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    mercredi 25 mai 2016

    Tunisie : Pics de chaleur avec des températures allant jusqu’à 43°C

    L’Institut National de la Météorologie annonce, pour les jours prochains, une forte hausse des températures sur l’ensemble de la Tunisie et ce, à compter de ce mercredi 25 mai.
    Des pics de chaleur compris entre 39°C et 43°C seront enregistrés à partir de demain, selon les régions et une canicule va s’abattre sur la Tunisie, toujours selon l’INM.
    Le thermomètre va grimper et les chaleurs vont atteindre des records, d’après les prévisions de l’INM… qui annonce des températures comprises entre entre 34°C et 38°C près des côtes et entre 39°C et 43°C avec coups locaux de sirocco.
    A Tunis, on enregistrera 40°C tout comme à Bizerte. A Tataouine, Kebili, Tozeur, on enregistrera 43°C, à titre d’exemple. A Nabeul, il fera toutefois 30°C, mais il s’agira d’une exception vu que le thermomètre devrait atteindre ou dépasser la barre des 40°C dans toutes les régions.

    Démarrage pèlerinage juif de la Ghriba sur l'île de Djerba.

    Démarrage ce mercredi matin sous haute surveillance du traditionnel pèlerinage juif de la Ghriba sur l'île de Djerba.
    En milieu de matinée, sous une chaleur déjà accablante, de petits groupes de pèlerins ont commencé à se présenter devant la synagogue la plus ancienne d'Afrique. Le gros des participants --plusieurs centaines devait affluer dans l'après-midi.
    Les organisateurs disent attendre jusqu'à 2.000 personnes cette année, malgré les craintes grandissantes liées à la sécurité.
    Ce matin, la police et l'armée étaient omniprésentes, tandis que des hélicoptères sillonnaient le ciel.La " Hara kbira", le "grand quartier" juif de l'île, a été bouclé et les fouilles sont systématiques à l'entrée du site.
    Organisé chaque année au 33 ème jour de la Pâque juive, ce pèlerinage, qui s'étale sur deux jours, est au coeur des traditions des tunisiens de confession juive, une communauté qui ne compte plus que quelque 1.500 âmes contre près de 100 mille avant l'indépendance de la Tunisie.






    الاتحاد الجهوي للصناعة والتجارة والصناعات التقليدية تنظيم وقفات إحتجاجية


     أقر الاتحاد الجهوي  للصناعة والتجارة والصناعات التقليدية  تنظيم وقفات إحتجاجية  تصاعدية  وإقرار إضرا ب 
    عام بتاريخ 31 ماي الجاري في جميع القطاعات التابعة للمنظمة  في ولاية تونس.
    وأفاد رئيس الاتحاد الجهوي لمنظمة الأعراف عبد المنعم الفيتيوري، اليوم الأربعاء،  في تصريح لشمس آف آم، أنهم يطالبون بمقاومة الانتصاب الفوضوي وحل الانهج الرئيسية  المؤدية لوسط العاصمة وإزالة الأسلاك الشائكة، مبينا أن هذه الأسلاك تؤدي  إلى الحد من، جمالية مدينة تونس خاصة مع حلول موسم الذروة الإقتصادي والسياحي، وفق تعبيره.


    Le Pelerinage de La Ghriba comme si vous y etiez


    Le Pèlerinage de La Ghriba comme si vous y étiez
     Une famille de Kohanim s'enfuit de Jerusalem en l'an 70 C.E. et transporterent une des portes du Temple a Jerba. Il paraitrait qu'elle serait incluse dans la synagogue appelee "Al-Ghriba" ("L'extraordinaire") du quartier "Hara Sghira (Le petit quartier), qui est situe au centre de l’île.
    La Ghriba est surtout renommée pour son pèlerinage qui est célébré chaque année au moment de Lag Baomer. La population consistait principalement de Kohanim et il n'y avait pas de Levites parmi les résidents.
    Le Reste de l'article sur :

    mardi 24 mai 2016

    Encore un soir, le vibrant hommage de Céline Dion à son mari René

                           
    Le premier single du nouvel album de la diva québécoise est sorti. aujourd'hui le 24 Mai 2016 Dédiée à son époux, décédé à l'issue d'une longue maladie le 14 janvier 2016, cette émouvante chanson sur la fuite du temps a été écrite et composée par Jean-Jacques Goldman.
    Quatre mois après la mort de son époux et manager René Angélil, Céline Dion lui rend un touchant hommage, tout en délicatesse et en poésie: Encore un soir, le premier single de son nouvel album en français, dont la sortie est programmée pour août.
    Pour ce morceau important, qui sort près de quatre ans après son dernier album Sans Attendre (2012), Céline Dion a fait appel à un ami de longue date, Jean-Jacques Goldman. Le chanteur avait collaboré avec elle pour ses plus célèbres morceaux en français: S'il suffisait d'aimer (1998) ou Pour que tu m'aimes encore (1995).

    Interrogée sur TF1, Céline Dion confie avoir eu l'idée de recourir à ce soutien de toujours quelques mois avant le décès de René: «Ce qu'on vit en ce moment est tellement important, lui avait-elle demandé alors que l'état de son époux s'aggravait. Si jamais tu peux me donner ta petite magie, ta petite touche».
    La  Vidéo :

    Les Paroles
    Une photo, une date 
    C'est à n'y pas croire 
    C'était pourtant hier 
    Mentirait ma mémoire 
    Et ces visages d'enfants 
    Et le mien dans ce miroir 

    Oh, c'est pas pour me plaindre 
    Ça, vous n'avez rien à craindre 
    La vie m'a tellement gâté 
    J'ai plutôt du mal à l'étendre 
    Oh mon Dieu j'ai eu ma part 
    Et bien plus à tant d'égard 

    Mais quand on vit trop autrefois 
    On en oublie le temps qui passe 
    Comme on perd un peu le Nord 
    Au milieu de trop vastes espaces 
    À peine le temps de s'y faire 
    À peine on doit laisser la place 
    Oh si je pouvais 

    Encore un soir 
    Encore une heure 
    Encore une larme de bonheur 
    Une faveur, comme une fleur 
    Un souffle, une erreur 
    Un peu d'amour, un rien de tout 
    Pour tout se dire encore ou bien se taire 
    Un regard, juste un report 
    À peine encore, même s'il est tard 

    J'ai jamais rien demandé 
    Ça, c'est pas la mer à boire 

    Allez, face à l'éternité

    Ça va même pas se voir
    Ça restera entre nous
    Oh, juste un léger retard

    Y'en a tant qui tue le temps
    Tant et tant qui le perde ou ne passe
    Temps qui se montre avant
    Dans les rêves en des instants de grâce
    Où je donne ma place au paradis
    Si l'on m'oublie sur Terre
    Encore hier

    Encore un soir
    Encore une heure
    Encore une larme de bonheur
    Une faveur comme une fleur
    Un souffle, une erreur
    Un peu de nous, un rien de tout
    Pour tout se dire encore ou bien se taire
    Un regard, juste un report
    À peine encore, je sais, il est tard

    C'est pas grand chose
    Rien qu'une pause
    Que le temps que les orages se reposent
    Et caresser
    Juste un baiser, un baiser

    Encore un soir
    Encore une heure
    Un peu de nous, un rien de tout
    Ouuuuh
    Ouuhaaahaaa
    Un soir

    Statue de Bourguiba : Le chantier


     A l'extrémité de l'allée piétonne centrale de l'avenue Habib Bourguiba coté place d’Afrique se dresse le socle de la statue de Bourguiba

    Reportage Photos : Eltounsi54








    Grève des commercants de la rue Charles de gaulle à Tunis


    Tous les commerçants de la rue Charles de Gaulle à Tunis et ceux du marcher central et les rues avoisinantes sont en grève aujourd'hui Mardi 24 Mai 2016

    Reportage Photos :Eltounsi54












    lundi 23 mai 2016

    Quoi qu’ils fassent, les islamistes d’Ennahdha n’inspirent pas confiance



    Le congrès d’Ennahdha s’est achevé avec un résultat qui ne surprend personne, Rached Ghannouchi a été réélu pour cinq ans à la tête du parti islamiste.
    Pour la forme, et en apparence, le congrès s’est très bien déroulé. Tout observateur non avisé, notamment parmi les étrangers, dira que la démocratie au sein de ce parti est respectée et que le vote, par tablettes, n’a rien de suspect. Rares sont les partis où l’on peut se targuer d’une telle performance. Quand on pense aux conflits post-dépouillements dans les élections internes françaises entre Martine Aubry et Ségolène Royal (Congrès de Reims du PS, novembre 2008) ou entre Jean-François Copé et François Fillon (Congrès de l’UMP, novembre 2012), on se dit qu’Ennahdha devient un modèle démocratique même pour les démocraties dites avancées.
    Ce discours sur la forme et l’apparence est parfait pour que les Nahdhaouis le servent à leurs amis et aux médias internationaux. De même, les Nahdhaouis peuvent dire et convaincre leurs amis étrangers et les médias internationaux qu’ils ont séparé l'activité prosélyte du travail politique.
    A Tunis, cependant, on regarde les choses autrement. Le parti islamiste est observé avec beaucoup de méfiance et suspicion. « On ne nous la fait pas, nous ne sommes pas des pigeons », entend-on un peu partout à propos d’Ennahdha, de son congrès et de ses motions. En clair, quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils disent, les islamistes d’Ennahdha n’arrivent pas à inspirer confiance auprès d’une population hostile à l’islamisation du pays et à leur mode de vie.

    Dans son discours à l’ouverture du congrès, vendredi dernier, le président de la République Béji Caïd Essebsi figure parmi les premiers suspicieux. Si son message global est accueillant et positif, il n’en demeure pas moins que ses messages entre les lignes reflètent que la confiance ne règne toujours pas. « J’espère vraiment que vous réussissez, dans vos travaux, à insister à dire qu’Ennahdha est devenu un parti civil tunisien, en fond et en forme, loyal à la seule Tunisie et que l’islam n’est pas incompatible avec la démocratie, a déclaré le chef de l’Etat aux congressistes. (…) On espère que vous prouverez tout cela à travers les motions et j’espère que vos travaux insistent sur le fait qu’Ennahdha tire ses spécificités du modèle sociétal tunisien et prenne en considération uniquement ce modèle socio-politique tunisien, sans aucun autre, lorsqu’elle décide de ses politiques ».
    Béji Caïd Essebsi se présente avec des a priori positifs, mais il espère quand même des faits concrets et attend des preuves. Son scepticisme n’est pas né de rien et il n’est pas le seul à se méfier et à prendre cette distance de prudence.
    Intervenant au lendemain du démarrage du congrès, la journaliste et militante de gauche Naziha Rjiba (alias Om Zied) tire une sorte de sonnette d’alarme : « le discours de Ghannouchi est un véritable hold-up de nos idées et de nos revendications pour lesquelles nous avons été combattus et traités de mécréants quand on les lui a opposés à l’époque de la troïka à un moment où il était grisé par le pouvoir. En novembre 1987, Ben Ali a usé du même stratagème. Pour remplir son discours mensonger, il a volé toutes les idées et tous les projets de l’élite nationale, qu’il combattait. La faute n’incombe ni à Ghannouchi, ni à Ben Ali, mais à cette élite qui s’arrête sur les slogans sans avoir les moyens de mettre en pratique ses idées et sans pouvoir les protéger du vol et de la manipulation ».
    Même suspicion chez l’universitaire Neïla Sellini qui attire l’attention sur le jeu de mots d’Ennahdha : « la crédulité des gens me fait peur. Quand Ghannouchi dit séparer le religieux du politique, il n’a pas dit abandonner le religieux, il a dit séparer. C'est-à-dire qu’Ennahdha a aujourd’hui deux ailes, l’une pour s’occuper du politique et l’autre du religieux » L’universitaire compare les deux ailes d’Ennahdha aux deux tranches d’un sandwich entre lesquelles on place des ingrédients. Et de conclure en toute ironie : « Dormez tranquillement ! »

    En réponse à toutes ces critiques et suspicions, les différents leaders d’Ennahdha crient en chœur : « C’est un procès d’intentions et vous devriez prendre acte de toute cette bonne volonté pour vous convaincre que nous avons changé ! Vous n’avez pas le droit de continuer à nous considérer comme des pestiférés, nous sommes des Tunisiens autant que vous !».
    Si l’on ne peut pas exclure qu’il y a une dose de mauvaise foi chez les suspicieux, il est bon aussi de rappeler que cette suspicion n’est pas née du néant. Si certains évoquent le passé plus ou moins lointain pour la justifier (Om Zied), d’autres évoquent le passé récent (comme le militant Karim Baklouti Barketallah dans sa tribune hier sur Business News) et le présent.
    « Le congrès est grandiose, tellement grandiose qu’on peut le considérer comme stalinien », commente l’analyste Sofiene Ben Hamida.
    Au vu des résultats quasi-soviétiques des votes, on ne saurait en effet penser le contraire.Rached Ghannouchi est élu avec 75,6% des voix et les motions sont adoptées avec des pourcentages oscillant entre 71,9% et 91%. « Avec ces chiffres à la Bourguiba et Ben Ali, on peut dire qu’Ennahdha s’est bien tunisifiée », ont ironisé plusieurs d’ailleurs.
    On parle de votes transparents avec tablettes et une véritable démocratie et ceci est vrai. Mais cette démocratie nous rappelle la démocratie iranienne où l’on sélectionne drastiquement, et à l’avance, les électeurs et les candidats.
    Rached Ghannouchi a beau parler de la séparation entre le religieux et le politique, plusieurs membres du majlis choura et parmi ses députés continuent encore à assurer ce mélange. Pour eux, le religieux continue (et continuera) à primer sur le civil. La preuve, le refus catégorique des députés islamistes du projet de loi relatif à l’égalité de l’héritage qui se voulait, pourtant, conforme à la Constitution et respectueux de la civilité de l’Etat.
    Même les « intellectuels » et les « penseurs » proches ou membres d’Ennahdha demeurent fidèles à leur conservatisme religieux et oublient carrément leur civisme quand on les met face à leurs propres contradictions. Exemple type, Radwan Masmoudi qui se présente comme défenseur des libertés et  chantre de la cohabitation entre islam et démocratie, mais n’hésite pas pour autant à insulter et dénigrer ceux qui défendent un mode de vie différent de sa vision. Ses positions homophobes, sa misogynie et ses attaques contre les médias anti-islamistes n’ont jamais baissé de fréquence.

    Si l’on se tenait à la théorie et aux belles paroles d’Ennahdha, le plus extrémiste des laïcs voterait pour le parti islamiste. Mais quand on voit les pratiques au quotidien, l’hostilité camouflée dans les manifestations publiques et dégagée dans leurs sphères privées (pas si privée avec leurs pages Facebook infiltrées) et un masque qui tombe à chaque grande occasion, on a du mal à croire en la transformation réelle des islamistes d’Ennahdha.
    En dépit de tous ces procès d’intention et de toutes ces suspicions, il est un fait indéniable que les autres partis doivent prendre en considération en priorité : Ennahdha est aujourd’hui le parti le plus structuré, le plus organisé et, surtout, le plus discipliné. Que les islamistes soient sincères ou hypocrites, ils sont incontestablement les plus forts sur la scène.
    Face à une opposition crédule, divisée et affaiblie, ils risquent demain de prendre le pouvoir et feront, dès lors, tout pour ne plus jamais le quitter en appliquant ce qu’ils veulent appliquer, que ce soit le Coran ou la Constitution. Ils seront les seuls maîtres à bord.
    Ce jour-là, les suspicieux d’aujourd’hui pourront crier « Nous vous avons prévenus, on les connait ! », mais il sera déjà trop tard.
    Alors, plutôt que de s’occuper d’Ennahdha, de sa sincérité prétendue et de son hypocrisie supposée, les autres partis ont intérêt à se mettre à son niveau pour pouvoir l’affronter au moment des élections. 

    Retour sur le 10eme Congrès d'Ennahdha


    Le président et leader historique du mouvement islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a sans surprise été réélu lundi à l'aube à la tête de cette formation qui vient d'acter sa mue en "parti civil".

    Ennahdha, l'une des principales forces politiques de Tunisie, a tenu son dixième congrès au cours du week-end pour élire une nouvelle direction, faire le bilan de son action et établir sa stratégie pour les années à venir.

    M. Ghannouchi, 74 ans, a obtenu 800 voix, tandis que 229 votes sont allés au président sortant du Conseil de la Choura, la plus haute autorité du parti, Fethi Ayadi, et 29 à Mohamed Akrout, un responsable du parti, selon les résultats affichés sous les acclamations sur un grand écran dans la salle où étaient réunis les congressistes.
    Huit candidats avaient d'abord été proposés par les congressistes, avant que certains n'indiquent vouloir se retirer de la course, selon une responsable du parti.
    Le Congrès de la mue?
    Intervenant sur les ondes d'Express Fm, le porte-parole d'Ennahdha, Oussama Sghaier, a affirmé que le mouvement Ennahdha "est totalement différent de celui avant la révolution" indiquant "qu'avant la révolution, il s'agissait d'un mouvement militant, contre la dictature. Son travail était basé sur les droits de l'Homme, les prisonniers (politiques) (...). Après, la révolution, il a participé au gouvernement, est présent dans les administrations, à l'Assemblée (...), il fallait donc qu'il change, qu'il évolue".
    Cette évolution s'est traduite dans le consensus sur le chemin à prendre par le parti selon lui: "Lors du Congrès de 2012, ici à Tunis, peut-être que les votes n'auraient pas été aussi unanimes, il y aurait surement eu des dissensions, peut-être que les choses n'auraient pas été aussi stables"
    Le pourcentage de votes sur les différentes questions lors du Congrès appuient ces fait affirme Oussama Sghaier: "Moi je pense que nous avons fait un grand pas et il y' a eu consensus sur beaucoup de choses et cela s'est vu dans les pourcentages de votes".

    Quelle organisation?
    Selon le porte-parole du parti, celui-ci s'organise comme l'État: Un président, qui choisit son gouvernement à savoir le bureau exécutif, qu'il présente au parlement à savoir "Majless Choura" qui l'accepte ou pas et "qui a un pouvoir de contrôle".
    Ainsi, le Congrès a élu dimanche, les 2/3 du "Majless Choura" dans lequel se trouve des visages connus du parti à l'instar de Nouredinne Bhiri, Ali Laârayedh, Sadok Chourou ou encore Habib Ellouz. Le 1/3 restant, sera choisi par le président du parti.
    Une ouverture?
    Un des principaux changements était la place faite aux jeunes dans le cadre de ce Congrès a affirmé le porte-parole du parti, indiquant que celui-ci est composé de 30% de jeunes de moins de 35 ans.
    Il a par ailleurs affirmé que "plus de la moitié" du bureau du Congrès, chargé de guider sa conduite, était composé de jeunes.
    Cette évolution se traduit selon lui par une "ouverture aux jeunes, à la femme et à toutes les franges de la société".
    "Avant la révolution, il n'était pas facile de devenir membre du parti. Il y avait un processus qui prenait 2 ou 3 ans (...) Aujourd'hui, tout Tunisien ou toutes Tunisienne qui se voit adhérer au mouvement Ennahdha(...) sont les bienvenus" a affirmé Oussama Sghaier
    Si pour le porte-parole d'Ennahdha, l'ouverture du parti est un acquis, cela ne semble pas être le cas de tous les membres.
    Dans une intervention accordée à la radio Mosaïque FM, Habib Ellouz, membre du parti a annoncé que l'ouverture du parti ne voulait pas dire accepter tout le monde non plus excluant "ceux qui badinent avec la religion", "les buveurs d'alcool" et "les consommateurs de stupéfiants".

    Une séparation entre le politique et le religieux?
    C'est sous l'impulsion de M. Ghannouchi que le mouvement a officialisé ce week-end, au cours de son dixième congrès, la séparation entre ses activités politiques et religieuses, une mue en gestation depuis quelques années déjà.

    Ennahdha est un "mouvement tunisien qui évolue avec (...) la Tunisie et participe à son évolution", a dit à la presse dans la journée M. Ghannouchi.

    "Nous nous dirigeons de manière sérieuse (...) vers un parti politique, national, civil à référent islamique, qui oeuvre dans le cadre de la Constitution du pays et s'inspire des valeurs de l'islam et de la modernité", a-t-il ajouté.
    En gestation de longue date, cette distinction entre politique et prédication a été votée à plus de 80% des congressistes.
    Pour Hamza Meddeb, chercheur associé à l'Institut universitaire européen de Florence, "il n'y aura plus le mouvement Ennahdha de jadis construit sur un modèle frériste (des Frères musulmans, ndlr) avec des branches actives dans l'action sociale, éducative, caritative, religieuse et politique" a t-il indiqué à l'AFP.
    Il existe "chez (Rached) Ghannouchi la quasi-obsession de montrer aux partenaires occidentaux qu'Ennahdha, ça n'est pas les Frères", confirme une source diplomatique européenne à l'AFP.
    Prédicateur enflammé dans les années 1970, de retour d'exil à la chute du régime de Zine el Abidine Ben Ali en janvier 2011, M. Ghannouchi incarne ainsi cette nouvelle stratégie, qu'il est parvenu à imposer non sans mal à la base du parti.

    Pour la justifier, les dirigeants d'Ennahda l'ont présentée tout au long des derniers jours comme un signe d'adaptation et de modernité au regard du passage de la Tunisie à la démocratie.

    La Tunisie, cet homme malade



    'inquiétude est palpable en Tunisie chez tout le monde: les politiques, les milieux d'affaires, la société civile, les professionnels et chez l'homme de la rue.
    Jamais la confiance dans la classe politique et les partis n'a été aussi faible.
    Tout le monde s'accorde à dire que le pays manque de leadership politique, certains l'expliquent par le régime politique de la 2eme république et appellent à une révision de la Constitution et chacun selon ses préférences.
    Pourquoi n'avançons nous pas? Pourquoi l'impression générale est à l'immobilisme et que rien n'avance? Pourquoi n'arrive t-on pas à réformer le pays et à l'engager dans la voie du progrès et de la justice sociale? Pourquoi l'opinion publique tunisienne est déçue par la révolution et même par la démocratie? Pourquoi n'arrive t-on pas à insuffler l'espoir et la brise du changement? Pourquoi il n'y a pas de vrai débat politique sur les questions de fond?
    Autant de questions qui expliquent ce mal-être général dans le pays tant au niveau de l'opinion publique que des classes politiques ou les élites en général.
    Après cinq ans d'une "révolution" de plus en plus remise en cause, il est temps de nous regarder en face tels que nous sommes et pas tels que nous souhaitons qu'on soit et de poser franchement les raisons des blocages sur la table et d'en discuter sans agressivité, sans arrière pensées politiciennes pour le bien de notre pays et pour le succès de notre transition démocratique.
    La Tunisie est un homme malade... pour emprunter l'expression de Nicolas 1er à propos d'un empire ou plus rien n'allait plus.
    La Tunisie, cet État malade que nous n'arrivons pas à instaurer, et dont la construction d'ailleurs n'a jamais pu être achevée. (Et c'est autre débat tout aussi important).
    L'homme malade n'a ni la force d'insuffler le changement et de donner la direction, ni d'imposer la force de la loi à tous. Et il est au même moment sujet aux convoitises de ses sujets pour se disputer ses attributs et son pouvoir.
    Dans cette guerre pour le pouvoir ou ses attributs, l'intérêt du pays est en général le dernier souci des protagonistes soucieux d'avoir la plus grosse part du gâteau pour servir leurs intérêts propres.
    Dans ce climat, les questions de fond ne sont jamais soulevées. Il n'y a que des polémiques stériles destinées à affaiblir un adversaire, et jamais un débat d'union autour de ce qui est communément appelé "l'intérêt général".
    Le débat est nécessaire. Un débat franc sans langue de bois, sans faux fuyants.
    Un débat constructif afin d'explorer les raisons qui font que cet homme soit si malade et afin surtout d'explorer les pistes de sortie de crise.
    J'ai recensé cinq forces principales qui tiennent l'homme malade en otage:
    1. L'administration tunisienne, ce "big brother"
    On dit beaucoup de bien en général de notre administration, sa compétence, sa loyauté, mais on parle rarement de ses travers, populisme oblige.
    Oui nous avons la chance d'avoir la tradition d'une bonne administration loyale et compétente mais en contrepartie cette administration tient le pays d'une main de fer, elle régente tout, a un œil sur tout, règlemente tout et ne veut pas lâcher une once de son pouvoir.
    Habituée à diriger le pays à travers les seuls ministres issus de ses rangs (à quelques rares exceptions près), elle a du mal à accepter le leadership "politique" de ministres venus d'autres horizons -qui pour certains ne sont pas à la hauteur de la tâche assumons-le- .
    L'administration a perdu beaucoup de son rayonnement et de sa compétence mais pas de sa loyauté envers l'État et le pays.
    Les différents corps de métiers se mettent en mode "défense d'intérêts" et refusent tout changement et toute remise en cause.
    L'erreur est de désavouer le "politique", de le diaboliser même au détriment de ce qu'on va appeler les indépendants ou technocrates.
    L'approche est totalement fausse car dans toute démocratie, le projet est politique avant tout et doit être mené par des politiques, c'est leur responsabilité qui est engagée devant le peuple qui est le seul à les sanctionner par rapport à ses attentes.
    En bref, un gouvernement gouverne et une administration exécute.
    2. L'ARP, ce détenteur d'un pouvoir qui se veut absolu
    Nous avons voté une Constitution consensuelle qui définit les prérogatives de chaque pouvoir et qui a distribué entre le pouvoir exécutif (à deux têtes) et l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) l'initiative législative en donnant la priorité au premier.
    On constate aujourd'hui des blocages divers et même un blocage institutionnel qui fait que le gouvernement présente des lois (qui émanent dans la plupart des cas de l'administration, pas des partis politiques) a l'assemblée qui en fait ce qu'elle veut et va même jusqu'à le réécrire complètement.
    Exemple de blocage criant: Le projet de loi du Conseil supérieur de la magistrature, qui a duré des mois.
    Aucun projet de réforme économique ou social majeur n'a encore eu lieu, une année après.
    On a vu aussi récemment des réformes (et encore) passer sous la pression étrangère, ce qui est un très mauvais signal à donner.
    Ce blocage est institutionnel et trouve ses origines dans la volonté de l'ARP de gouverner et de régenter la vie politique du pays et de dénier au gouvernement le droit d'engager sa responsabilité dans les projets de loi socio-économiques.
    Notre Constitution est un mélange non réussi de partage des pouvoirs par la pratique.
    Les blocs parlementaires des partis de la coalition gouvernementale comprennent que chaque projet de loi doit être "re-travaillé et ré-écrit" par l'assemblée.
    La commission du consensus est un échec institutionnel en soi. Ceci engendre des bagarres, des délais et surtout un blocage institutionnel grave dont personne ne veut parler.
    Le gouvernement ne défend ses projets de lois que timidement en l'absence d'une disposition constitutionnelle d'engagement de la responsabilité gouvernementale.
    Le manque de leadership politique n'a pas permis de trouver les compromis nécessaires à un pays qui a besoin de se réformer en profondeur et vite.
    3. Le rôle des partenaires sociaux.
    Les partenaires sociaux ont un rôle politique à jouer. Bien entendu.
    La défense des intérêts des travailleurs, des agriculteurs et des chômeurs est politique et le rôle des syndicats est primordial afin de rétablir un équilibre entre les différents acteurs économiques et sociaux.
    Toutes les revendications sociales ont une incidence politique et donc séparer le politique du syndical est une hérésie.
    Sauf qu'en l'absence d'un État fort, on constate une dérive pour revendiquer la co-gestion et même la gestion.
    Plusieurs secteurs, plusieurs entreprises publiques et plusieurs régions sont des lieux de combats publics pour le pouvoir où les syndicats dépassent largement les prérogatives qui sont les leurs.
    La non institutionnalisation du dialogue social en est une cause principale mais pas la seule.
    La situation sociale est intenable par le niveau de précarité au delà de l'acceptable et qui touche plus des trois-quarts de la population et aussi par le niveau alarmant des inégalités dans le pays.
    4. Des lobbies qui veulent toujours gouverner
    Il ne faut pas tomber dans les simplifications et l'esprit complotiste mais il est clair que l'esprit corporatiste n'arrive pas à se hisser au niveau des aspirations d'un peuple qui veut le partage du "pouvoir symbolique".
    La Tunisie comprend comme tous les pays - quoique d'une manière parfois très caricaturale - toutes les catégories des "gouvernants de l'ombre".
    Cela va des faiseurs de rois, qui se croient toujours indispensables pour faire fonctionner la machine, qui se donnent de l'importance par la connivence de l'opportunisme ambiant aux détenteurs du pouvoir économique et financier, qui sont là aux aguets pour protéger leurs intérêts.
    Cela concerne aussi les détenteurs du "pouvoir symbolique", des familles qui croient que leur sang bleu leur donne le statut de propriétaires d'un pays à protéger de la convoitise des locataires un peu trop nombreux à leurs yeux, aux différents corporatismes plus soucieux de protéger leurs privilèges que de se remettre en cause.
    Enfin n'oublions pas, les "derniers puissants" devenus puissants par la seule grâce d'un État faible.
    5. Un État défaillant et un leadership politique absent
    Cet homme ne serait pas malade s'il n'était pas aussi faible.
    On pourrait même dire que le pouvoir est à terre. Et les marques de la faiblesse de l'État ne font que grandir et irriter la grande majorité des citoyens soucieux de retrouver un tant soi peu cette tranquillité d'un État fort et qui fait appliquer la loi.
    Or il n'est toujours pas aussi simple d'expliquer aux gens qu'un État fort est aussi un État juste.
    Plusieurs raisons font que l'État est défaillant, et plusieurs raisons expliquent l'absence de leadership.
    La principale étant la manière choisie de concevoir et d'appliquer la Constitution pour choisir un gouvernement de coalition qui in fine n'en est pas un.
    La faiblesse des partis politiques et leur effritement sont la principale cause de ce manque de leadership politique, et on peut dire sans trop de risques que nous sommes revenus à une situation de déséquilibre politique similaire à 2011.
    Depuis 2011, la Tunisie a été gérée grâce à un consensus politique plus ou moins large qui a évité aux pays certains écueils , ce qui est une partie positive dans le processus de transition démocratique et qui a mené à l'élaboration d'une Constitution globalement acceptée par tous.
    Seulement, le pays ne peut plus être gouverné par le consensus car par définition il est mou puisque le dénominateur commun ne peut être que minimaliste.
    Le pays ne pourra être gouverné que par le compromis entre les différentes forces agissantes et celles qui se disputent le pouvoir avec comme objectif majeur: Instaurer l'État.
    Le compromis consiste à ce que chaque partie prenante fasse des concessions et obtienne quelque chose en retour.
    Le garant de ce compromis à mon sens ne peut être que l'institution de la présidence de la République dans son rôle extra constitutionnel autour d'une table qui comprend les trois présidences, les présidents des partis de la coalition et les premiers responsables des organisations nationales majeures.
    Les pistes de la sortie de crise existent et sont simples à mettre en œuvre dans un pays comme le notre, moyennant une classe politique renouvelée qui porte un projet national d'instauration d'un État démocratique, moderne et égalitaire et sa gouvernance nécessaire pour donner un nouvel espoir au pays et à ses jeunes.
    Le reste, tout le reste suivra.
    http://www.huffpostmaghreb.com/faouzi-ben-abderrahman/la-tunisie-cet-homme-malade_b_10106830.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000005