Radiotunisiamed

    samedi 12 octobre 2019

    La confrontation Électorale


    La confrontation des 2 candidats se résume partiellement à ceci:
    Nabil Karoui à l'aise parle avec une langue purement dialecte tunisienne , ne touchera pas à la constitution, qui n'a pas besoin d'être modifiée à l'heure actuelle il y a plus urgent comme problèmes , se souciera de l'éradication de la pauvretés surtout dans les régions du sud , insistera sur une Tunisie moderne , scientifiquement et technologiquement ..
    Kaïs Saïed : parle l'arabe littéraire comme à son accoutumé incompréhensible pour la plus part de la population, plus claire et compréhensible par des gens cultivés mais ne le soutiennent pas nécessairement , s'écoute parler , changera la constitution qui compliquera tous les soucis des tunisiens qui nous mènera dans une aventure chaotique laisse les initiatives et projets aux mains des jeunes,qui au départ l'ont soutenus mais depuis ils l'ont reniés ce qui signifie qu'il n'en a pas personnellement, ou bien ne veut pas prendre ses responsabilités , nerveux et ambiguë ce qui montre qu'il n'est pas à l'aise dans de telle situation de débat ...Un président rêveur , ce n'est pas ma tasse de thé.Il y a plus urgent pour la Tunisie
    Voilà un débat qui donnera une idée pour pouvoir choisir en tout conscience et voter honnêtement en pensant à la nation et ne pas apprécier ou non les 2 antagonistes en question.




    samedi 5 octobre 2019

    Lancement de la plateforme contre les fake news


    Les Etablissements de la Télévision (ETT) et de la Radio tunisiennes et l’Agence Tunis-Afrique-Presse (TAP) mettent à la disposition des journalistes et du public une plateforme pour lutter contre les fake news et les données erronées relayées sur les réseaux sociaux et blogs.
    Cette plateforme, dont le lancement officiel est prévu le 6 octobre, a pour objectif de lutter contre la propagation des fausses informations qui sont de nature à induire l’opinion publique en erreur, à impacter sur le processus électoral et à semer le désordre parmi les citoyens, indique, vendredi, l’ETT.
    La plateforme sera hébergée sur les sites tunisiacheknews.com et factcheking.watania1.tn ainsi que sur la page facebook tunisiacheknews.
    Selon l’Etablissement de la télévision tunisienne, ce projet et s’inscrit dans le cadre d’une initiative de la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité de Genève, avec un financement de l’Union européenne.

    mercredi 2 octobre 2019

    L'amour de l'ame avant l'amour du physique


    " Elle s'est regardé dans le miroir, puis je l'ai regardé, j'étais assis sur le lit, elle m'a demandé : tu m'aimes toujours ?
    Je lui ai répondu : comme au premier jour.
    Elle a pris mes mains les a mises sur sa taille et m'a demandé : tu as remarqué que mon corps n'est plus le même que quand on s'est rencontré ?
    Je lui ai répondu : non , pas du tout.
    Elle a pris mes mains , les a mises sur son ventre et m'a demandé : tu as remarqué que mon ventre est déjà tombé ? Je lui ai répondu : non, pas du tout.
    Elle a enlevé son peignoir et a regardé ses jambes et elle m'a demandé : as-tu remarqué que mes jambes ne sont plus dures et lisses comme avant ? Je lui ai répondu : pas encore.
    Puis elle s'approcha de moi et les larmes aux yeux me demanda :
    Alors qu'est-ce que tu fais à mes côtés si tu ne me vois plus, si tu ne réalises pas combien mon corps a changé, on dort ensemble et tu ne réalises pas que je ne suis plus la même qu'hier ?
    Je lui ai souri et lui ai dit :
    Bien avant de voir ton corps, j'ai regardé ta façon d'être , bien avant de toucher ton corps, j'ai ressenti ta façon d'aimer, bien avant de voir ton buste levé, j'ai regardé dans ta poitrine un cœur plein de bonté, bien avant de voir ta silhouette sensuelle, j'ai senti que tu étais le moule parfait où planter ma semence, je t'ai senti terre fertile, je t'ai senti mère, et Femme pour bâtir avec moi notre maison.
    Femme... ne sois pas triste à propos de la façon dont tu te vois, sois heureuse pour ce que je ressens encore.
    Je suis tombé amoureux de la sensualité et de la bonté de ton âme, pas de la vanité de ton corps.... et à travers les larmes je lui ai dessiné un sourire qui a fait de nouveau briller son visage...."
    Si tu as pris la peine de lire ce texte alors , peut-être aurais-tu envie de le partager.


    Chanter rendrait plus heureux, diminuerait le stress et serait un gage de longévité


    Si vous faites partie de ces gens qui passent des heures en voiture pour aller au travail, peut-être devriez-vous vous mettre à pousser la chansonnette! En effet, selon un nouvel article du Elite Daily, chanter rendrait les gens plus heureux et leur permettrait ainsi de vivre plus longtemps.
                         La musique, un moyen efficace d’éliminer le stress
    Écouter de la musique serait un moyen efficace de réduire le stress en plus de permettre une meilleure productivité. Selon une étude réalisée par l’université du Missouri, les gens qui écoutent régulièrement de la musique sont notamment plus aptes à développer une meilleure coordination. Si la musique aide à éliminer l’anxiété, chanter serait encore plus bénéfique, rapporte le Elite Daily. Cela vous permettrait de ressentir la musique à travers votre corps en entier et ainsi créer un sentiment de bonheur.
    L’action de chanter serait bonne pour le cerveau et créerait un sentiment d’euphorie lié directement à la création d’endorphine (hormone du bonheur) et d’ocytocine (hormone qui diminue le stress).
                                Chanter aussi efficace que le yoga
    Une nouvelle étude des chercheurs de l’université du Gothenburg, en Suisse, a émis l’hypothèse que chanter en cœur avec d’autres individus permettrait une connexion si intense que même les battements du cœur adopteraient le même rythme.  
    «Chanter crée pratiquement le même effet sur le corps que les exercices de respiration de yoga. Cela permet de relaxer et il semblerait également qu’il y ait des effets positifs sur le cœur», explique le chercheur Björn Vickhoff.
    Le secret d’une longue et heureuse vie


    Et comme si ce n’était pas assez, chanter pourrait également aider à renforcer le système immunitaire en diminuant le taux de cortisol.
    Les universités de Harvard et de Yale ont également étudié les bienfaits du chant en 2008 et en auraient conclu que cela pourrait augmenter l’espérance de vie.
    Bref, chanter serait probablement la clé du bonheur.

    vendredi 27 septembre 2019

    CNAM : La remise des cartes de soins Labès aux affiliés, un véritable parcours du combattant

    CNAM : La remise des cartes de soins Labès  aux affiliés, un véritable parcours du combattant
    La Cnam a été bien inspirée d’envoyer à ses affiliés retraités des Sms les appelant à retirer leurs cartes de soins Labès en précisant le jour, la période de la journée, l’endroit et même le numéro du bureau. Le hic, car cette institution nous a habitués aux demi mesures, est qu’elle n’a pas prévu le flot d’affiliés qui allaient se présenter. Ils étaient des centaines de toutes conditions qui s'agglutinaient devant le centre de l’Ariana attendant sous un soleil de plomb devant le portail entrouvert, le geste des deux préposés qui introduisaient les affiliés par petits groupes.
    Un heure après, la majorité attendait stoïquement, alors que certains ont préféré rentrer. Quand on sait qu'il s'agit majoritairement de personnes âgées, on mesure le calvaire qu'ils doivent endurer pour arriver jusqu'au saint des saints, le fameux bureau 33, et attendre encore une fois son tour pour obtenir enfin la carte. Un véritable parcours du combattant. 

    dimanche 22 septembre 2019

    Ils promettent de construire des ponts même s'il n'y a pas de fleuves !





     
    Mustapha Attia
    Réalités du 20 au 26 septembre 2019

    Rêvons un peu . Rêvons , par exemple , que ces élections permettent aux Tunisiens d'aborder , enfin ,les problèmes que nos chers politiciens occultent depuis plus de huit ans avec une politique à courte vue destinée à gagner la prochaine élection , puis la suivante , et ainsi de suite, sans jamais se préoccuper de l'intérêt général. Les citoyens commencent à croire que les campagnes électorales sont des usines à bêtises et mensonges . Jadis , le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev disait que les politiciens ont ceci de particulier "qu'ils peuvent promettre de construire un pont même s'il n'y a pas de fleuve ".
    Nous avons besoin des décideurs qui n'ont pas peur des tabous et détestent les rideaux de fumée qui camouflent les problèmes embarrassants .
    Chacun comprend aujourd'hui qu'il n'est de politique efficace que si elle est durable . " Durable" , cela veut dire qu'elle sera mise en œuvre longtemps et poursuivie avec opiniâtreté , mais aussi qu'elle sera efficace et financée à Long terme - certains diraient " soutenable". Il est urgent donc d'intégrer à la logique du développement des contraintes - sociales , environnementales , énergétiques - qui ont jusqu'alors été considérées comme latérales . Il faut dorénavant que , dès sa conception , la politique tienne compte des conditions de sa durabilité . Nos futurs décideurs doivent élaborer un plan directeur pour l'application des mesures relatives à la réalisation des projets se rapportant à l'infrastructure, à la consolidation des programmes de développement urbain, à la gestion des crues et à la promotion des zones sensibles et populaires. Tout cela se fera par le biais de la consolidation des programmes régionaux de propreté, de sauvegarde de l'environnement, par le suivi de la réalisation des projets inscrits dans les plans municipaux de développement et par l'accroissement du rôle joué par le tissus associatif, afin qu'ils soient un affluent essentiel dans la synergie de l'effort des collectivités locales pour sauvegarder un environnement sain et agréable.
    C'est que l'esprit humaniste s'inscrit dans le cadre d'une approche globale, puisant dans le patrimoine civilisationnel de notre peuple et dans les racines les plus profondes de notre culture, et visant à faire parvenir notre pays au plus haut degré de maturité et d'évolution dans sa marche vers le progrès. C'est dans cette perspective que nos décideurs doivent procéder, rapidement à la mise sur pied d'un dispositif civilisationnel global et équilibré sur la base de la complémentarité des programmes de développement qui vont au fond des choses. Des programmes dans lesquels est assuré l'essor aussi bien du secteur privé que du secteur public, au rythme de croissance du secteur économique et politique. Bien mieux, notre pays est considéré comme l'un des pionniers sur le plan de l'importance accordée au secteur social, mû par une certitude chez les bâtisseurs et les pionniers de l'état moderne qu'il n'y a pas plus grand danger pour les peuples que de voir se répandre les foyers d'ignorance et d'analphabétisme, de l'effondrement des services sanitaires et de la déconfiture des programmes d'éducation et de formation des jeunes générations. Il faut construire une société qui fabrique moins de pauvres d'où la nécessité , sur certaines régions du pays , d'allouer massivement du capital public à ceux qui ont peu de capital personnel.

    samedi 21 septembre 2019

    Pour bien connaître Kaïs Said ,



    Pour bien connaître  Kaïs Said ,
    il faut connaitre la famille de sa mère Zèkyè Bellagha et la mère de sa mère Zohra Belkhouja ! Il est bien né d'un père am Monçef natif de Béni Khiar !Son grand père maternel Echèykh El Hédi Ben Ali Ben Mouhammed Bellagha ,frère de Hanifa  ,la famille Bellagha originaire de Géorgie d'une région qui a fourni les plus redoutables reines de l'empire Ottoman ,d'Egypte ainsi que la dynastie Houssèynite ,elle est venu  avec Sinèn Bécha pour arrêter le génocide par les espagnols des misérables qui attendent l'aide divine au lieu de se défendre ! Echèykh Ismaïl Sfèyhi Echèrif père  Khadija la mère de Hédi son grand père maternel ainsi que Hanifa  ,le premier qui a crié HAUT et FORT pour notre indépendance !Sa grand mère Zohra Belkhouja ,tout le monde connait  Chèykh El Islèm Ahmèd Belkhouja ...

    Échangeur de l’aéroport Tunis Carthage : enfin une bonne nouvelle ?


    Enfin une bonne nouvelle ? Le directeur général des ponts et des routes au sein du ministère de l’Équipement, Salah Zouari, a annoncé que les tunnels de l’échangeur près de l’aéroport Tunis Carthage seront ouverts à la circulation dans quelques jours. C’était ce mercredi 18 septembre 2019, à l’occasion de la conférence euro-africaine sur la sécurité routière.
    On aimerait vraiment bien y croire. La circulation au niveau de l’échangeur de l’aéroport Tunis Carthage est très dense à cause des travaux en cours, et c’est sans compter le désordre qui y règne, alors que la zone est située juste devant l’aéroport ou, autrement dit, là où les visiteurs de la Tunisie arrivent. Depuis février, le chantier a avancé de 70%. Espérons que la délivrance arrivera bientôt. De fait, l’échangeur procurera une véritable bouffée d’oxygène. Il comprendra 3 tunnels. Deux d’entre-eux vont relier l’aéroport au GP9 (Route de La Marsa). Le troisième tunnel reliera la Route de La Marsa à La Charguia.
    Il ne restera plus que l’échangeur au niveau de l’entrée de Tunis via l’avenue Khaireddine Pecha. Là encore, le trafic est dense en raison des travaux.

    le recours déposé par Abdelkarim Zbidi est le plus dangereux !



    Sami Ben Slama, ancien membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a commenté , les recours déposés après les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle.
    Selon Sami Ben Slama, le recours « le plus dangereux » est celui déposé par le ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi. « Les recours les plus importants sont ceux déposés par Néji Jelloul et Slim Riahi puisqu’ils dénoncent le traitement inéquitable de l’instance vis-à-vis des différents candidats. Tous les deux ont appelé à l’annulation des résultats et à la tenue d'un nouveau premier tour, de manière à garantir l’égalité des chances », a-t-il écrit.

    Ben Slama ajoute cependant que « le recours le plus dangereux a été déposé par Abdelkarim Zbidi. Dangereux de par la force des arguments qui ne laissent pas une grande marge de manœuvre pour la justice puisque ce recours concerne la publicité politique utilisée par Abdelfattah Mourou et Nabil Karoui durant la campagne pour la présidentielle. Ceci est considéré comme une grave violation de la loi électorale qui entraine l’annulation des résultats de chacun des candidats. Zbidi étaye ses recours par deux décisions prises par la Haica après le 10 septembre, contre la chaîne Zitouna Tv pour Mourou et contre Nessma Tv pour Karoui. Abdelkarim Zbidi n’appelle pas à refaire le premier tour mais à annuler les résultats obtenus par Nabil Karoui et Abdelfattah Mourou ».

    L’unité de communication auprès du Tribunal administratif de Tunis a annoncé aujourd'hui qu’elle a reçu 6 recours concernant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Les six recours ont été déposés par Seifeddine Makhlouf, Abdelkarim Zbidi, Slim Riahi, Néji Jelloul, Hatem Boulabiar et Youssef Chahed.


    vendredi 20 septembre 2019

    Programme électoral du candidat Kais Saied




    Programme électoral du candidat Kais Saied
    1- Avoir une vraie assise parlementaire majoritaire : dans chaque circonscription pour les élections législatives, en dehors des listes des partis et des associations connues, figurent au moins 4 listes portant dans leur dénomination le terme « jeunes ». Ces listes associées aux voix du parti Ennahdha et de Marzouki donneront la majorité parlementaire à Kais saied donc un changement imminent de la constitution.
    2- La constitution sera basée sur la loi musulmane (echariaa). La Tunisie ne sera plus une république, dont la religion est l’islam (séparation claire entre république et religion) mais deviendra désormais république musulmane. 3- Ainsi toutes les prérogatives de la loi musulmane seront appliquées: fermeture des cinémas, des salles de théâtre et des discothèques (il y’a même un projet de transformer la zone touristique de gammarth en un énorme parc floral réservé aux femmes et aux enfants uniquement), fermeture des cafés pendant le ramadan, peine de mort pour les délinquants et les marginaux sexuels...4- Kais Said va démontrer scientifiquement (selon ses dires) que l’égalité des sexes n’est pas possible et non admissible. Ceci implique une séparation des écoles en celles pour garçons et d’autres pour filles, une supériorité des salaires et des attributions des postes de travail pour les hommes, un privilège matériel pour les couples avec femme au foyer, le port obligatoire du foulard et l’établissement d’une police religieuse. 5- La pyramide politique inversée va conduire à des élections locales de quartiers donc dans la complaisance et l’anarchie la plus absolue. Le système local instaurera la force des corpuscules extrémistes qui par une propagande continue gangrènera les jeunes avec des idées obscurantistes. 6- Le silence imposé au candidat Kais Said par les jeunes et les dirigeants terroristes des ligues de protection de la révolution est une arme de communication. En effet, ils l’utilisent pour deux objectifs précis: un, éviter que leur candidat dévoile maladroitement et robotiquement son programme politique effroyable et diabolique aux médias et perde ainsi sa crédibilité auprès des électeurs et deux, jouer le rôle mesquin du « bon candidat juste » qui comme son adversaire étant privé de communication, il en fait de même. Un jeu parfaitement dupe mais dangereux.7- Sa politique étrangère s’établit sur l’auto suffisance nationale et une fermeture progressive envers les occidentaux qualifiés d’uniques responsables des maux de la Tunisie (terrorisme et désastre économique). 8- Kais Said a établi ce programme électoral depuis le 11 juin et en a dévoilé une partie dans une interview publiée sur Eccharaa El Magharibi. Il y a même comparé les élections à un combat de guerre et un assassinat. Son but est l’abolition du parlement et des élections législatives ainsi que la dislocation des partis politiques. En régnant seul comme un calife, il aura main mise sur le pays et son armée de l’ombre contrôlera les rouages de la politique, de l’éducation nationale et de l’économie. L’établissement d’un califat tant rêvé par les islamistes et les terroristes sera enfin réalisé. Ce candidat est un danger pour la Tunisie. Ce candidat est la fin d’une Tunisie libre, ouverte, fière de ses femmes et de leurs acquis, la fin de la Tunisie moderne et indépendante.

    jeudi 19 septembre 2019

    Quand un hôpital français fonctionne avec une équipe médicale de garde 100% tunisienne!


    On observe qu’une proportion grandissante de médecins est accueillie avec intérêt dans les pays étrangers particulièrement en France, en Allemagne et dans les pays du Golfe. 
    Les médecins tunisiens installés en France sont généralement des jeunes spécialistes qui rejoignent initialement la France pour acquérir de l’expérience et enrichir leurs compétences. La médecin pratiquée y est la même que celle enseignée dans les facultés tunisiennes, mais l’environnement, l’organisation et la gouvernance des soins sont plus propices à son exercice.
    Ainsi, beaucoup choisiront d’ y rester, non mécontents de tourner la page d’un système sanitaire tunisien au bord de l’asphyxie.
    Cet exode massif, aux allures de véritable hémorragie, n’est pas près de s’arrêter. Bien au contraire…
    En effet,  les praticiens étrangers dont une part non négligeable de tunisiens, deviennent indispensables pour assurer les gardes, occuper des postes vacants dans des spécialités et des établissements de santé délaissés. Si bien qu’on assiste à cette situation cocasse où la totalité de l’équipe de garde réunissant plusieurs spécialités est composée exclusivement de tunisiens !
    Les médecins tunisiens concernés, rapportent justement ce fait sur les réseaux sociaux! (captures d’écran ci-joint)









    Un exil pas si dépaysant, finalement !

    Libérez Nabil Karoui ou annulez ces élections mascarade !






    Karoui-2
    Par Rachid Ben Othman
    Maintenant il n'y a de choix que de voter pour le candidat Nabil Karoui et réclamer sa libération afin d'éviter le pire des pires, ou tout simplement d'annuler ces élections qui deviennent une vraie mascarade pour non respect de l'ISIE à accorder les mêmes chances pour chaque candidat comme le stipule la loi.
    Vous allez me dire qu'il est blanchisseur d'argent et un évadé fiscal, alors je vous répond que l'accusé est innocent jusqu'à preuve du contraire, en plus qui dans ce pays n'a pas triché avec le fisc et qui n'a pas blanchit de l'argent  a corrompu ou a été corrompu ? oui il y en a les honnêtes mais les pourris sont plus nombreux, il suffit de voir le marché parallèle qui représente près de 50%  qui opéré dans la lumière à la vue de tous sans pouvoir s'inquiéter pour s'en rendre compte de cette réalité ! il suffit de voir le degré de la malversation et la corruption dans l'administration ! il suffit de voir les terroristes qui circulent librement dans le pays ! pire encore, est-ce que tous ceux qui ont gouverné vont payer la facture de cette descente en enfer et cette faillite de tout le pays ? je m'arrête là parceque la liste est encore trop longue et mes propos ne sont pas pour légitimer tout ça loin de là, mais la loi doit être appliquer sur tous et si cette justice veut vraiment juger ces crimes alors elle doit mettre en prison des centaines de milliers de de gens.
    Notre combat est orienté contre l'absurdité, la stupidité, la connerie et l'ignorance , Il faut se mettre à l'évidence que nos ennemis sont L'OBSCURANTISME DE NAHDHA ET ACOLYTES  dans la vie on est amené à faire des choix douloureux pour préserver quelque chose de vital ou sortir d'une situation grave et compliquée, ce n'est ni de la faiblesse ni de la trahison, c'est seulement l'instinct de survie et le choix de la raison. Alors mes ami(es) faisons parler la raison et l'intérêt pour notre pays et d'arrêter cette descente abyssale.

    Yadh Ben Achour: "Je connais bien Kais Saied,




    Yadh Ben Achour: "Je connais bien Kais Saied, un de mes anciens étudiants. Il est effectivement ultra-conservateur, mais il n’est pas islamiste, et il ne fait pas de ses convictions personnelles des questions prioritaires. Il a pour immense qualité d’être foncièrement honnête, avec une rigueur toute janséniste. Avec lui, la Tunisie aura un chef de l’État inattaquable. Et il va résoudre deux problèmes : écarter le candidat islamiste et nous débarrasser de l’actuel gouvernement, sanctionné par les urnes. Comme tous ceux qui ont mal géré le pays ces dernières années, qui ont favorisé les faiblesses du régime démocratique, assumé le mauvais fonctionnement des institutions, affaibli l’État, emprisonné un candidat, favori, en pleine campagne, ou laissé la corruption prospérer et les conditions sociales se dégrader… Il y a un espoir qu’avec Kais Saied, le paysage politique soit rénové." Yadh Ben Achour


    samedi 14 septembre 2019

    صلاحيات رئيس الجمهورية القادم


    حيث حدد الدستور التونسي في باب "السلطة التنفيذية" والقسم الأول منه المتعلق ب-"رئيس الجمهورية" الصلاحيات التي يختص بها رئيس الجمهورية ونص الدستور على أن "رئيس الجمهورية هو رئيس الدولة ورمز وحدتها يضمن استقلالها و استمراريتها ويسهر على احترام الدستور ".
    وينتخب رئيس الجمهورية لمدة 5 أعوام انتخابا مباشرا سريا ونزيها ولا يجوز توليه المنصب لأكثر من دورتين كاملتين متصلتين أو منفصلتين.
    ويختص رئيس الجمهورية بالصلاحيات التالية:
    يتولى تمثيل الدولة وضبط السياسات العامة في مجالات الدفاع والعلاقات الخارجية والأمن القومي المتعلق بحماية الدولة والتراب الوطني من التهديدات الداخلية والخارجية وذلك بعد استشارة رئيس الحكومة.
    يتولى حل مجلس نواب الشعب في الحالات التي ينص عليها الدستور ولا يجوز حل المجلس خلال الأشهر الستة التي تلي نيل أول حكومة ثقة المجلس بعد الإنتخابات التشريعية أو خلال الأشهر الستة الأخيرة من المدة الرئاسية أو المدة النيابية.
    يترأس مجلس الأمن القومي ويدعى إليه رئيس الحكومة ورئيس مجلس نواب الشعب.

    يترأس القيادة العليا للقوات المسحلة.
    يتولى إعلان الحرب وإبرام السلم بعد موافقة مجلس نواب الشعب بأغلبية ثلاثة أخماس أعضائه وإرسال قوات إلى الخارج بموافقة رئيس مجلس نواب الشعب والحكومة.
    اتخاذ التدابير التي تحتمها الحالة الإستثنائية.
    المصادقة على المعاهدات والإذن بنشرها.
    إسناد الأوسمة والعفو الخاص.
    كما يتولى رئيس الجمهورية بأوامر رئاسية:
    تعيين مفتي الجمهورية التونسية وإعفاءه.
    التعيينات والإعفاءات في الوظائف العليا برئاسة الجمهورية والمؤسسات التابعة لها .
    التعيينات والإعفاءات في الوظائف العليا العسكرية والدبلوماسية والمتعلقة بالأمن القومي بعد استشارة رئيس الحكومة .
    تعيين محافظ البنك المركزي باقتراح من رئيس الحكومة وبعد مصادقة الأغلبية المطلقة لأعضاء مجلس نواب الشعب ويتم إعفاؤه بنفس الصيغة أو بطلب من ثلث أعضاء مجلس نواب الشعب ومصادقة الأغلبية المطلقة من الأعضاء.

    ختم القوانين والإذن بنشرها بالرائد الرسمي للجمهورية التونسية في أجل لا يتجاوز 4 أيام من انقضاء آجال الطعن بعدم الدستورية أو إنقضاء أجل الرد دون ممارسته أو مصادقة المجلس على القانون ثانية دون تعديل أو الإحالة الوجوبية لمشروع القانون إلى رئيس الجمهورية.
    رد مشاريع القوانين باستثناء الدستورية منها مع التعليل إلى المجلس للتداول فيه ثانية خلال 5 أيام من تاريخ انقضاء أجل الطعن بعدم الدستورية أو صدور قرار بالدستورية أو الإحالة الوجوبية لمشروع القانون إلى رئيس الجمهورية.
    يعرض رئيس الجمهورية استثنائيا خلال أجل الرد على الاستفتاء مشاريع القوانين المتعلقة بالموافقة على المعاهدات أو بالحريات وحقوق الإنسان أو بالأحوال الشخصية والمصادق عليها من قبل مجلس نواب الشعب.
    لرئيس الجمهورية في حالة خطر داهم مهدد لكيان الوطن وأمن البلاد واستقلالها يتعذر معه السير العادي لدواليب الدولة أن يتخذ التدابير التي تحتمها تلك الحالة الاستثنائية وذلك بعد استشارة رئيس الحكومة ورئيس مجلس نواب الشعب وإعلام رئيس المحكمة الدستورية ويعلن عن التدابير في بيان الى الشعب ويجب أن تهدف هذه التدابير إلى تأمين عودة السير العادي لدواليب الدولة في أقرب الآجال ويعتبر مجلس نواب الشعب في حالة انعقاد دائم طيلة هذه الفترة وفي هذه الحالة لا يجوز له حل مجلس نواب الشعب أو تقديم لائحة لوم ضد الحكومة.
    تفويض المهام والإعفاء:
    لرئيس الجمهورية إذا تعذر عليه القيام بمهامه بصفة وقتية أن يفوض سلطاته إلى رئيس الحكومة لمدة لا تزيد عن 30 يوما قابلة للتجديد مرة واحدة مع إعلامه رئيس مجلس نواب الشعب بالتفويض المؤقت.
    عند الشغور الوقتي لمنصب رئيس الجمهورية لأسباب تحول دون تفويضه سلطاته تجتمع المحكمة الدستورية فورا وتقر الشغور الوقتي فيحل رئيس الحكومة محل رئيس الجمهورية ولا يمكن أن تتجاوز مدة الشغور الوقتي 60 يوما. إذا تجاوز الشغور الوقتي مدة 60 يوما أو في حالة تقديم رئيس الجمهورية استقالته كتابة إلى رئيس المحكمة الدستورية أوفي حالة الوفاة أوالعجز الدائم أو لأي سبب آخر من أسباب الشغور النهائي تجتمع المحكمة الدستورية فورا وتقر الشغور النهائي وتبلٌغ ذلك إلى رئيس مجلس نواب الشعب الذي يتولى فورا مهام رئيس الجمهورية بصفة مؤقتة لأجل أدناه 45 يوما وأقصاه 90 يوما.
    يمارس القائم بمهام رئيس الجمهورية خلال الشغور الوقتي أو النهائي المهام الرئاسية ولا يحق له المبادرة باقتراح تعديل الدستور أو اللجوء إلى الاستفتاء أو حل مجلس نواب الشعب وخلال المدة الرئاسية الوقتية ينتخب رئيس جمهورية جديد لمدة رئاسية كاملة كما لا يمكن تقديم لائحة لوم ضد الحكومة.
    يتمتع رئيس الجمهورية بالحصانة طيلة توليه الرئاسة وتعلق في حقه كافة آجال التقادم والسقوط ويمكن استئناف الإجراءات بعد انتهاء مهامه لا يسأل رئيس الجمهورية عن الأعمال التي قام بها في إطار أدائه لمهامه.
    يمكن لأغلبية أعضاء مجلس نواب الشعب المبادرة بلائحة معللة لإعفاء رئيس الجمهورية من أجل الخرق الجسيم للدستور ويوافق عليها المجلس بأغلبية الثلثين من أعضائه وفي هذه الصورة تقع الإحالة إلى المحكمة الدستورية للبت في ذلك بأغلبية الثلثين من أعضائها ولا يمكن للمحكمة الدستورية أن تحكم في صورة الإدانة إلا بالعزل ولا يعفي ذلك من التتبعات الجزائية عند الاقتضاء ويترتب على الحكم بالعزل فقدانه لحق الترشح لأي انتخابات أخرى.
    في علاقته بالسلطة التشريعية والحكومة:

    لرئيس الجمهورية أن يخاطب مجلس نواب الشعب.
    لرئيس الجمهورية أن يطلب من مجلس نواب الشعب التصويت على الثقة في مواصلة الحكومة لنشاطها مرتين على الأكثر خلال كامل المدة الرئاسية ويتم التصويت بالأغلبية المطلقة لأعضاء مجلس نواب الشعب فإن لم يجدد المجلس الثقة في الحكومة اعتبرت مستقيلة وعندئذ يكلف رئيس الجمهورية الشخصية الأقدر لتكوين حكومة في أجل أقصاه ثلاثون يوما طبقا للفقرات الأولى والخامسة والسادسة من الفصل 89 .
    عند تجاوز الأجل المحدد دون تكوين الحكومة أو في حالة عدم الحصول على ثقة مجلس نواب الشعب لرئيس الجمهورية الحق في حل مجلس نواب الشعب والدعوة إلى انتخابات تشريعية سابقة لأوانها في أجل أدناه خمسة وأربعون يوما وأقصاه 90 يوما وفي حالة تجديد المجلس الثقة في الحكومة في المٌرتين يعتبر رئيس الجمهورية مستقيلا.
    عند الشغور النهائي لمنصب رئيس الحكومة لأي سبب عدا حالٍتي الاستقالة وسحب الثقة يكلف رئيس الجمهورية مرشح الحزب أو الائتلاف الحاكم بتكوين حكومة خلال شهر وعند تجاوز الأجل المذكور دون تكوين الحكومة أو في حالة عدم الحصول على الثقة يكلف رئيس الجمهورية الشخصية الأقدر ليتولى تكوين حكومة تتقدم لنيل ثقة مجلس نواب الشعب طبق أحكام الفصل 89 تواصل الحكومة المنتهية مهامها تصريف الأعمال تحت إشراف عضو منها يختاره مجلس الوزراء ويسميه رئيس الجمهورية إلى حين مباشرة الحكومة الجديدة مهامها.
    في علاقته بالسلطة القضائية:
    يسمى القضاة بأمر رئاسي بناء على رأي مطابق من المجلس الأعلى للقضاء. يسمى القضاة السامون بأمر رئاسي بالتشاور مع رئيس الحكومة بناء على ترشيح حصري من المجلس الأعلى للقضاء .
    المصدر - وات

    samedi 17 août 2019

    Pour en finir avec « le mythe d’une petite présidence » ou d’un président de la république sans pouvoirs !


    Par Salsabil Klibi :


    Par Salsabil KLIBI – assistante à la faculté des sciences juridiques de Tunis
    Le Président de la République est élu au suffrage universel direct ce qui lui donne dans tous les cas de figure (qu’il soit élu au premier ou au second tour) une légitimité forte de plus de 50% des suffrages. (article 75 de la constitution)
    Le président de la République peut jouer un rôle déterminant dans le choix du chef du gouvernement si la majorité parlementaire n’arrive pas à tomber d’accord sur un candidat à ce poste, deux mois après la proclamation des résultats définitifs des élections législative (article 89 de la constitution). Il revient, en effet, au Président de la République de procéder aux consultations politiques nécessaires avec tous les partis représentés au parlement, pour trouver le candidat susceptible d’obtenir la confiance de l’assemblée si cette dernière ne réussit pas à réunir la majorité nécessaire (plus de 50% des voix) pour le candidat proposé par le parti qui a obtenu le plus grand nombre de sièges. Inutile de dire que pour réussir une telle mission il faut avoir des talents de fin manœuvrier politique et bénéficier surtout de la confiance des parties, avec lesquelles se feront ces tractations !
    Le Président de la République intervient dans la formation du gouvernement pour deux portefeuilles, la Défense et les Affaires Etrangères (article 89 de la constitution), ces deux ministères doivent être choisis, il est vrai, par le chef du gouvernement mais en concertation avec le président. Ce qui veut dire qu’ils ne peuvent être désignés sans son consentement et qu’en pratique c’est le président qui les choisit.
    Le Président de la République détermine la politique de l’Etat dans les domaines des Affaires Etrangères de la Défense et de la sécurité nationale (article 77 de la constitution). Ce dernier élément lui donne une grande latitude d’intervention dans affaires de l’Etat, ce qui l’amène par la force des choses à interférer dans des dossiers qui relèvent de la compétence du chef du gouvernement.
    Le Président de la République dispose du droit d’initiative législative (article 62 de la constitution), ce qui lui permet de moduler la politique générale de l’Etat et de mettre en application la constitution que ce soit en matière de droits et libertés ou en matière institutionnelle, par les projets de lois qu’il peut initier. Si le président ne dispose pas d’une majorité au parlement et que ses initiatives législatives restent sans issue (comme c’est le cas pour le projet de loi relatif à l’égalité successorale) cela n’enlève en rien l’intérêt pour lui de cette compétence qui devient un atout de manœuvre politique.  Il peut, en effet, toujours présenter des projets de loi en sachant qu’elles ne seront pas appuyées par la majorité parlementaire, dans le but d’acculer la majorité parlementaire à prendre position sur des questions éludées ou tues jusque-là par elle.
    Le Président de la République a le droit de présenter un recours en inconstitutionnalité devant la cour constitutionnelle contre une loi votée par le parlement (article 120 de la constitution). En tant que garant de la constitution il peut ainsi faire échec aux velléités de la majorité gouvernante de violer la constitution. Il a aussi, dans le même ordre de compétences, le pouvoir de désigner quatre membres à cette cour qui constitue la plus haute juridiction de l’Etat.
    Le Président de la République dispose du droit de renvoi, c’est à dire le droit de refuser de promulguer une loi et la renvoyer au parlement pour un deuxième vote à une majorité renforcée des trois cinquièmes (article 81 de la constitution). Ce droit de renvoi se distingue du droit de présenter un recours en inconstitutionnalité devant la cour constitutionnelle, évoqué plus haut, car il n’est pas nécessairement motivé par des considérations juridiques (conformité ou non à la constitution) mais peut être exercé pour des raisons de pure opportunité politique. Ce qui veut dire, là encore, que le président dispose du pouvoir de s’opposer à la politique législative de la majorité parlementaire du jour.
    Le Président de la République peut dissoudre le parlement, si ce dernier ne réussit pas à donner sa confiance au gouvernement. (articles 77 et 89 de la constitution).
    Le Président de la République peut prendre le peuple à témoin en soumettant au référendum une loi que le parlement a déjà adopté (article 82 de la constitution).
    Le Président de la République peut demander au parlement de confirmer sa confiance au gouvernement. Si ce dernier la lui refuse, le gouvernement est considéré démissionnaire (article 99 de la constitution) et il appartiendra, à ce moment-là, au président de procéder aux tractations politiques nécessaires pour trouver un nouveau candidat à la Qasbah. Cette prérogative du président semble surprenante du fait qu’elle est aussi accordée au chef du gouvernement par l’article 98 de la constitution. Le pouvoir de demander au parlement de confirmer sa confiance au gouvernement, donne pourtant un pouvoir redoutable au Président de la République. En effet, ce dernier peut l’utiliser pour déstabiliser, voire faire éjecter le chef du gouvernement et son équipe, surtout s’ils sont adossés à une coalition parlementaire friable. Mais cette prérogative peut aussi et surtout être utilisée par lui pour sortir le pays d’une crise politique.
    En effet, à supposer qu’une équipe gouvernementale soit issue d’une coalition parlementaire (ce qui est le cas aujourd’hui) et non pas d’un seul parti disposant de la majorité et capable donc de gouverner seul, à supposer que les partis qui composent cette coalition ne soient plus d’accord pour soutenir le gouvernement et son chef, l’issue logique d’une telle situation serait de présenter une motion de censure contre le gouvernement c’est-à-dire de lui retirer sa confiance. Cependant étant donné que la constitution exige que le vote du retrait de confiance à un gouvernement s’accompagne du vote lors de la même séance pour un nouveau chef de gouvernement (motion de censure constructive article 97 de la constitution), et dans la mesure où les partis qui composent la coalition sont divisés sur le soutien au gouvernement et son chef, il leur sera difficile de tomber d’accord sur un nouveau candidat pour diriger une nouvelle équipe gouvernementale. Nous serions donc dans une situation où le parlement NE VEUT PLUS soutenir le gouvernement mais est également dans L’INCAPACITE de le congédier. Dans ce cas si le chef du gouvernement est constamment taclé et empêché de gouverner (ce que l’actuel chef du gouvernement ne cesse d’ailleurs de répéter) s’il ne se résout pas malgré cela à démissionner (ce qui est également le cas aujourd’hui) et si le parlement éclaté n’arrive pas à le faire tomber, le pays va se trouver dans une situation de blocage et de crise politiques préjudiciables aux intérêts de l’Etat.
    C’est dans ce type de situation que l’intervention du Président de la République devient intéressante. En effet, si le retrait de la confiance du parlement au gouvernement se fait suite à la demande de renouvellement de celle-ci par le Président de la République, le parlement, dans ce cas de figure, n’est pas contraint, dans son vote de défiance, de proposer un nouveau candidat pour constituer un nouveau gouvernement. Il reviendra dans ce cas, encore une fois, au Président de la République de prendre la main et de procéder aux consultations politiques nécessaires pour trouver un chef du gouvernement susceptible d’obtenir la confiance du parlement. L’article 99 peut être ainsi un outil de sortie de crise entre les mains du Président de la République.
    Le président de la République dispose aussi et surtout du redoutable pouvoir de recourir à l’état d’exception (article 80 de la constitution). Cet article lui permet d’abord de décréter lui-même l’état d’exception, en cas de danger imminent menaçant la nation, sa sécurité, son indépendance … il dispose à cet effet d’un large pouvoir d’appréciation de l’opportunité de déclencher les pouvoirs de crise, sous réserve d’une simple consultation du chef du gouvernement, du président de l’Assemblée des Représentants du Peuple et de l’information du président de la Cour Constitutionnelle. Le déclenchement des pouvoirs de crise lui permet de prendre TOUTES les mesures nécessaires pour lever ce danger, y compris celles qui restreignent ou suspendent carrément les droits et les libertés. C’est-à-dire qu’en fin de compte l’article 80 lui permet de réunir entre ses mains tous les pouvoirs. Il est vrai que la Cour Constitutionnelle intervient au bout d’un mois pour juger de l’opportunité de proroger l’état d’exception, il n’en reste pas moins que le président jouit pendant une période d’un mois de pouvoirs extraordinaires.
    Tous ces pouvoirs, le Président de la République peut les utiliser de la manière décrite plus haut. Il peut cependant en mésuser et les utiliser, par exemple, pour entraver l’action gouvernementale appuyée par une majorité parlementaire, par le biais notamment, d’un usage abusif du droit de renvoi des lois pour une deuxième lecture au parlement. Il peut aussi aggraver les crises politiques qui peuvent s’annoncer très tôt dès l’annonce des résultats des élections législatives, lorsque le parlement échoue à s’entendre sur un chef de gouvernement et que le président appelé à procéder aux tractations politiques nécessaires à trouver un candidat consensuel, devient lui-même partie du conflit entre les différentes forces politiques représentées au lieu de le transcender.
    Voici là quelques éléments relatifs à ce qu’un Président de la République est en mesure de faire, de par le texte même de la constitution. Les pouvoirs dont cette dernière le dote en font un acteur majeur de la vie politique de la Nation. Il dispose de compétences qui lui confèrent un rôle actif dans la détermination de la politique de l’Etat et d’autres qui en font un garant de la constitution et surtout un arbitre dans les moments de crises politiques. Ces mêmes compétences peuvent devenir par contre de redoutables menaces contre la stabilité politique et l’ordre constitutionnel lorsqu’elles sont utilisées comme des armes servant à des règlements de comptes personnels ou des intérêts corporatistes ou privés.
    C’est en ayant à l’esprit ces pouvoirs que les électeurs et électrices devront demain choisir un président pour la Tunisie et assumer l’entière responsabilité de ce choix.
    C’est en ayant à l’esprit ces responsabilité présidentielles que les candidats et candidates à la magistrature suprême devront demain s’adresser aux tunisien.nes pour les convaincre de voter pour eux/ elles.


    vendredi 16 août 2019

    A la Goulette avec la Madone de Trapani : Fiers de notre Tunisie plurielle!

    A la Goulette avec la Madone de Trapani : Fiers de notre Tunisie plurielle!

    Par  -


    Hier, l’église de la Goulette s’est avérée trop petite pour accueillir toutes celles et ceux qui se sont rendus à la messe du 15 août suivie de la procession symbolique de Notre-Dame de Trapani.
    Cette tradition goulettoise a été pleinement respectée et la statue de la Madone a déambulé pour quelques instants sur le parvis de l’église puis au-delà du portail.
    J’ai pleinement vécu et goûté ce moment historique. Car le fait que la procession ait pu cette année faire quelques mètres de plus – qui plus est dans l’espace public – est un signe qui ne trompe pas sur la bonne volonté des autorités tunisiennes.
    Car, ces quelques pas sont historiques dans la mesure où ils nous invitent à considérer qu’il est temps de repenser certaines clauses du Modus Vivendi qui lie l’église catholique et le gouvernement tunisien.
    Selon cet accord, les processions ne sont pas bienvenues dans l’espace public et en outre, les cloches ne doivent pas résonner.
    Hier, j’avais au cœur cette exception de la Madone de Trapani dont la baraka se répand sur la Goulette.
    Et je formule le vœu que cette procession soit l’année prochaine plus importante, qu’elle fasse quelques pas de plus dans le quartier de la Petite Sicile, peut-être même le tour de l’église.

    Hier, tous les Tunisiens présents à l’église étaient fiers. Qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, ils étaient tous là. Heureux de constater que la Tunisie plurielle vivait toujours.
    Hier, plusieurs résidents et de nombreux touristes étaient également présents. Certains avaient fait le déplacement des villes voisines du Cap Bon ou de la région de Bizerte.
    Dans la ferveur des chants et des hymnes, la Madone rayonnait et la Tunisie rayonnait aussi.
    Dans la salle de prières et aussi sur le parvis de l’église, des centaines de personnes communiaient autour d’une tradition goulettoise, le symbole par excellence de la Goulette.
    Plusieurs notables ont assisté à cette messe parmi lesquels la maire de la Goulette et le délégué de la région. Une présence symbolique qui en dit long sur les prédispositions des autorités à rendre à notre Madone ses lettres de noblesse.
    Hier, tout le monde percevait ce retour de la convivialité et ces retrouvailles de la grande famille des Tunisiens de toutes confessions.
    J’ai eu pour ma part la joie de prononcer en prélude à la messe et à la procession un éloge de l’abbé Leynaud et du père Saliba qui furent les curés de cette église et auxquels nous devons la naissance de cette tradition.
    Mais ce n’est pas le plus important car la phrase qui m’a réchauffé le cœur est venue d’un ami qui constatait: « Le 13 août, Nabeul a accueilli le pèlerinage annuel consacré au rabbin Yacoub Slama. Aujourd’hui, nous voici célébrant Notre-Dame de Trapani à la Goulette. Et demain, ce seront les kharjas de la tradition qui, cette année précéderont l’avènement de la nouvelle année hégirienne ».
    Cette simple phrase en dit si long sur notre identité, notre personnalité et notre Tunisianité.
    Soyons fiers de notre nation, de notre petit pays où il fait bon vivre. Et reconstruisons l’arc-en ciel de nos différences qui sont au fond notre ciment.
    Un geste des pouvoirs publics pour cette procession démontrerait que nous allons dans la bonne direction. Et, si le monde entier regarde notre transition démocratique, montrons lui aussi notre Tunisie plurielle et assumons notre liberté de conscience.
    Et, quitte à radoter un peu, je le répète: hier à la Goulette, j’ai plus que jamais perçu dans une assistance bigarrée cette fierté d’être Tunisiens.
    Et, pour respecter les coutumes, je terminerai par « Viva la Madona di Trapani » qui a fusé à plusieurs reprises hier, dans le sillage de la Sainte Vierge.
    H.B.