakni et les dirigeants de son club qatari d’Al Duhail pour la participation de ce dernier à ce grand format.
    Au moment où le comité directeur de l’EST était totalement concentré sur les préparatifs de  son important match face à l’ESS, le comité d’organisation du centenaire du club de Bab Souika, créé spécialement pour cet événement, continuait à préparer le programme de ces festivités. Ce programme sera très riche et varié pour être digne de l’événement historique, avec à la clé un match gala face au prestigieux club français du Paris Saint-Germain qui a été finalement préféré à d’autres clubs européens, dont l’Atlético de Madrid. Ce match a été conclu au début de cette semaine après la visite éclair des responsables espérantistes à Paris.
    Il sera organisé au début du mois de janvier 2019 au stade de Radès, juste après le traditionnel stage hivernal du PSG au Qatar.
    Le comité d’organisation du centenaire a, semble-t-il, préféré que l’EST affronte le PSG au lieu de l’Atlético de Madrid, en raison de la qualité de la «Dream Team» française dont l’effectif est le deuxième effectif le plus cher d’Europe avec 788 millions investis par la direction pour former son équipe, soit 188 millions de moins que le leader du classement, Manchester City. Le PSG se déplacera dans ce cadre à Tunis avec toutes les stars de son effectif, dont particulièrement Mbappé, Cavani, Neymar, Alves, Meunier, Draxler, Verrati, Silva, Rabiot, Di Maria, Areola et Buffon. Il semblerait, dans ce cadre, qu’un accord ait été conclu avec Youssef Msakni et les dirigeants de son club qatari d’Al Duhail pour venir participer à ce match gala et pourquoi pas séduire les responsables du club parisien.


    http://www.lapresse.tn/index.php?option=com_sport&task=article&id=153393





    jeudi 20 septembre 2018

    Achoura en Tunisie: quelles sont les traditions culinaires selon les régions?

    Crédit photo: Monia GAJIM-ROUAI– © Copyright mangeonsbien.com

    Après avoir célébré Ras el-Âam el-Hejri, les musulmans sunnites célèbreront, à partir de ce soir, l’Achoura (une fête religieuse qui commémore le jour où Dieu a sauvé Moïse du Pharaon) en observant le jeûne, comme le faisait le prophète de l’Islam, Mouhammed (Mahomet) tout au long de cette journée jusqu’au Maghreb (le coucher du soleil).
    En revanche, sous d’autres cieux (Irak et Iran, essentiellement), pour les chiites, le jour de Achoura, on commémore le massacre du petit-fils du prophète Mouhammed (Mahomet), « l’imam al-Husseïn et de 72 membres de sa famille et partisans par le califat omeyyade à Karbala en Irak ». 
    En Tunisie, pour l’Iftar (dîner de rupture du jeûne) d’Achoura, plusieurs mets sont préparés à cette occasion, selon les us et les coutumes de chaque région.
    À Tunis, par exemple, on cuisine un couscous ou un plat de « nwasser » au poulet fermier et ornementé d’oeufs durs.

    Achoura
    « Nwasser » au poulet (Crédits photo:Amèl MEDIMAGH – Koujiniti El Tounisia)

    Au Cap Bon, des spaghettis au poulet, dites « douida » 

    Par contre au Cap Bon (Nabeul, Dar Chaâbane El-Fehri, Maâmoura, Hammamet, etc…), on prépare une « douida » (spaghettis de calibre très fin à ne pas confondre avec les vermicelles et les cheveux d’anges-Ndlr) au poulet avec une sauce à base de curcuma accompagné d’oeufs durs, de pois chiches, de friandises (dragées), des raisins secs et d’amandes épluchés voire même des dattes.

    Achoura
    À Nabeul, on prépare la fameuse « douida » au poulet fermier avec une sauce à base de curcuma accompagnée d’oeufs durs, de friandises et d’amandes (Crédits photo: Monia GAJIM-ROUAI– © Copyright mangeonsbien.com)

    Chez les Bizertins, le rupture du jeûne d’Achoura rime avec pois chiches pochés et dragées ou bonbons colorées.
    À Jendouba, l’influence de la cuisine du voisin algérien se manifeste à travers la fameuse « chakhchouka » aux pilons de poulet à la mode constantinoise: un plat à base de « kesra » (pain à base de semoule et ayant la forme d’une galette qui est généralement cuit sur un tadjine à feu vif) émietté et arrosé avec une sauce.
    Chez les voisins du Kef, rebelote avec le couscous au « qaddid » (viande séchée) déjà préparé lors de la fête du « Ras el-Aam el-Hejri ».

    Achoura
    À Jendouba, l’influence de la cuisine de la cuisine de l’Est algérien est bien présente avec la « Chakhchoukha » aux pilons de poulet. (Crédits photo: Sarah – Le sucré salé d’Oum Souhaib)

    Dans le Sahel, la « maslouka » est reine !

    Dans la région du Sahel, À Monastir, le festin commence la veille avec la « Tasouâa » dans lequel on prépare un repas de fête consistant, généralement des macaronis ou un couscous au poulet fermier, pour aider à supporter le jeûne très strict qui s’en suivra.
    Toujours à Monastir, mais aussi à Sousse et Moknine, comme entrée chaude, le soir de l’Achoura, on mange la fameuse « maslouka »: un mélange de blé, des pois chiches, de lentilles et de fèves séchées bien pochés dans l’eau et assaisonnés avec de l’harissa fait-maison et du cumin.

    Achoura
    La « maslouka » du Sahel: cette photo a été prise à Moknine (Crédits photo: Sana HS – Instagram)

    Toujours chez les Monastiriens, comme suite, rien de tel qu’un succulent « bazine’’, une sorte de bouillie de semoule, dite « assida » blanche, arrosée avec une sauce à base de figues séchés et de poulet et accompagné d’oeufs durs. Et les Soussiens ont aussi la tradition du « bazine » mais préparé d’une autre manière
    Un peu vers le sud du Sahel, dans la capitale des Fatimides, Mahdia et chez leurs voisins de la ville de Chebba, certes, on prépare des spaghettis fines au poulet fermier accompagnés d’oeufs colorés, mais pas de trace de la « maslouka ».
    À Sfax, jadis, à l’occasion de l’Achoura, la « maslouka » avait aussi sa place sur la table de l’Iftar. Sauf que pour les Sfaxiens, et contrairement aux Sahéliens, ce plat se décline en une version sucrée.

    À Gabès: fêves, oeufs colorés & viande à la vapeur

    Cap vers le sud de la Tunisie, du côté de la ville de Gabès, comme entrée chaude, on propose ce soir là, des fèves pochées et des oeufs colorées comme ceux du Lundi de Pâques chez les Chrétiens.

    Achoura
    À Gabèsm on sert comme entrée chaude des fèves pochées et assaisonnées au cumin et des oeufs colorés. (Crédits photo » Sabra DAHOUADI-SBOUI – mangeonsbien.com)

    Ensuite, pour le plat résistant, les Gabésiennes préparent de la viande de boeuf cuite à la vapeur.Enfin, comme dessert, on sert une « mhalbia » (une sorte pudding de riz) aux amandes.

    Achoura
    Comme suite, chez les Gabéssiens, on mange de la viande de boeuf cuite à la vapeur. (Crédits photo: Sabra DHAOUADI-SBOUI – mangeonsbien.com)

    Enfin, on clôture ce tour d’horizon du patrimoine culinaire tunisien, spécial Achoura, avec l’Île de Djerba où les ménagères utilisent le qaddid du Aïd al-Adha pour préparer deux plats: la fameuse « tbikha » et un couscous.
    Et les Djerbiennes ne s’arrêtent pas là ! En effet, outre ces deux mets, au menu du dîner de l’Achoura, on signale aussi la remarquable présence du « maâkoud »*: une sorte de crème sucrée-salée à base d’un bouillon de viande de boeuf cuit dans le jus filtré de raisin sec et qu’elles épaississent avec de l’amidon.

    1- Le « maâkoud » de la fête d’Achoura chez les Djerbiens: À ne pas confondre avec le « maâkoud » (homonyme), un plat d’inspiration juive à base de blancs de poulets et d’oeufs (durs et battus en omelette), l’équivalent de la tortilla dans la cuisine espagnole.

    Délinquante, sale, anarchique et inondable : Tunis est une ville très malade


    Par  


    Encore une fois, les pluies qui s’abattent sur la capitale révèlent de graves défaillances à tous les niveaux.
    Totalement bloqués, les automobilistes ont été obligés de rouler au pas dans une vaste mare nauséabonde alors que les piétons devaient faire de grands détours pour passer à gué.
    Terrible désillusion car, une nouvelle fois, les faits nous assènent que Tunis n’est plus vraiment une ville ou plus précisément que notre capitale est en voie de sous-développement.
    Ces maux sont-ils incurables ? Cette bonne cinquantaine d’agences, d’offices, de ministères, de conseils communaux sont-ils incapables de prendre la mesure de ce problème qui dure depuis des années et s’est brutalement aggravé depuis 2011 ?
    D’autre part, les citoyens vont-ils enfin comprendre qu’un mégot qu’on jette à El Manar devient un torrent à La Fayette ? Car, au delà des affaires de calibrage des égouts, il y a aussi tout ce qu’on y jette sans le savoir ou en s’en moquant éperdument.
    Le résultat, c’est ce que nous avons vu mardi et qui se reproduira dès les prochaines pluies.
    Sur un autre plan, dans Tunis, l’agressivité est à fleur de peau. La délinquance fleurit à tous les coins de rue, la drogue sous toutes ses formes se répand y compris dans les écoles, les braquages sont devenue à ce point monnaie courante qu’il faut faire la queue au poste de police pour déclarer un vol !
    Des grappes de voyous occupent toutes les avenues de la ville et il semble bien que cela va continuer longtemps.
    Les forces de l’ordre lancent de temps en temps une opération coup de poing mais les mauvaises langues disent que les « cibles » sont prévenues à l’avance par leurs informateurs. Le monde à l’envers !
    S’agrandissant sans cesse, la ville devient de plus en plus anarchique, perd son sens, est proche de l’ingérable.
    La crasse n’en parlons plus, c’est devenu l’état normal de nos rues et ce n’est pas un maire armé d’un tuyau d’arrosage qui y changera quoi que ce soit…
    Le délitement est bien plus grave et concerne tous les étages de l’autorité publique. Les responsables d’aujourd’hui, lorsqu’ils ne se tirent pas dans les pattes, sont obnubilés par leur fausse image, les mensonges qu’ils tentent de nous vendre par le biais de leur communication.
    En attendant, Tunis est très malade et les métastases se répandent partout. De fait, diriez-vous, toute la Tunisie est en danger et il est normal que la capitale soit le reflet de tous les dégâts.
    Dans ce pauvre pays meurtri par une génération d’inaptes vénaux, le sport favori consiste à tirer sur les ambulances pour s’assurer que rien ne bougera dans le bon sens.
    La Sainte-Alliance des politicards et des intégristes de tout poil aura-t-elle raison de nous, de nos villes et de nos vies ?
    La menace est suspendue au-dessus de nos têtes. Saurons-nous enfin réagir ?

    http://www.webdo.tn/2018/09/19/delinquante-sale-anarchique-et-inondable-tunis-est-une-ville-tres-malade/

    mercredi 19 septembre 2018

    أكثر من 2100 طبيبا متوقّع مغادرتهم البلاد سنة 2021

    كّد محمد الهادي السويسي كاتب عام النقابة العامة للأطبّاء الصيادة وأطباء الأسنان لدى حضوره اليوم ببرنامج focus بخصوص واقع المستشفيات في تونس أنّ الطبيب التونسي اليوم يعيش وضعية صعبة.. وعدّد السويسي أبرز الصعوبات في القطاع الصحيّ العمومي حيث أشار إلى أنّ بعض أشغال البناء غير مكتملة في بعض المستشفيات العمومية، بالإضافة إلى الإعتداءات على الإطار الطبيّ وشبه الطبيّ عدا الوضعية المادية الصعبة التي يعيشها الطبيب إذ أنّ ساعة الطبيب المقيم ليلا (garde) تتراوح بين 440 مليما و5 دينارات في الساعة حسب التّخصّص.
    وأكّد محمد الهادي السويسي أنّ اجتماعا سيُعقد مع وزير الصحة يوم الجمعة القادم للتطرّق إلى كلّ هذه الإشكاليات التي يعيشها القطاع الصحي، مضيفا أنّ المشكلة الرئيسية تتمثل في عدم مواصلة البرامج الإصلاحية وتغيّرها حسب الوزير أو الحكومة.
    واعتبر السويسي أنّنا نشهد "قطاعا خاصا داخل القطاع العمومي" يتمثل في الأنشطة الطبيّة الخاصة التكميلية التي يقوم بها الطبيب (L'activité privée complémentaire).. مشدّدا على كون من يهرب الآن من القطاع العام من الأطباء.. لا يتوجّه إلى القطاع الخاص.. وإنما يتوجّه إلى الخارج، مضيفا أنّه من المتوقّع أن يغادر 2100 طبيبا إلى الخارج سنة 2020.
    من جهته اعتبر نور الدين زهير معدّ تقرير واقع المستشفيات في تونس عن المعهد التونسي للدراسات الإستراتيجية أنّه لا يمكن الحديث عن مقترحات جديّة دون تشخيص جيّد، وقال إنّ الدولة "وكأنّها تتنصّل من القطاع العام لصالح القطاع الخاص"، مشدّدا على أنّ قطاع الصحة العمومي لو اندثر فهذا ينذر باندثار القطاع الخاص أيضا، باعتبار القطاع العام يعتبر الحاضن للتطوير والبحث العلمي..
    وأشار نور الدين زهيّر إلى أنّ مخرجات هذا التقرير تحتوي توجهات واقتراحات عملية تشاركية ستساهم في حلحلة أزمة قطاع
    الصحّة.
    http://www.radioexpressfm.com/ar/lire/%D8%A3%D9%83%D8%AB%D8%B1-%D9%85%D9%86-2100-%D8%B7%D8%A8%D9%8A%D8%A8%D8%A7-%D9%85%D8%AA%D9%88%D9%82%D9%91%D8%B9-%D9%85%D8%BA%D8%A7%D8%AF%D8%B1%D8%AA%D9%87%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%84%D8%A7%D8%AF-%D8%B3%D9%86%D8%A9-2021-3272