Radiotunisiamed

    jeudi 3 septembre 2020

    Ghannouchi: Le parlement est la source du pouvoir

     

    Le gouvernement de Hichem Mechichi a obtenu, mercredi 2 septembre à l’aube, sans surprise, la confiance du Parlement. Après plus de quinze heures de débat, son équipe a été approuvée par 134 voix pour, 67 contre et zéro abstention sur un total de 201 députés présents.

    A l’issu de ce vote de confiance, le chef de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Rached Ghannouchi s’est implicitement adressé au président de la République Kais Saied. « Le parlement est la source du pouvoir en Tunisie, c’est lui qui accorde et qui retire la confiance », a-t-il déclaré au micro de Mosaïque FM.

    Cette déclaration intervient dans un contexte de tension entre les différents pouvoirs et notamment entre le Bardo et Carthage. Alors que le président de la République avait à maintes reprises affirmé que la Tunisie n’a qu’un seul président, Rached Ghannouchi vient de répondre au chef de l’Etat pour rappeler, selon ses dires, que le parlement est la source du pouvoir.

    Des députés du mouvement Ennahdha et de Qalb Tounes ont accusé le président Kaïes Saied de vouloir s’emparer du pouvoir, dénonçant des manouvres faites par lui sous couvert de la Constitution. En effet, lors de la séance plénière de l’après-midi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacrée au vote de confiance au gouvernement proposé par Hichem Méchichi, ils ont aussi accusé le président kaîs Saied de  » partialité  » en l’absence d’une Cour constitutionnelle.

    mercredi 2 septembre 2020

    ★ Lettre "à chaud " de Mustapha Attia au nouveau chef du gouvernement Hichem Mechichi

     

    Monsieur
    Maintenant que vous avez arraché une confiance mitigée de l'assemblée des représentants du peuple , il est absolument nécessaire d'écouter ceux qui ne vous disent pas ce que vous voulez entendre . Allez , un peu d'humilité , de disponibilité , de sens du sacrifice pour ne pas se retrouver du mauvais côté de l'aventure . Choisissez bien vos conseillers parmi les plus expérimentés qui mêlent à la fois rigueur et honnêteté , qui dénoncent les illusions de la classe politique et l'absurdité de son discours depuis plus de neuf ans :" car qui est en droit de vous rendre absurde est en droit de vous rendre injuste " , écrivait Voltaire .
    Monsieur le chef du gouvernement ; écoutez les mécontents , ce sont " des pauvres qui réfléchissent " écrivait l'historien Ibn Abi Dhiaf dans son récit sur la révolution de Ali Ben Ghedahem chef de la tribu berbère de Majer (1864) . Criblés de taxes , de dettes , ces citoyens " d'en bas " se posent la même question sur la gestion du pays depuis presque dix ans en observant les taux record par rapport au PIB des prélèvements obligatoires , des dépenses publiques , d'endettement de l'État et plusieurs sortes d'impôts invisibles , aussi coûteux que vexants . S'il y avait un prix de la plus mauvaise gestion du monde ces dernières années , la Tunisie concourrait dans les premières places . Plus elle dépense plus elle fiscalise , moins ça marche . Pire , ce modèle dit " révolutionnaire" ne cesse de fabriquer de l'inégalité au nom de l'égalité . À observer notre économie qui repose dans un équilibre fragile sur de gigantesques pyramides de dettes et qui risque de s'effondrer et nous plonger dans une grave récession , on se demande comment vous allez réaliser le programme dont vous avez l'ambition ! Il n'est pas besoin d'avoir lu " la comédie humaine " de Balzac (plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles ) ou au moins deux d'entre eux :" illusions perdues " et " splendeurs et misères des courtisanes " et de connaître les déboires de Lucien Rubempré (le héros balzacien finit ruiné par les dettes) , pour savoir qu'on ne peut indéfiniment compter sur les dettes pour redresser une économie en faillite .
    Monsieur ;
    Vous avez appelé à respecter la constitution , mais une constitution ne vaut que par les hommes qui la mettent en mouvement . Une pratique dénaturée des institutions , représente un défi sans précédent pour la République à tel point qu'il pourrait en menacer la pérennité . Montesquieu recommande de ne toucher aux institutions que " d'une main tremblante " et dans " Gargantua " , Rabelais décrit une décision erronée " dont furent faites grosse guerres " car la réussite d'un haut responsable ne repose pas sur son efficacité seulement mais , aussi , sa capacité à réunir les citoyens .
    L'avenir , Monsieur le chef du gouvernement , n'appartient pas à ceux qui joueront la carte de la victoire d'un" camp" sur l'autre mais à ceux qui sauront se montrer capables d'assumer " l'heure et le choix " , selon la belle formule de Raymond Aron , et à soumettre leurs ambitions au service du pays et non pas le pays au service de dirigeants saisis par la démesure .
    À bon entendeur salut !
    Mustapha Attia

    L’image contient peut-être : Mustapha Attia, costume

    COVID-19: seul un élève sur trois dans le monde retrouvera l’école

     

    Seul un élève sur trois dans le monde va retrouver le chemin de son établissement scolaire en cette fin d’été, les deux tiers des élèves restant « sans école » ou au mieux « dans l’incertitude » provoquée par le COVID-19, a indiqué l’UNESCO dans un communiqué. 

    Sur un total de 1,5 milliard d’enfants scolarisés de la maternelle au secondaire dans le monde, 900 millions effectuent d’habitude leur rentrée entre août et octobre, les autres étant dans un autre calendrier scolaire (janvier-novembre, mars-décembre etc.).

    Environ 128 millions ont déjà démarré dans une nouvelle classe et 433 millions, dans 155 pays, devraient faire de même dans les prochaines semaines, soit au total 561 millions d’élèves, précise l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

    Mais un milliard d’élèves, soit deux tiers de la population scolaire mondiale, restent « sans école ou en situation d’incertitude », souligne-t-elle, en ce jour de rentrée dans plusieurs pays européens.

    En outre, « plus de la moitié des 900 millions d’élèves qui commencent la nouvelle année scolaire devrait suivre un enseignement à distance, de façon totale ou partielle ». Et « la majorité de ces apprenants et leurs familles attendent toujours des indications claires sur ce qui les attend à la rentrée scolaire 2020-21, à quelques semaines seulement de la date prévue ».

    Écoles closes, enseignement à distance, incertitudes, risques de décrochage scolaire… : l’UNESCO s’alarme une nouvelle fois de cette situation, pointant qu’elle est de nature à avoir un impact sur les populations les plus vulnérables et en particulier sur les fillettes.

    Elle presse les autorités éducatives d’assurer un retour rapide à l’école, tout en prenant des mesures pour la santé et la sécurité des élèves et du personnel scolaire.

    « La crise de l’éducation est toujours aussi grave », a déclaré Audrey Azoulay, la directrice générale de l’UNESCO, citée dans le communiqué.

    « Plusieurs générations se retrouvent menacées par ces fermetures d’écoles qui concernent des centaines de millions d’élèves et se poursuivent désormais depuis de longs mois. Il y a là une urgence éducative mondiale », a ajouté Mme Azoulay, dont l’organisation, en collaboration d’autres agences onusiennes et la Banque mondiale, œuvre actuellement à la réouverture des écoles.

    mardi 1 septembre 2020

    تفاوت أسعار الكمّامات وعدم توفّرها ببعض الصيدليات الخاصة


    كشف تقرير متابعة أعدّه فريق المواطن الرقيب، تفاوت أسعار الكمّامات وعدم توفّرها ببعض الصيدليات الخاصة، وذلك عقب قيامه، مؤخرا، بزيارة تفقدية شملت معاينات لأكثر من 60 صيدلية خاصة بـ15 ولاية

    وذكر التقرير، الذي نشر السبت على موقع رئاسة الحكومة وتمحور حول “مدى توفّر الكمّامات الواقية بالصيدليات الخاصة والتأكد من التسعيرة المعتمدة”، أن أسعار الكمامات ذات الاستعمال الوحيد تتراوح من 750 مليم إلى 950 مليم بالصيدليات التي تتوفر لديها مخزونات من الكمّامات المدعّمة، في حين تتراوح من 1 دينار إلى 8ر1 دينار بالصيدليات الأخرى

    ولاحظ وجود ظاهرة تصنيع الكمّامات ذات الاستعمال المتعدّد بصفة عشوائية بمحلات الخياطة، دون مراعاة مطابقتها للمواصفات وشروط حفظ الصحة، مشيرا إلى عرضها ببعض أكشاك بيع المواد الجافة ومحلات بيع المواد الغذائية وكذلك على قارعة الطريق، بما من شأنه أن يشكّل خطرا على صحة المواطنين

    وسجّل تقرير المتابعة توفّر الكمّامات متعددة الاستعمالات بأغلب الصيدليات التي تمت زيارتها، ملاحظا فقدانها بصيدليات مدينتي زغوان ومدنين وعدم توفرها بكميات كافية بجهات أخرى

    وقد تمّ تكليف فريق المواطن الرقيب بمعاينة مدى توفر الكمّامات الواقية بالصيدليّات الخاصة، على إثر صدور قرار وزير الصحة، المؤرخ في 21 أوت الجاري، حول إلزامية ارتدائها بالفضاءات والأماكن العمومية

    ويذكر أن قرارا وزاريا، صدر الاثنين الماضي بالرائد الرسمي للجمهورية التونسية، يقضي بإلزامية ارتداء الكمامات الواقية من عدوى الإصابة بـ”كوفيد-19″ في الفضاءات والأماكن العمومية المفتوحة والمغلقة

    وتسلّط على المخالفين لهذا القرار، خطيّة يتراوح مقدارها بين 1000 و5000 دينار، بمقتضى المرسوم عدد 9 المؤرخ في أفريل 2020 والمتعلق بزجر مخالفة منع الجولان وتحديده والحجر الصحي الشامل والتدابير الخاصة بالأشخاص المصابين أو المشتبه بإصابتهم بفيروس كورونا


    jeudi 20 août 2020

    Entrée en Tunisie – Coronavirus : L’Allemagne passe à l’orange

     

    Le ministère de la Santé a publié, ce mercredi 19 août 2020, une nouvelle mise à jour de la classification des pays en fonction du niveau de risque d’infection au coronavirus.

    Cette classification repose sur des critères scientifiques et les indicateurs épidémiologiques basées sur les différentes sources de données utilisée par les différentes instances internationales.

    Les pays sont classés en trois niveaux de risque selon ces critères et indicateurs épidémiologiques. la première liste on retrouve les pays où la propagation du coronavirus connait un ralentissement voire un contrôle total de la situation épidémiologique.

    La seconde liste comprend des pays à un risque plus élevé. Les personnes en provenance de ces pays doivent impérativement présenter un test de dépistage (RT-PCR) au coronavirus, effectué avant 72 heures, et ne dépassant pas les 120 heures, à l’arrivée en Tunisie.

    Les pays qui ne figurent dans aucune des listes connaissent encore un risque de propagation du virus élevé. Ils devraient être rajoutés aux listes au fur et à mesure que la situation épidémiologique s’améliore.

    Selon l’actualisation de ces listes, on note notamment le passage de l’Allemagne de la liste verte à l’orange.

    mardi 18 août 2020

    الاتحاد الأوروبي يرصد اعتمادات بقيمة 32 مليون دينار لتونس


    رصد الاتحاد الأوروبي، اعتمادات بقيمة 10 مليون أورو ( 32 مليون دينار) من أجل مساعدة تونس على اقتناء السفن والمعدات الخاصة بحرس الحدود الخاصة بمكافحة الهجرة غير النظامية، وفق ما أعلنته، الاثنين 17 أوت ، المفوضة الأوروبية المكلفة بالشؤون الداخلية يلفا يوهانسون

    وأوضحت المفوضة الأوروبية عقب مشاركتها في اجتماع انعقد بمقر وزارة الشؤون الخارجية بالعاصمة، وضم وفدا حكوميا تونسيا بوفد ايطالي أوروبي، أن الهدف من رصد هذه الاعتمادات يتمثل في مكافحة أنشطة “تجار البشر” في إشارة إلى شبكات المهربين الناشطين في الهجرة غير الشرعيةنقلا عن “وات

    وأكدت يوهانسون، أن الاتحاد الأوربي سيوفّر الدعم لتونس حتى تتمكن من تحقيق الإصلاحات الاقتصادية الاستراتيجية خلال المرحلة الحالية والمقبلة، بما يؤسس لواقع جديد من الرفاه والازدهار، مشيرة إلى أن الوضع الحالي، في ظل التدفقات الكبيرة للهجرة، يفرض غزو مجالات جديدة من التعاون الرامي إلى دعم التنمية في تونس

    من جهتها، شدّدت وزيرة الداخلية الايطالية لوتشيانا لامورجيزى، على أن المقاربة الأمنية غير كافية في معالجة الهجرة غير الشرعية، في وقت توسعت فيه أنشطة الرحلات البحرية التي يصل عبرها المهاجرون الى السواحل الايطالية.
    وعبرت عن قلق السلطات الايطالية من التدفقات المتزايدة للمهاجرين، مؤخرا، انطلاقا من عدة نقاط بحرية في تونس، بعد أن كان نشاط الهجرة غير النظامية يقتصر على سواحل مدينة صفاقس

    واتهمت لامورجيزى من وصفتهم بـ “تجار البشر، باستغلال الظرف الحساس الذي تعيشه تونس مؤخرا والضلوع في عمليات الهجرة غير القانونية التي تمثل تهديدا أمنيا لأوروبا”، معتبرة أن تونس تستحق المساعدة في مجال التنمية

    وعبرت عن ثقتها في استمرار التعاون بين كل من ايطاليا وتونس في التصدي للهجرة غير النظامية، موضحة أن حضورها ضمن وفد أوروبي في زيارة الى تونس، يعكس الارادة لدى الاتحاد الأوربي في فتح آفاق تعاون جديدة تمكن من دعم الشباب التونسي على الاستقرار في تونس وتساهم في تغيير نظرتهم ازاء الهجرة

    جدير بالذكر، أن وزيرة الداخلية الايطالية لوتشيانا لامورجيزى شاركت في لقاء انتظم اليوم بمقر وزارة الشؤون الخارجية بتونس، حضره عن الجانب التونسي، كل من وزير الداخلية في حكومة تصريف الأعمال هشام المشيشي وكاتبة الدولة المكلفة بتصريف أعمال وزارة الشؤون الخارجية، سلمى النيفر

    وشارك في أشغال اللقاء كل من وزير الخارجية والتعاون الدولي الايطالي لويجي دي مايو، والمفوض الاوروبي لسياسة الجوار أوليفر فاريلي والمفوضة الأوروبية المكلفة بالشؤون الداخلية يلفا يوهانسون

    vendredi 14 août 2020

    La Madone de Trapani renaît à la Goulette

     

     - 
    Août 13, 2020

    En effet, maintenant la tradition, l’église de la Goulette organise le 15 août une messe et une procession symbolique qui fera quelques pas sur le parvis de ce lieu de culte catholique.

    Pour cette année, la procession de Notre-Dame de Trapani sera précédée par une journée de réflexion qui aura lieu le 14 août à la mairie de la Goulette.

    Patrimoine immatériel de cette ville, la procession de Notre-Dame de Trapani est désormais entourée par toute l’attention du Conseil municipal de la Goulette.

    Nous reviendrons sur cet événement qui fait partie aussi bien de l’histoire que de l’actualité de la ville portuaire tunisienne.

    vendredi 31 juillet 2020

    Entrée en Tunisie – Covid-19 : La classification des pays mise à jour


    Le ministère de la Santé a publié, ce mercredi 29 juillet 2020, une nouvelle mise à jour de la classification des pays en fonction du niveau de risque d’infection au coronavirus.

    Cette classification repose sur des critères scientifiques et les indicateurs épidémiologiques basées sur les différentes sources de données utilisée par les différentes instances internationales.

    Rappelons que les pays sont classés en trois niveaux de risque selon ces critères et indicateurs épidémiologiques.

    Sur la première liste on retrouve les pays où la propagation du coronavirus connait un ralentissement voire un contrôle total de la situation épidémiologique.

    La seconde liste comprend des pays à un risque plus élevé. Les personnes en provenance de ces pays doivent impérativement présenter un test de dépistage (RT-PCR) au coronavirus, effectué avant 72 heures, et ne dépassant pas les 120 heures, à l’arrivée en Tunisie.

    Les pays qui ne figurent dans aucune des listes connaissent encore un risque de propagation du virus élevé. Ils devraient être rajoutés aux listes au fur et à mesure que la situation épidémiologique s’améliore.


    mercredi 29 juillet 2020

    e prochain ambassadeur de France en Tunisie.

    C'est officiel, ce sera lui le prochain ambassadeur de France en Tunisie.
    #André_Parant , 64 ans, natif du Jura et énarque de formation.
    C'est le diplomate pur jus par excellence. Il a fait les services et le cabinet du Quai D'Orsay et a été en poste dans de nombreuses capitales. On peut en citer Rabat (1er conseiller), Dakar, Beyrouth, Bangui, Alger et Le Caire .
    Il fût aussi consul général à San Francisco.
    Il a travaillé avec Hervé De Charette ministre des affaires étrangères de Chirac (1995/1997) comme chargé de mission Maghreb et Moyen Orient. Il a aussi travaillé à la cellule diplomatique de l'Élysée au temps de Sarkozy.
    Lui, c'est un tout autre style que l'actuel ambassadeur Poivre d'Arvor, qui aura, somme toute , marqué de son originalité son passage dans notre pays.

    Lettre à Monsieur le Président de la République Tunisienne, Monsieur Kais Saied

    Monsieur le Président, Après demain, c’est l’Aïd. Après demain, encore une fois mes enfants, Ali et Khadija, ne fêteront pas l’Aïd El Kébir avec leur père. Par Azza ZARRAD (épouse de Taoufik Ben Brik).

    Taoufik Ben Brik, le Fou de Tunis
    Monsieur le Président,

    L’Aïd El Kébir,  cette Grande Fête si sacrée  qui réunit plus de 270 millions de  musulmans du monde entier pour remercier Dieu d’être en vie. Cette fois, encore, Ali et Khadija, ne seront pas entourés de leur père, Taoufik Ben Brik, le journaliste et écrivain tunisien qui a déferlé les chroniques du monde par sa célèbre grève de la faim de 42 jours. Cette année, tout, comme, il y a dix ans déjà, sous Ben Ali,  il n’y aura ni méchoui sur du brasier de charbon, ni salade méchouiya, ni harissa faite maison avec du piment fort, baignée généreusement dans de l’huile d’olive venue directement des terres ancestrales de Ksar Hellal. Cette fois, ils ne goûteront pas au couscous spécial à l’arôme de l’Aid.

    Taoufik, loin. Taoufik, en prison, il n’y a pas de fête.

    Taoufik, est votre ami. Avez-vous une idée quelconque de ce que  lui et a sa famille ont sacrifié pour qu’un jour Ben Ali soit destitué ?

     Voici quelques scènes de notre pain quotidien.

    Ali, avait, à peine 2 ans, alors que je venais de garer ma Peugeot 106 bleue métallisée toute neuve, surnommée Zmorda par Taoufik, un motard  nous lança, un jet de briques. J’entends encore les cris et les pleurs de mon fils qui, depuis ce jour là,  n’a plus parlé et s’est enfermé dans un mutisme assourdissant

    Un jour Ali, alors âgé seulement de 12 ans a été arrêté par des policiers en costume noirs,  sur des motos Yamaha. Après avoir vérifié son identité, et s’être assuré qu’il s’agissait bel et bien du fils de Taoufik Ben Brik et de Azza ZARRAD qu’ils avaient en otage, ils l’ont sommé de venir avec eux pour lui raser le crâne et l’enrôler dans l’armée.

    Khadija,  venait de naître, au début de ce mois de décembre, lorsque notre maison a été attaqué par une escadre d’agents de Ben Ali  Khadija sera considérée « la plus jeune victime de la dictature » par Moncef Marzouki, qui deviendra après la chute de Ben Ali, président de la Tunisie un certain 12 décembre 2011, grâce au vote par l’Assemblée Nationale Constituante, créée, on ne sait comment ni pourquoi.

    Mes enfants ne pouvaient pas jouer avec d’autres enfants. Persona non grata. Et, quand je les emmenais jouer dans la cour de la Résidence d’en face, des agents aux costumes noires et menaçants nous entouraient nous faisant fuir…

    Où on allait, à l’école, au collège, au marché, nous étions suivis. Nous étions escortés par de motards et de vieilles voitures banalisées, pleins feux sur nous. Ils terrorisaient mes enfants.

    Lorsque Ali ou Khadija  tombaient malade le soir, je n’avais pas comment demander assistance ou urgence. Mon téléphone était coupé, ma voiture vandalisée.

    Une fois, Monsieur le Président, on a arraché le volant de ma Zmorda, ma vieille Peugeot 106. Un procès verbal existe au niveau du commissariat de police d’El Manar.

    Un jour, en plein Avenue de la liberté, Taoufik,  a été pris à parti par des malfrats balafrés envoyés par l'ex dictateur Ben Ali, qui, munis de chaines de fer, se jetèrent sur lui et le rouèrent de coups.

    J’entends encore et j’entendrai toujours, Taoufik, qui criait « Ya Fathi oukhaiy, Ya Fathi oukhaiy… ( Au secours, Fethi, mon frère) ! ».

    Taoufik rentrait à la maison avec une barre de chocolat achetée du supermarché Soula, quand il a été soudainement attaqué, par une horde d’agents de Ben Ali qui lui cassèrent le bras. Pour se sauver, il a dû sacrifier son beau blouson daim couleur camel, que son frère aîné Hédi, lui a offert. Il s’est réfugié chez un voisin, professeur cardiologue. Le médecin le repoussa, le chassa : « Dehors, lui dit-il »…

    Nous étions sous haute surveillance, isolés, téléphone coupé, voiture vandalisée. Nos, ressources étaient insuffisantes car mon mari était interdit de travailler en Tunisie.  Marginalisés, nous étions agressés et menacés en permanence. On ne dormait pas. On était des chiens de garde pour les enfants. Nous en sommes fiers. Mes enfants sont nés Adultes. Leur enfance leur a été usurpée.

    Monsieur le Président,

    Ceci, n’est qu’une gouttelette des sacrifices de Taoufik Ben Brik pour la liberté du mot, du verbe qu’il sait si bien aiguiser.

    Après la Révolution, Nous avons espéré vivre normalement, en paix et savourer pleinement le gout de la liberté payé chèrement. Rien n’a réellement changé… La vie de mon mari a été sérieusement menacée à maintes reprises. Notre maison a été marquée par une croix rouge…Un message adressé aux tireurs à gages qui signifie : ICI, L’HOMME A ABATTRE.

    Je me rappelle, en 2013, le jour où je suis allée présenter mes condoléances à Besma Khalfaoui, suite à l’assassinat de son époux Chokri Belaïd, celle-ci me fit une confidence : « Nous avons toujours cru, Chokri  et moi,  qu’on allait assassiner Taoufik, ton mari. »

    Mes enfants, déjà fragilisés par des années de persécution et de harcèlement ont été traumatisés.  Il a été décidé, alors qu’ils doivent quitter la Tunisie pour terminer leurs études en France. Mon fils Ali, entré en France en septembre 2015 ne mettra plus jamais les pieds en Tunisie. J’ai dû abandonner ma carrière professionnelle au sein d’une prestigieuse banque de Tunisie pour rejoindre mes enfants. Taoufik, resté seul à Tunis,  a dû nous rejoindre cette année pour que la famille soit réunie. Il devait surtout être aux cotés d’Ali, victime de persécutions, de harcèlements et d’agressions même après la Révolution.

    Ce lundi 13 juillet, Taoufik a dû partir précipitamment à Tunis pour rapatrier la dépouille de son frère aîné Hédi, qui vivait à Paris. Hédi est mort, soudainement suite à un cancer des poumons. Une mort qui a terriblement affecté Taoufik,  déjà marqué par la mort de sa sœur Mongia, après une longue lutte contre la maladie.

    Après l’enterrement, il s’est retrouvé manu militari derrière les barreaux. Transgressant la loi, les juges ont décidé de  jeter en prison le symbole de la liberté.

    Monsieur le Président,

    Taoufik Ben Brik, le nominé au prix Nobel de littérature en 2012, se retrouve dans une cellule sordide de la Révolution. On l’a jeté dedans pour le laisser crever. On ne l’assassinera pas avec une arme comme on a assassiné les leaders Belaïd et Brahmi... On l’assassinera proprement. On l’assassinera avec le Covid-19.  Ainsi, ils pourront dire «C’est  pas nous, c’est Allah.»

    Des hommes passent et trépassent, mais l’histoire contemporaine de la Tunisie, retiendra que TBB, a été emprisonné sous la dictature policière de Ben Ali, et qu’il a été, encore une fois, emprisonné sous la troisième république d’après la Révolution. L’histoire retiendra aussi, qu’après Bourguiba, il y a eu un seul homme qui a dit : NON BASTA. Il est l’unique, car il n’a cherché aucun contre partie, sauf sa liberté. L’histoire retiendra, qu’au lieu de gratifier et d’honorer la plume d’or de TBB, les juges tunisiens ont préféré la faire taire.

     3antara Ibn Chaded, le Tunisien est sous les verrous. New York Times, l’a comparé à Maradonna de l’écriture. Milan Kundera l’a comparé à Charles Boukovski et à Dostoïevski… Lui, aime être Taoufik Ben Brik. TBB, tout court.

    Le Ben Brik, le poète est aujourd’hui sans liberté. Il a été jugé criminel pour avoir mis à nu la partialité des magistrats tunisiens, pour avoir dénoncé cette même justice, qui sous le dictateur Ben Ali l’a embastillé injustement… Un crime de lèse-magistrat.  Auteur de pamphlets acerbes contre toutes les formes de médiocrité et des dérives autocratiques des différents régimes en Tunisie, Ben Brik dort dans la prison de Mornaguia, à Tunis, à 1800 km,  loin de sa famille. Un an ferme pour la plume libre, l’ami et le complice des plus grands intellectuels et romanciers dans le monde entier. Il dormira dans une cellule miséreuse de la Révolution, lui qui a payé cher de sa santé, de sa sécurité et de la sécurité de sa famille pour la chute du Dictateur.

    Monsieur le Président, 

    « Chaque fois que je te vois, je vois la plume libre, je vois la liberté… », N’est-ce vous qui aimez dire cela à TBB, chaque fois que vous allez le rencontrer au le café El Queen ?

    Vous, qui êtes un homme de lois, ne permettez pas que quelques magistrats souillent la justice. Ne permettez pas que sous la  troisième République que vous présidez la justice soit injuste ! Ne permettez pas que votre nom soit associé à l’embastillement du symbole de la Liberté ! Ne permettez pas que votre nom soit associé à l’embastillement de TBB !

    Monsieur le  Président,

    Vous êtes l’espoir de tous les Tunisiens qui voient en vous l’unique salvateur. Les Tunisiens croient en vous. Les Tunisiens comptent sur vous.

    Monsieur le Président,

    La vie de mon mari est en jeu.  La vie de mon mari est entre vos mains. Vos engagements  en faveur des droits l’homme, de la justice et de la liberté d’expression seront l'unique bouclier pour sauver notre pays.

    Ceci un cri de détresse que je vous adresse. C’est un appel au secours émanant d’une mère sans défense, d’une épouse en désarroi, mais encore,  d’une femme attachée aux valeurs humanitaires et à la liberté.

    J’implore le bon père que vous êtes, le tendre mari que vous êtes, le chef d’Etat d’une Tunisie républicaine que vous essayer d’instaurer.

    Monsieur le Président,

    Je vous demande une grâce, c’est Taoufik  Ben Brik, acceptez le tel qu’il est. C’est le fou de Tunis.

     

     

    Azza ZARRAD (épouse de Taoufik Ben Brik)


    mardi 14 juillet 2020

    Bras de fer Fakhfakh – Ennahdha : ces ministres qui partiront… ne partiront pas

    Bras de fer Fakhfakh – Ennahdha : ces ministres qui partiront… ne partiront pas

    Certains sont dûment encartés au sein du parti Ennahdha, voire membres de ses instances (Mekki, Maarouf, Zitoun, Gaaloul…), d’autres sont comptés, bien qu’inscrits en tant qu’indépendants, parmi les « proches » du mouvement islamique. Alors que, dans une troisième catégorie, on trouve ceux qui bénéficient de l’appréciation et du soutien du parti de Rached Ghannouchi et auraient été fortement recommandés pour figurer au gouvernement. Maintenant que la rupture avec Ennahdha se précise et que Fakhfakh s’apprête à procéder à un remaniement de son gouvernement, qui partira et qui ne partira pas, parmi les ministres attribués au mouvement islamique ?

    D’abord, de qui s’agit-il ?

    Toutes catégories confondues, on ne relève pas moins de neuf ministres :

    1. Anouar Maarouf : Ministre d’État, du Transport et de la Logistique :
    2. Lotfi Zitoun : Ministre des Affaires locales :
    3. Abdellatif Mekki : Ministre de la Santé 
    4. Mongi Marzoug : Ministre de l’Énergie et des Mines et de la transition énergétique 
    5. Ahmed Gaaloul : Ministre de la Jeunesse et des Sports 
    6. Habib Kechaou : Ministre des Affaires sociales
    7. Slim Choura : Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
    8. Moncef Selliti : Ministre de l’Équipement
    9. Oussama Kheriji : Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques.

    Le degré d’appartenance / affinité est différent d’un ministre à un autre. Mais, ils doivent tous leur poste à la bénédiction de la Choura d’Ennahdha. Le cas de Habib Kechaou est particulier. Ancien conseiller social auprès de trois chefs de gouvernement successifs (Hamadi Jebali, Ali Laarayedh et Mehdi Jomaa 2011 – 2014), puis recyclé à la tête d’une société pétrolière tuniso-libyenne, Joint Oil, ce maitrisard de l’Institut national du Travail, est un spécialiste des relations professionnelles. Il a ses entrées privilégiées auprès des organisations syndicales (UGTT, UTICA et UTAP) et jouit de bonnes relations avec leurs dirigeants. « Facilitateur, médiateur, rapprocheur », il est dans son statut, réservant cependant sa préférence première à Ennahdha où il compte de nombreux amis proches.

    Resteront-ils en poste ?

    Fakhfakh entend devancer les événements et remplacer ceux qui seront retirés par leur parti. Retirés, car rien ne confirme que tous sont disposés à partir. Certains ministres interrogés par Leaders confient qu’ils suivent de près l’évolution de la situation et mènent des consultations avant d’annoncer leur décision. Mais, d’ores et déjà, un ministre de premier plan au gouvernement et à Ennahdha, laisse entendre qu’il se maintiendra en poste… pour le moment.
    Le chef du gouvernement profitera de ce remaniement pour revoir son architecture et se délester de certains ministres qu’il ne juge pas très efficaces ? Ce n’est pas exclu et cela pourrait constituer pour lui une bonne opportunité pour resserrer son équipe et la muscler.

    Et les conseillers ?

    Reste la question des conseillers techniques et chargés de mission, tant à la Kasbah que dans les départements ministériels qui seront concernés. A la Kasbah, officiellement, les décrets publiés au JORT ne révèlent la nomination d’aucune personne membre ou proche d’Ennahdha. L’ancien ministre Imed Hammami (Emploi, Industrie et Santé) que la rumeur avait porté au cabinet de Fakhfakh, n’y officie pas en fait. Pas plus qu’Oussama Ben Salem.Dans les cabinets ministériels, c’est une autre affaire. Il est que chaque ministre s’est entouré des siens, nommé pour la plupart un chef de cabinet de son choix et appelé auprès de lui des membres de sa mouvance. Il y aura alors ceux qui partiront d’eux-mêmes avec le départ de leur ministre, et ceux qui traîneront le pas, espérant leur maintien par son successeur. Bref, la valse est inévitable. A quel prix ?

    Qui seraient les remplaçants ?

    La liste des prétendants est longue. Il y a d’abord les recalés de la formation en février dernier du premier gouvernement Fakhfakh. Sans perdre espoir, ils s’échinent à vouloir mettre pied à l’étrier, même pour un poste de secrétaire d’Etat. Des partis membres de la coalition gouvernementale survivante demanderaient à améliorer leur représentation en s’adjugeant de nouveaux ministères. Comme il y a aussi, certains ministres sans porte-feuille ou souhaitant changer de département qui ne manqueraient pas de faire savoir au chef du gouvernement leur souhait pour tel ou tel ministère. A moins que dans une initiative politique, Fakhfakh décide d’élargir sa ceinture politique et de rallier à son gouvernement des députés indépendants ou des représentants d’autres partis.

    Une partie serrée s’annonce.

    Leaders

    lundi 13 juillet 2020

    Menaces terroristes à son encontre : Taboubi devant la brigade de l’Aouina


    Le secrétaire-général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (Ugtt) Noureddine Taboubi a comparu ce lundi 13 juillet devant la brigade spéciale de lutte contre le terrorisme de l’Aouina pour l’informer de l’existence de plans terroristes le ciblant, selon les informations de Mosaïque FM.

    En effet, toujours selon cette source, un plan terroriste très dangereux ciblerait Noureddine Taboubi, l’UGTT ainsi que d’autres institutions sensibles en Tunisie.

    La centrale syndicale ne cesse de mettre en garde contre le retour au carré de la violence politique et sociale. Dans un contexte politique et social peu confortable, l’Union Générale Tunisienne du Travail avait  décidé d’adresser une lettre ouverte aux trois présidences pour les alerter sur la situation générale du pays. Car, selon elle, le pays va de mal en pis alors que la classe politique se penche sur ses intérêts politiques.

    Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail Noureddine Taboubi avait appelé ce mardi 7 juillet à des élections anticipées en Tunisie. Selon ses dires il s’agit du scénario le plus adéquat pour faire sortir la Tunisie de l’actuelle crise.

    Source  Webdo

    mercredi 1 juillet 2020

    Ou Faire le Test PCR exiger pour rentrer en Espace Schengen

    La réalisation de tests de diagnostic de covid-19 (209 DT,) pour les voyageurs dont le pays de destination exige un diagnostic négatif pour entrer sur leur territoire s’effectue à l’Institut Pasteur de Tunis.
    Le Rendez-vous doit être pris avant les 72h (4 jours). La personne doit se présenter au rendez-vous indiqué par l'IPT. Toute personne qui se présente sans rendez-vous ne sera pas prise en charge. Le résultat est transmis après 48h. Voici le numéro à contacter : 94208076 (Dr. Radhia Ammi radhia.ammi@pasteur.tn, chef du service des consultants externes), de 8h00 à 17h00.

    Tests PCR bientôt disponibles à Kara - République Togolaise

    mardi 30 juin 2020

    Le Casse-croûte Tunisien, savez-vous ce que c'est ?

    L’image contient peut-être : nourriture

    Le Casse-croûte Tunisien, savez-vous ce que c'est ?
    Lisez donc cette belle épopée, l'histoire du casse-croûte Tunisien d'après Dr Seif Karoui.
    Le casse-croûte Tunisien célèbre dans le monde entier, a bercé notre enfance et notre adolescence. Les meilleurs casse-croûtiers étaient ceux de nos compatriotes juifs. La primauté des juifs dans la préparation de ce délice ne doit rien au hasard.
    En effet, l’origine du casse-croûte remonte à un peu plus d’un siècle. On raconte qu’en 1898, vivait dans l’île de Djerba un pauvre juif nommé Banon. Il était chômeur et passait le plus clair de son temps à errer dans le ghetto. Il vivait de l’aumône de ses coreligionnaires. Il passait ses journées affalé sur un trottoir en face de la boutique d’un célèbre bijoutier de l’époque nommé Attia.
    Le misérable Banon se nourrissait aussi bien à midi que le soir d’un simple pain sec. Un jour, pour améliorer son quotidien il mit dans son pain un œuf que le riche bijoutier lui offrit gracieusement. Appréciant cet ajout, il prit l’habitude d’enrichir tous les jours, à chaque fois qu’il était possible, son sandwich d’un nouvel ingrédient. Il agrémenta alors son pain d’ognon, de piment, de sardine, d’harissa, de pomme de terre etc… Le bijoutier ne tarda pas de remarquer avec quelle délectation Banon avalait devant lui tous les jours son casse-croûte. Par curiosité et envie il lui commanda un casse-croûte qu’il paya un sou. Le bijoutier, savourant le délicieux casse-croute, prit l’habitude d’en manger tous les jours. Rapidement Banon devint célèbre sur l’île et tout le monde s’arracha son délicieux casse-croûte. En bon juif ayant le sens des affaires Banon ne tarda pas grâce à l’argent gagné à ouvrir sa première boutique qu’il baptisa: "Avec Banon le délice est permanent". Bientôt sa réputation dépassa la frontière de l’île et Banon ouvrit des boutiques dans tout le pays. L’enseigne: "Chez BANON" devint un must couru par tous les Tunisiens pour déguster ce célèbre casse-croûte. Il existe même à l’heure actuelle au quartier le Passage un "casse-croutier" nommé Manino qui serait le petit fils de Banon.
    Maintenant et après l’exode des juifs vers la France, la tradition perdure car bien ancrée chez nous et il suffit d’aller à la Marsa pour déguster l’un des meilleurs casse-croûtes du pays. Ce sont sans aucun doute les descendants de Banon qui ont perpétué ce savoir-faire à Paris où à Montmartre le casse-croûte Tunisien est le roi des sandwichs.
    Le misérable Banon se nourrissait aussi bien à midi que le soir d’un simple pain sec. Un jour, pour améliorer son quotidien il mit dans son pain un œuf que le riche bijoutier lui offrit gracieusement. Appréciant cet ajout, il prit l’habitude d’enrichir tous les jours, à chaque fois qu’il était possible, son sandwich d’un nouvel ingrédient. Il agrémenta alors son pain d’ognon, de piment, de sardine, d’harissa, de pomme de terre etc… Le bijoutier ne tarda pas de remarquer avec quelle délectation Banon avalait devant lui tous les jours son casse-croûte. Par curiosité et envie il lui commanda un casse-croûte qu’il paya un sou. Le bijoutier, savourant le délicieux casse-croute, prit l’habitude d’en manger tous les jours. Rapidement Banon devint célèbre sur l’île et tout le monde s’arracha son délicieux casse-croûte. En bon juif ayant le sens des affaires Banon ne tarda pas grâce à l’argent gagné à ouvrir sa première boutique qu’il baptisa: "Avec Banon le délice est permanent". Bientôt sa réputation dépassa la frontière de l’île et Banon ouvrit des boutiques dans tout le pays. L’enseigne: "Chez BANON" devint un must couru par tous les Tunisiens pour déguster ce célèbre casse-croûte. Il existe même à l’heure actuelle au quartier le Passage un "casse-croutier" nommé Manino qui serait le petit fils de Banon.
    Maintenant et après l’exode des juifs vers la France, la tradition perdure car bien ancrée chez nous et il suffit d’aller à la Marsa pour déguster l’un des meilleurs casse-croûtes du pays. Ce sont sans aucun doute les descendants de Banon qui ont perpétué ce savoir-faire à Paris où à Montmartre le casse-croûte Tunisien est le roi des sandwichs.
    Le misérable Banon se nourrissait aussi bien à midi que le soir d’un simple pain sec. Un jour, pour améliorer son quotidien il mit dans son pain un œuf que le riche bijoutier lui offrit gracieusement. Appréciant cet ajout, il prit l’habitude d’enrichir tous les jours, à chaque fois qu’il était possible, son sandwich d’un nouvel ingrédient. Il agrémenta alors son pain d’ognon, de piment, de sardine, d’harissa, de pomme de terre etc… Le bijoutier ne tarda pas de remarquer avec quelle délectation Banon avalait devant lui tous les jours son casse-croûte. Par curiosité et envie il lui commanda un casse-croûte qu’il paya un sou. Le bijoutier, savourant le délicieux casse-croute, prit l’habitude d’en manger tous les jours. Rapidement Banon devint célèbre sur l’île et tout le monde s’arracha son délicieux casse-croûte. En bon juif ayant le sens des affaires Banon ne tarda pas grâce à l’argent gagné à ouvrir sa première boutique qu’il baptisa: "Avec Banon le délice est permanent". Bientôt sa réputation dépassa la frontière de l’île et Banon ouvrit des boutiques dans tout le pays. L’enseigne: "Chez BANON" devint un must couru par tous les Tunisiens pour déguster ce célèbre casse-croûte. Il existe même à l’heure actuelle au quartier le Passage un "casse-croutier" nommé Manino qui serait le petit fils de Banon.
    Maintenant et après l’exode des juifs vers la France, la tradition perdure car bien ancrée chez nous et il suffit d’aller à la Marsa pour déguster l’un des meilleurs casse-croûtes du pays. Ce sont sans aucun doute les descendants de Banon qui ont perpétué ce savoir-faire à Paris où à Montmartre le casse-croûte Tunisien est le roi des sandwichs.


    lundi 22 juin 2020

    la Tunisie ne figure pas sur la liste des pays “covid safe”. de L’Union Européenne




    L’Union Européenne rendra le 1er juillet prochain une liste de pays ( une cinquantaine de pays), dans lesquels les ressortissants européens peuvent se rendre sans soucis.
    L’Union Européenne semble avoir choisi ces pays en fonction de leurs aptitudes à être des pays “covid safe”.
    Contre toute attente, la Tunisie ne figure pas parmi ces pays, ce qui signifie que l’Europe n’encourage pas ses ressortissants d’aller en Tunisie, car elle considère que notre pays présente un risque de “ contamination communautaire “, ce qui signifie que la contagion horizontale est toujours possible.
    Cette classification de pays tient compte d’un protectionnisme européen et d’une hypocrisie que seuls les européens connaissent les ficelles.
    Notre diplomatie à Bruxelles semble dormir sur ses lauriers puisque notre ambassadeur semble déserter sa fonction en demandant à être remplacé.
    Par ailleurs, tandis que l’OMS nous considère au niveau 2 de la transmission du virus ( cas sporadiques ),
     l’UE nous considère dans le niveau 4 ( transmission communautaire) et nous exclut donc de cette liste des pays dans lesquels les européens peuvent séjourner et passer leurs vacances.

    Le gouvernement décide de prolonger la validité du passeport tunisien


    Le ministre des Finances, Nizar Yaïche a déclaré, lundi 220 juin 2020, à l’agence TAP, que la validité du passeport sera prolongée jusqu'à 10 ans pour les personnes de plus de 15 ans. Cette mesure sera annoncée bientôt par le gouvernement.

    Le ministre a précisé qu'un décret gouvernemental est en cours de préparation et sera publié dans une semaine pour réglementer cette prolongation décidée après consultation du ministère de l'Intérieur.

     

    Interrogé sur le coût des services consulaires pour les Tunisiens résidant à l'étranger, Nizar Yaïche a expliqué que cette mesure de doubler la validité du passeport sera appliquée tout en maintenant les tarifs actuels, ce qui permet d’alléger les coûts et dépenses de voyage.

    Le ministre a ajouté que la décision de prolonger la validité des passeports permet également de réduire les procédures administratives et les coûts d'obtention de passeports pour les Tunisiens au pays et à l'étranger.

     

    Il convient de rappeler que la décision d'augmenter les frais consulaires a suscité la polémique et es protestations de la communauté tunisienne à l’étranger. Suite à la décision prise par le ministère des Finances d'augmenter les frais consulaires pour les Tunisiens à l'étranger, l'association « la voix des Tunisiens à l'étranger » a annoncé qu'elle avait déposé une plainte devant le tribunal administratif afin d’annuler cette décision.

    Le mariage à durée déterminée CDD bientôt en Tunisie ?

    Un mariage en CDD pour limiter les cas de divorce… Voilà une idée qui pourrait voir le jour en Tunisie. C’est en tout cas la nouvelle idée que défendent plusieurs spécialistes en relations amoureuses, depuis quelques temps, en Europe. Simple buzz ou véritable idée de génie ? Voyons un peu de quoi il s’agit…



    Selon les statistiques, un mariage sur deux, en France, se solderait par un divorce. Pour sa part, la Tunisie occupe une place de choix dans le peloton de tête parmi les pays arabes qui enregistrent le plus grand nombre de divorces. Un mariage à durée limitée serait-il alors le seul remède à ce fléau social ?
    Alors que le nombre de contrats de mariage conclus chaque année augmente, le divorce apparaît comme la face cachée de la pièce que de très nombreux couples finissent, hélas, par découvrir. Le caractère durable de l’engagement matrimonial en serait la cause.

    En effet, les défenseurs du mariage en CDD estiment que l’idée même de se marier « pour toujours » prédispose le couple à une situation d’échec qui les accompagnera tout au long de leur vie commune. Les difficultés et les aléas de la vie quotidienne ne font que renforcer cette prédisposition, rendant l’union de plus en plus fragile, jusqu’à provoquer la rupture totale.

    A l’inverse, l’idée de se marier pour une période déterminée (deux, trois ou même, sept ans) permettrait au couple d’être plus épanoui et donc, plus heureux, réduisant ainsi le sentiment d’échec qui accompagne souvent le divorce. Un mariage sans enfants, période d’essai oblige. Néanmoins, une clause parentale peut être ajoutée au contrat de mariage, en cas de renouvellement, si affinités. 
    Un mariage « à l’essai » tel un banal contrat d’entreprise…Le manque de romantisme n’est, assurément, pas le seul reproche qu’on pourrait adresser à ce mariage où la spontanéité et les émotions cèdent la place au pragmatisme et à la raison. Tout est calculé d’avance, rédigé dans des clauses. L’amour n’y a plus sa place et l’on sait désormais, exactement, ce à quoi s’en tenir vis-à-vis de l’autre, sans rien espérer…


    Malgré les changements rapides que nous voyons dans notre société tunisienne de jour en jour, l'arrivée de ce type de contrats de mariage en Tunisie serait à priori très peu probable pour des raisons religieuses et juridiques évidentes. Le sujet méritait tout de même qu'on l'aborde pour l'anecdote et pour faire le buzz.. ;)

    En somme, on voudrait créer un mariage « sans risques » où tout est prédéfini alors que l’essence même du mariage est de vivre ensemble une histoire dont l’issue n’est pas définie, justement. En tous cas, entre garder son libre arbitre et vivre pleinement sa destinée et consigner toutes ses attentes par contrat et vivre en s’efforçant d’entrer dans le moule sans déborder, le choix est vite fait !