Le Blog du Slama Lotfi Journaliste citoyen avec un lecteur de radio Tunisia Med
mercredi 10 mars 2021
النائب فاطمة المسدى تدون على صفحتها متسائلة؟؟ قائلة
vendredi 5 mars 2021
Annulation du confinement obligatoire
Nissaf Ben Alaya, présidente de l'Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, a annoncé, lors d'une conférence de presse tenue, ce vendredi 5 mars 2021, l'annulation du confinement obligatoire dans les hôtels pour les personnes arrivant de l'étranger.
Il suffit de présenter un test PCR négatif ne dépassant pas les 72 heures à l'arrivée en Tunisie et de s'auto-confiner pendant 48 heures, avant d'effectuer un deuxième test.
Cette nouvelle mesure entrera en vigueur le 8 mars et se poursuivra jusqu'au 28 du même mois
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Confinements: le cri d'alarme d'une psy sur les «dégâts collatéraux infinis»
FIGAROVOX/TRIBUNE - Dans son cabinet, Marie-Estelle Dupont côtoie au quotidien le mal-être des Français. Cette psychologue clinicienne s'inquiète pour leur santé mentale à court et long terme.
Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle a publié «Se libérer de son moi toxique», aux éditions Larousse et «Découvrez vos superpouvoirs chez le psy», aux éditions Eyrolles.
Il y a eu les premières images. Puis le mot pandémie est réapparu dans notre vocabulaire. Le 16 mars. La fermeture des restaurants, le premier confinement la fleur au fusil, sans imaginer que ce qui devait durer quelques semaines durerait presque deux ans. Patatras!, le coronavirus nous a rappelés collectivement, tous azimuts : la mort, la finitude, la vulnérabilité, l'état de l’hôpital, l'inertie bureaucratique, l'incertitude, le risque, les limites, la façon dont la peur précipite souvent le danger. Et de rideaux baissés en municipales maintenues, de masques FFP2 en couvre-feu, d'état d'urgence en lieu et place de l'article 16, d'attestations en stratégie vaccinale, la déconfiture s'est muée en Berezina psychologique pour nombre d'entre nous.
Car si l'être humain est capable d'affronter les épreuves, il n'est pas fait pour l'injonction paradoxale.
L'incertitude, l'impermanence et l'imperfection ne sont pas nos tasses de thé, mais peuvent nous rendre créatifs et sont les conditions non négociables de l'existence. L'incohérence, en revanche, nous fragilise énormément. Personnelle ou collective, elle fait basculer dans le paradoxe et l'absurde, paralysant la dynamique psychique.
C'est une intranquillité majeure qui a frappé toutes les générations. Pas celle de Pessoa, inhérente aux tempéraments anxieux. Pas un simple stress adaptatif ou une incertitude anxiogène. Non, une intranquillité du «ce qui nous attend», du tout de suite et du demain, une déstructuration du lien, une subite obsession mêlée d'angoisse et parfois d'un soupçon d'hystérie comme si plus aucune souffrance et aucune autre pathologie n'existaient. Devant l'implacable tableau de chiffres, toute subjectivité devenait potentiel désordre. Une intranquillité due à l'éclatement des rythmes biologiques et sociaux, des repères spatio-temporels, à la perte de contrôle sur nos existences et a la possibilité de se projeter. Ces quatre aspects sont pourtant les piliers d'une bonne santé mentale.
Enfermer de force des gens bien portants et briser leur construction de vie adaptée à leurs besoins réels et parfois déjà très complexes rend certaine l'apparition de diverses maladies et accroît la violence privée.
Toute épreuve génère une crise, des dégâts, une prise de conscience, puis une reconstruction. Elle est cathartique en ce sens qu'elle exprime les fragilités cachées ou larvées du corps social. Ce n'est donc pas tant l'épreuve, que la gestion collective de la crise qui, par les injonctions paradoxales, le besoin de tout contrôler d'en haut en déresponsabilisant l'individu, le «stop-and-go» a impacté lourdement le psychisme des Français, toutes générations confondues. Toute épreuve collective exige un travail psychique de remise en question de ses priorités et de son mode de vie. La tragédie n'est donc pas là. Elle est dans le refus de penser notre anthropologie et notre définition de la santé en s'entêtant à courir après un virus qui, ironie du sort, cloue sur place nos frénésies.
Chronologiquement, le printemps dernier a donné lieu à des troubles anxieux, une augmentation des troubles du sommeil et alimentaires, une demande accrue d'anxiolytiques, et une augmentation des violences domestiques due à l'enfermement. Pourtant, beaucoup ont réussi à le transformer en bilan, en ancrage, en redécouverte de leur vie familiale, lorsque le télétravail et l'école à la maison ne se cumulaient pas.
Mes confrères et moi pensions que l'été permettrait aux Français de se restaurer intérieurement. Nous nous voulions confiants, bien qu'inquiets des troubles psychosociaux: enfants déscolarisés, jeunes arrêtés en plein vol, célibataires et personnes âgées isolés, familles bousculées ou séparées à la fermeture des frontières, violences domestiques accrues dans les situations de maltraitance infantile et de violences conjugales ou d'inceste, syndrome de la cabane chez les personnes hypocondriaques ou phobiques sociales qui craignaient le déconfinement, syndrome de glissement chez ceux pour qui la vie ne valait plus la peine d'être vécue.
Car au nom du principe de précaution et du bien ce qu’on appelle protéger revient souvent à imposer. Drôle d'éthique. Mais nous ne voulions pas dramatiser. Il s'agissait encore dans bien des cas de frustration, d’épreuve, d'adaptation limitée dans le temps, donc on espérait éviter le traumatisme. Septembre nous força à parler de deuxième vague psychiatrique. Toutes les situations commençaient à s’enflammer: les étudiants perdus, les enfants masqués, les restaurateurs et leurs confrères dépossédés de leur activité professionnelle, les petits commerçants exsangues et pris à la gorge par les alternances de confinement et de couvre-feu, les handicapés, les plus âgés, les artistes, les managers, les journalistes, les nouveaux salariés qui ne connaissent pas leurs collègues, les jeunes diplômés qui voient le processus de recrutement désarticulé. Ma synthèse, sombre et non exhaustive, veut simplement rappeler que l'installation dans le temps de mesures sanitaires a impacté plus que lourdement la santé physique et mentale de nous tous. Que le primum non nocere du serment des médecins semble avoir échappé, lui, au principe de précaution.
Des bébés qui ne sortent plus ou assistent à des conflits générés par l'alcool ou le manque d'interactions saines. Mais comme les bébés ne parlent pas, on n'y pense pas. Des écoliers qui décrochent et somatisent ou deviennent de bons petits soldats atones. Des adultes saturés qui «ne réfléchissent plus» pour les plus résignés. Des salariés de l'aéronautique ou de l'hôtellerie qui se sentent dans un «no man's land existentiel» pour reprendre les mots d'un patient. La sensation persistante que confiner, bunkeriser est la seule réponse parce que l'hôpital est à la ramasse depuis trente ans, les gouvernants paniqués des chiffres, les stratégies de traitement inexistantes et le vaccin pas livré. Priver l'être humain de ses sens, de ses liens, c'est le déshumaniser. Il évite la «réa» pour venir en psychiatrie parce que la réaction normale à l'anormal est d'aller mal. Non Monsieur Salomon, la crise n'a pas révélé la vulnérabilité psychique des Français. La gestion de la crise a généré des dégâts collatéraux infinis. Nuance.
Fruits d'une époque et d'un système, nos gouvernants semblent avoir cédé à une sorte de panique devant ce qui n'est qu'une catastrophe naturelle. L'obsession, la peur, la méfiance, prirent toute la place. La vie devint stricte survie du plus grand nombre, et la santé, éviction d'un virus parmi tant d'autres.
Les dégâts psychologiques, psychosomatiques et psychosociaux se sont donc multipliés chez les patients mais surtout chez des individus sans antécédents, qui n'avaient jamais présenté de symptômes. Une sourde culpabilité à penser différemment, ou à faire d'autres constats aussi.
Des enfants heureux en classe se sont mis à pleurer le matin et à avoir mal au ventre lorsque le masque leur a été imposé. Ceux qui portaient des lunettes cessèrent de les porter, et leurs maux de tête allèrent de pair avec l'effondrement des résultats.
Les adolescents et les étudiants, se voyant prescrire tout l'inverse de ce qui est nécessaire pour devenir adultes, confinés derrière un écran dans une chambre se mirent à développer troubles du sommeil, troubles alimentaires, troubles anxieux, pensées suicidaires, scarifications. En pédopsychiatrie, des défenestrations arrivèrent plus souvent qu'il y a un an ou deux. Le recours aux benzodiazépines se banalisa dans une tranche d'âge peu encline à en consommer. En parallèle, la consommation de cannabis, ou autres substances illicites, et d'alcool même chez des jeunes ne souffrant pas de la précarité sociale, remplaça les rythmes biologiques sains. Poser des questions aux enseignants, draguer, faire du sport, gagner de l'argent pour s'offrir un voyage était devenu des rêves inaccessibles. Pas d'interactions sociales, pas de sport, pas de raison de se lever le matin finalement, le présent étant confisqué et l'avenir plombé comme me le disait, les larmes aux yeux, un patient de 20 ans dont le père restaurateur ne pouvait plus financer ses études. Ceux-là nous attendent au tournant. Que retiendront-ils de nous dans dix ans ? Leur avons-nous transmis autre chose que la peur ?
Moi-même, en écrivant ces lignes, je m'effraie de ce qui pourrait sembler du misérabilisme. Mais les faits sont têtus. Ce qui peut durer un mois devient un changement anthropologique, au bout de 10. Nos structures mentales et nos organismes ne sont pas adaptés à cette redéfinition de la santé comme simple courbe de circulation virale. Car si on doit parler d’éthique, de vie, de priorités et d'effets papillon, les salles d’attente de mes confrères répondront point par point à la définition de la santé humaine. Être de désirs et de besoins, l’homme se meurt quand il ne vit que pour une peur.
Les adultes en télétravail développent troubles du sommeil, crises d'angoisse et troubles dépressifs, des addictions et des pensées suicidaires. Le travail, virtualisé à l'infini perd son sens et sa consistance. Si le télétravail à temps partiel est un progrès qu'il était temps de faire pour soulager les emplois du temps et limiter les transports, le télétravail à temps complet rétrécit le cerveau. La privation sensorielle perturbe la mémoire et les fonctions cognitives. Quand l'ordinateur est le seul interlocuteur, oui, on se ratatine. Il faut que les cinq sens soient stimulés pour que les centres cérébraux impliqués dans l'apprentissage et le raisonnement, fonctionnent. La désynchronisation des horloges biologiques liée à la lumière bleue des écrans favorise à son tour la dépression.
Certains de mes patients se trompent de jour, en pensant qu'on est le lendemain. Masqués, isolés, dépossédés, suspendus, ils se sentent étranges, dans ce long tunnel où l'on est «en otage» d'un dilemme cornélien que notre époque redoute de trancher.
Mes patients atteints de maladies chroniques ont, lors du premier confinement ressenti une culpabilité à se soigner. Les symptômes psychologiques réactionnels au confinement se mêlent à des interrogations existentielles et politiques : qui parle ? Qui gouverne ?. Le politique s'invite dans les séances, comme après des attentats. Mon travail introspectif devient compliqué. Il faut bricoler avec l'invasion de l'État dans l'intime. Notre place de thérapeute bataille pour se décoller du factuel, d’une attestation, d'un gel hydroalcoolique.
Les plus âgés me disent la même chose que les étudiants : «On est otage d'une peur qui n'est pas la nôtre» ; « Ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans toucher et voir ceux que j'aime. Je ne suis pas un enfant gâté je suis juste un être pétri de liens » ; «Je ne veux tuer personne mais j'aimerais gérer mon risque et maîtriser mes décisions». « Ceux qui confinent ne sont pas confinés ». Cette perte de confiance, cette blessure d'injustice est au bord des lèvres en consultation. Les larmes aux yeux, une DRH me dit licencier à tour de bras avant sans doute de perdre son emploi.
Au nom de la santé, les besoins physiologiques de lumière et d'activité, d'interactions et de stimulation sensorielle sont niés. Au nom de la solidarité, des étudiants se suicident. Au nom du bien, on doit rester chez soi parfois sans travailler. La psychiatrie aujourd'hui, est en tension. Mère de famille, restaurateurs, étudiants anorexiques qui replongent, pas à cause de la précarité mais de la perte de sens. La consommation de psychotropes touche toutes les classes d'âge et de revenus. Faute de rythme et d'interactions, les pulsions de vie s'affaissent ou se retournent en agressivité dirigée contre soi. L'activité physique comme la culture et les interactions régulent les émotions et l'agressivité. Nous ne sommes pas des monades.
«Ma vie est comme du sable qui me file entre les doigts», m'a un jour confessé une étudiante en thèse. On lui a prescrit l'inverse de ce qui lui est nécessaire pour devenir adulte. Elle n'a pas de sexualité, pas de cours, pas de petit boulot, pas de stage. Elle se sent inutile et potentiellement coupable. Peut-être que c'est plutôt parce que nous avons renoncé à certaines valeurs, ou que nous les avons inversées, et pas du tout parce que nous serions en guerre, que les dégâts psychologiques sont tels.
Aujourd'hui il y a un écart entre ce que les gens peuvent faire et la prescription de vivre dans un bunker jusqu'à ce que l'orage soit passé. Alors que nous avons tous ce travail d'humilité à faire qui consiste à réintégrer la notion de risque et de responsabilité, pour équilibrer celles qui ont prévalu, la notion de «droit à» et de sécurité. Aucun état n'assure 100% de liberté et 100% de sécurité. Le travail psychique consiste à résoudre notre ambivalence et pour l'État à lâcher prise. Plus il veut contrôler, plus il fait de dégâts. Car les morts du Covid ne sont pas seulement ce dont on parle. Au bout de 10 mois, même les gens en meilleure forme sont épuisés, à bout de souffle, lassés. La libido a diminué de 40 % à l'automne, le désir d'enfant a chuté, le sentiment de colère et de résignation (plus grave psychologiquement) ont augmenté significativement.
Psychologiquement, céder à la peur en s'interdisant de vivre, est une forme de régression dans un cocon, comme si nous étions des invertébrés psychiques. Les patients de tous âges demandent le mouvement inverse. Un mouvement de vie qui réintègre la vulnérabilité. Plutôt qu'arrêter la vie pour éviter la mort, ce qui les rend malades, ils font entendre dans leurs symptômes psychosomatiques et d'humeur, le fait que non, la santé n'est pas le prolongement statistique de la vie et que cette crise a montré une inversion de valeurs et une incompatibilité entre les priorités politiques et le fonctionnement global et complexe d'un être humain, dont l'existence est d'emblée, réticulaire.
Un jeune Tunisien décroche le prix international de l'intelligence artificielle
Yassine Ben Slimane, jeune élève tunisien, vient de décrocher le premier prix du concours international Codeavour 2020.
Yassine Ben Slimane a conçu un coffre-fort qui protège l’argent avec une question secrète. Il calcule également le montant d’argent qui y est inséré.
Ce grand concours sur l’intelligence artificielle et la programmation destiné aux enfants a vu la participation de 5492 personnes représentant plud de 90 pays.
Après sa victoire, le jeune Tunisien a été reçu par le ministre de l’Education nationale, Fethi Sellouati.
samedi 27 février 2021
FMI : il est nécessaire de réduire la masse salariale en Tunisie
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a rendu public un communiqué vendredi 26 février 2021, à la suite de l’achèvement des consultations au titre de l’article IV avec la Tunisie.
Le conseil a relevé que la pandémie de Covid-19 a durement touché la Tunisie et entraîné un ralentissement économique sans précédent. Selon des estimations, le PIB réel s'est contracté de 8,2 % en 2020 : il s'agit du ralentissement économique le plus prononcé depuis que le pays est devenu indépendant. La hausse du taux de chômage, à 16,2 % fin septembre, a touché de manière disproportionnée les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les jeunes, et contribue au mécontentement social. L’inflation a ralenti en raison de la contraction de la demande intérieure et de la baisse des prix internationaux des carburants. Le déficit des transactions courantes s'est réduit à 6,8 % du PIB, du fait de la baisse de la demande d’importations et de la résilience des envois de fonds des travailleurs expatriés, en dépit d’une forte baisse des exportations et d'un effondrement des recettes du tourisme.
Par ailleurs, le FMI constate que le déficit budgétaire et la dette publique ont augmenté nettement en 2020. Le déficit budgétaire (hors dons) est estimé avoir atteint 11,5 % du PIB. Les recettes ont diminué, en raison d'une baisse des recettes fiscales. Des embauches supplémentaires (dont environ 40 % dans le secteur de la santé, notamment pour combattre la pandémie de COVID-19) ont fait s’accroître la masse salariale de la fonction publique à 17,6 % du PIB, soit l'une des plus élevées du monde. La hausse des dépenses a été compensée par une baisse des investissements et des subventions énergétiques. En raison de l’augmentation du déficit budgétaire et de la contraction du PIB, la dette de l’administration centrale est estimée avoir augmenté à près de 87 % du PIB.
Selon le conseil, la croissance du PIB devrait rebondir à 3,8 % du PIB en 2021 selon les projections, tandis que les effets de la pandémie commenceront à s’atténuer. Cependant, cette projection est exposée à des risques à la baisse considérables, étant donné l’incertitude entourant la durée et l’intensité de la pandémie, ainsi que le calendrier des vaccinations. Les perspectives à moyen terme dépendent dans une large mesure de la trajectoire future de la politique budgétaire, ainsi que des réformes structurelles et de la gouvernance.
Évaluation par le conseil d’administration :
Les administrateurs souscrivent à l’orientation générale de l’évaluation effectuée par les services du FMI. Ils notent que la crise de la Covid-19 aggrave les fragilités socioéconomiques de la Tunisie. Ils saluent la riposte des autorités à la crise. Les administrateurs notent que la croissance devrait reprendre de manière modeste en 2021, mais qu’elle risque d’être révisée à la baisse. Ils conviennent que la priorité dans l’immédiat consiste à sauver des vies, ainsi que les moyens de subsistance de la population, et à stabiliser l’économie jusqu’à ce que la pandémie s’atténue. La politique économique doit aussi avoir pour objectif de rétablir la soutenabilité des finances publiques et de la dette, ainsi que de promouvoir une croissance inclusive.
Les administrateurs recommandent de faire en sorte que la politique et les réformes budgétaires visent à réduire le déficit. Dans ce contexte, ils soulignent qu’il est nécessaire de réduire la masse salariale et de limiter les subventions énergétiques, tout en accordant la priorité aux dépenses de santé et à l’investissement, ainsi qu’en protégeant les dépenses sociales ciblées. Les administrateurs notent que la dette publique de la Tunisie deviendrait insoutenable à moins que ne soit adopté un programme de réforme solide, crédible et bénéficiant d’un soutien étendu. Ils appellent aussi les autorités à rendre la fiscalité plus équitable et favorable à la croissance, et encouragent à prendre des mesures pour apurer les arriérés qui ont été accumulés dans le système de sécurité sociale.
Les administrateurs soulignent qu’il est nécessaire d’opérer des réformes d’ample portée dans les entreprises publiques afin de réduire les passifs éventuels. Ils encouragent les autorités à adopter un plan visant à réduire les risques budgétaires et financiers des entreprises publiques, à renforcer la gouvernance d’entreprise et à améliorer l’information financière et la transparence.
Les administrateurs soulignent que la politique monétaire doit avoir pour souci primordial l’inflation, en agissant sur les taux d’intérêt à court terme, tout en préservant la flexibilité du taux de change. Ils encouragent vivement les autorités à éviter le financement monétaire du budget. Les administrateurs conseillent aux autorités de mettre en œuvre la feuille de route devant mener au ciblage de l’inflation, et à établir un plan graduel et assorti de conditions pour la libéralisation du compte de capital, tout en surveillant de près la solidité du secteur financier.
Les administrateurs soulignent qu’il est essentiel de promouvoir l’activité du secteur privé pour augmenter la croissance potentielle et la rendre plus riche en emplois et inclusive. Les réformes doivent porter essentiellement sur l’élimination des monopoles, la suppression des obstacles réglementaires et l’amélioration du climat des affaires. Les administrateurs saluent les efforts que les autorités consentent pour accroître l’inclusion financière et tirer parti des technologies numériques. Ils soulignent qu’il est important de renforcer la gouvernance et appellent à mettre en œuvre effectivement les dispositifs de lutte contre la corruption, contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Les administrateurs soulignent aussi que les dépenses liées à la pandémie de COVID-19 doivent être efficaces et transparentes. Ils saluent l’objectif d’investissement dans l’énergie renouvelable afin de combattre le changement climatique.
Les prochaines consultations au titre de l’article IV avec la Tunisie devraient avoir lieu selon le cycle habituel de 12 mois.
Le journaliste-photographe de Business News agressé par des manifestants nahdhaouis
Les manifestants d’Ennahdha ont beau être organisés et disciplinés mais dès qu’il s’agit de médias qui leurs sont hostiles – à leur sens – ils crachent vite leur venin.
Notre journaliste-photographe, Marwen Shili a été agressé, en ce samedi 27 février 2021, par des manifestants d’Ennahdha. Alors qu’il assurait la couverture de la marche organisée par le parti de Rached Ghannouchi, cinq personnes qui ont prétendu appartenir au comité d’organisation ont empêché notre confrère de filmer. Il a été bousculé, puis ils l’ont acculé pour le séparer des autres journalistes présents.
D’autres participants à cette marche n’ont pas daigné d’insulter les journalistes mobilisés pour la couverture de cet évènement en les qualifiant de « médias de la honte ».
Dans un témoignage accordé à Business News, un confrère travaillant pour le compte du journal électronique Inkyfada, a signalé que des petits comités nahdhaouis avaient été déployés sur les différents points d’inspection installés par les forces de l’ordre. Ces comités avaient pour mission de vérifier l’identité des journalistes et d’autoriser ou d’interdire leur accès à l’avenue Mohamed V et l’avenue Habib Bourguiba où se tenait la marche d’Ennahdha.
Nous condamnons fermement ces agissements et atteintes flagrantes à la liberté de la presse et dénonce le silence des forces de l’ordre présentes qui ont laissé faire.
Business News exprime son soutien à tous les journalistes qui ont été victimes, aujourd’hui, d’exclusion et d’agression de la part des manifestants nahdhaouis.
dimanche 21 février 2021
Impressionnant meeting du PDL à Sousse
- Abir Moussi accuse le ministère des Technologies de la rupture de la connexion Internet pour empêcher le live
Première constatation : la participation populaire massive et impressionnante dont seul le PDL s’est montré capable jusqu’à présent. Deuxième constatation est cette curieuse coupure de la connexion Internet empêchant la diffusion du live de cette manifestation alors que, selon les dires mêmes de la présidente du PDL, la connexion était parfaite avec une vérification minutieuse préalable.
A ce propos, Abir Moussi a accusé, nommément, le ministère des Technologies d’être responsable de cet incident afin d’empêcher le passage en live des différentes péripéties du rassemblement.
Dans son allocution, Abir Moussi a procédé à un état des lieux marqué par des difficultés énormes aux niveaux, politique, économique et social dans le sens où rien ne va plus avec la montée vertigineuse du chômage, l’effondrement des entreprises publiques, les clivages au plus haut sommet du pouvoir.
Et à ce propos, elle considère que le bras de fer entre le président de la République et le chef du gouvernement n’a jamais porté sur les principes, mais il s’agit plutôt d’une guerre de positionnement sur l’échiquier politique. Pour preuve, Kaïs Saïed ne s’est opposé au remaniement que la veille du vote de confiance à l’ARP avec une émise en scène mal ficelée lors de la réunion du Conseil de sécurité nationale…
Poursuivant sur la même lancée, Abir Moussi affirme que son bloc est contre les tentatives menées par Ennahdha pour faire un passage en force en vue de la mise en place de la Cour constitutionnelle dans l’unique but de servir les intérêts des Khouenjiya ».
Concernant la motion de retrait de confiance du président de l’Assemblée des représentants du peuple, elle a précisé qu’on parle de plus 90 signatures mais elle exige que toutes las parties signataires le fassent savoir et que la semaine prochaine soit décisive pour le passage de la liste en séance plénière.
Abir Moussi a assuré que son parti allait poursuivre les manifestations pacifiques à travers le territoire tunisien, avant de passer aux marches populaires, et ce dans une forme d’escalade.
A noter que le meeting a été marqué, également, par les multiples slogans du genre : « Le peuple est avec toi ya Abir », «Le peuple a été affamé et le pays a été vendu » et bien d’autres slogans habituels stigmatisant les « khouenjiya ».
samedi 20 février 2021
Ridha MESSAOUDI Un artiste bien de chez nous
Ridha MESSAOUDI
est un auteur compositeur instrumentiste et interprète franco tunisien.
Il commence la musique dès son jeune âge au sein des clubs d’apprentissage du chant et musique tunisienne et oriental, il passe 5 années à étudier la musique au conservatoire de Sidi saber à Tunis, longue expérience comme claviste avec plusieurs orchestres comme l’orchestre national de Tunis sous la direction de feu Hamadi ben Othmane.
Ridha MESSAOUDI est aussi titulaire d’un master en management des affaires internationales il occupe de nos jours un poste de directeur de filiale pour une multinationale française.
En 2021 devient animateur radio en France.
Ridha MESSAOUDI
Il a composé et écrit des chansons pour plusieurs artistes.
Retrouvez sa chaine YouTube :
https://www.youtube.com/channel/UCsrJLlsa70sEtJnEBY3YEfw
vendredi 19 février 2021
الفنان توفيق الناصر في ذمة الله
الفنان التوفيق الناصر في ذمة الله
كما لحّن الراحل إلى المطرب السعودي محمد عبده قصيد «جريح» كلمات الشاعر فائق عبد الجليل بالإضافة إلى تلحينه لعدد من المطربين من المغرب والجزائر وليبيا.
غنّى توفيق الناصر كذلك لكبار الشعراء مثل نزار قباني وأحمد شوقي وأحمد اللغماني وأحمد خير الدين وغيرهم.
انطلقت مسيرته الفنية منذ انضمامه إلى الكشافة التونسية في مدينة صفاقس أين نشط في فرقة "دار الثقافة والتعاون المدرسي" قبل أن ينضمّ إلى معهد الرشيدية حيث تتلمذ على يد صالح المهدي والطاهر غرسة ومحمد التريكي وخميس ترنان ومنه إلى جمعية الرعد للتمثيل والموسيقى التي تخرّج منها علي بن عيّاد وعلية..
بدأ بالعمل مع بعض الفرق الموسيقية مثل فرقة "ليالي تونس" للمستاري العيد، وفرقة "المنار" لرضا القلعي وفرقة "العصر" لحسن الغربي قبل أن يبعث فرقة "البخت" رفقة صديقه عز الدين إيدير في أواخر الخمسينات وبداية الستينات..
انضمّ الفقيد توفيق الناصر إلى المجموعة الصوتية لفرقة الإذاعة الوطنية سنة 1966.
من أبرز أعماله الفنية نذكر "ايجيك نهار وتتفكرني" و"وداعا لست أهواك" و"يا اللي انت غالي علية" و"صباحك سكر" و"أمي" و"ساكنة في القلب يا مشكايا" وغيرها."
ويذكر أن الفنان الراحل كان من كتاب صحف دار الأنوار وخاصة جريدة الأنوار والشروق وكان مساهما دائما بمقالاته فيهما وكان من الأصدقاء المقربين للعميد الراحل صلاح الدين العامري رحمه الله.
ويعتبر الفنان توفيق الناصر من أغزر الفنانين التونسيين عطاءا وقد لقب ب" أفلاطون" الأغنية التونسية و يمثل رحيله نهاية كاملة وثرية في الأغنية التونسية التي كان الراحل أحد روادها.
رحمه الله رحمة واسعة ورزق عائلته وأصدقائه جميل الصبر والسلوان.









